‹ Histoire de l'Empire ottomanChapitre 220 sur 384 · LIVRE LXV · texte numérisé non relu

LIVRE LXV

RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC DBS PUISSANCES D'ECROPB ET D'ASIE. — PERSÉCUTION DES CATHOLIQUES- — CONQUÊTE D'HAMADAN ET d'ÉRIWAN , TÉBRIS , ARDEB1L , LORI , DU LORISTAN, DE KAItATAGII , HERAGIIA, CRMIA ET MOGlf AN.— MAHMUD L'AFGHAN DANS LA GROTTE DE LA PÉNITENCE ; LA PAIX EST FAITE AVEC SON SUCCESSEUR ESCBREF. — DÉLI- MITATION AVEC LA RUSSIE.— SITUATION RESPECTIVE DES ENVOYÉS EUROPÉENS A CONS- TANTINOPLE.— TSCHERKBS-MOHAMMED-BEG EN ÉGYPTB.— TROCBLBS EN KBIMÉE ET SUB LB K.UBAN. — BÉVOLTE DES TB1BUS PEBSANES DE SCHAHSEWEN BT DB SCH1KAK.I.— INSTITUTION DU GRAND VESIB IBRAHIM. — CONSTRUCTIONS , FETES, BIBLIOTHÈQUES, IMPRIMERIE, SA- VANTS.— BONNEVAL, LE RÉSIDENT TALMAN. — DÉBATS SUB LES FRONTIÈRES AVEC LA RUSSIE. — AMBASSADBUB D'ESCHREF. — MORT DB PERSONNAGES ILLUSTRES.— ENVOYÉ DB SCHAH-TAHMAS1P A CONSTANT1NOPLB.— DÉCLARATION DB GUERRB CONTRE LA PERSE. — LE SULTAN AHMED EST DÉTRÔNÉ.— COUP D*OEIL JETÉ SUR SON RÈGNB.

La Russie était déjà en possession des cantons le long de la mer Caspienne , qui lui avaient été attribués par le traité de partage ; quant à la Porte, il lui fallait conquérir presque toute sa portion en deçà de la ligne de séparation , depuis le confluent du Kur et de l'Ame jusqu'à Hamadan et Kermanschahan. Avant de suivre les armées ottomanes dans ces expéditions , qui durèrent trois années , nous allons nous arrêter un peu à considérer la situation de la diplomatie. Outre les deux puissances liguées pour le démembrement de la Perse au nord-ouest, il est encore un autre état qui doit porter la responsabilité de cet attentat contre te droit des nations : c'est la France, qui accommoda les prétentions opposées des co-partageants et obtint en récompense de la Porte quelques avantages insigniâants. Le traité conclu le 24 juin fut signé le 8 juillet par l'ambassadeur français, qui avait refusé d'y souscrire d'abord jusqu'à ce qu'on lui eût accordé des indemnités pour deux bâtiments de sa nation, capturés par des corsaires, et qu'en reconnaissance de sa médiation, on eût concédé une chapelle pour le consulat français à Chios, ot une autre pour celui de Can-

die (1). Trois mois après , le marquis de Bonnac fut remplacé par M. d'Andrezel , qui eut son audience le 25 octobre 1724, et dont l'historiographe de l'empire loue l'expérience, la fermeté dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. Mohammed- Efendi , auquel avait été soumis durant son séjour a Paris , un plan pour le renouvellement des capitulations , avait de son côté présenté le projet d'une alliance offensive et défensive entre la France , la Porte et l'Espagne; ce projet, le grand vesir le remit sous les yeux de M. de Bonnac au moment du départ de cet ambassadeur (2). Le général comte Romanzoff arriva comme envoyé extraordinaire de Russie , le 7 janvier 1725 , avec la ratification du traité de partage; introduit A l'audience du sultan par un simple chambellan et revêtu seulement d'un kaftan au lieu d'une pelisse de zibeline, il fut admis néanmoins à la table officielle avec le résident Neplujeff, circonstance qui fut notée par

(I) Rapport de Dirling, dans la Sle R. Malcola. Ilîsl. de Perse.

(j; Rapport de Dirling.

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