‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 203 sur 384 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

gands de la frontière, aux Ueiduques libres et au ramas de voleurs connus sous le nom de Pribuk. Le gouvernement turc éloignerait de la frontière les Hongrois Rakoczy, Bercseny, Antoine Esterhazy, Adam Vai, Michel Gsaky. Quaut à la Pologne, avec laquelle on était en paix et qui n'avait pas besoin d'être comprise dans le présent traité, elle aurait la faculté d'exposer à la Porte ses réclamations relatives à Chocim ou à tout autre sujet, par ses ambassadeurs. Enfin il fut convenu que le traité serait ratifié par des ambassadeurs extraordinaires dans le délai d'un mois, et sa durée fut fixée À vingtquatre années lunaires. Le traité de commerce contenait, outre la liberté du commerce, la faculté pour les puissances contractantes d'établir des consuls et des agents; les consuls de la Porte en Autriche prendraient le nom de Schah-Bender ( seigneurs du passeport). Il était interdit aux juifs de s'immiscer violemment dans les transactions commerciales comme courtiers des marchands autrichiens ; les négociants

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persans auraient la faculté d'établir des relations commerciales avec les états de l'empereur , à travers le territoire ottoman , en acquittant un droit de cinq pour cent sur les marchandises.

Ce fut la paix la plus glorieuse et la plus avantageuse que l'Autriche eût jamais conclue avec la Porte : par le traité de Paszarovicz; la Turquie perdit Cerigo, Somendra, Belgrad, une partie de la Servie et de la Valachie, Voniza, Prevesa, Butrinto et les châteaux dalmates;en recouvrant la Morée, elle n'avait encore qu'une faible compensation. La Morée avait été la cause de la guerre que la république avait soutenue pour se défendre contre l'invasion turque dans la presqu'île , que l'Autriche avait entreprise par fidélité A ses engagements , et dont le résultat tourna bien plus à son avantage qu'à celui de son alliée. La brillante campagne de Belgrad et son couronnement à Paszarovicz répandent un double éclat sur le nom d'Eugène, qui se montra à la fois grand capitaine et homme d'état éminent.

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