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que la Porte donnât le titre d'impératrice. Les ministre» ottomans ajournèrent ce dernier point à an antre temps et promirent au reste d'aplanir les difficultés qui leur étaient signalées. L'échange des ratifications se fit avec toutes les cérémonies observées pour le traité autrichien, avec cette différence seulement qu'il n'y eut pas de repas , parce que Ton était dans le mois de jeûne [ 28 novembre 1739 ]. Le nouveau traité russe , modifié suivant les désirs du comte Ostermann, leva les équivoques et fit disparaître les contradictions relatives aux frontières , décida la destruction des ouvrages d'Assow datis l'espace de trois mois, l'évacuation de Chocim et des points occupés dans la Moldavie, et assura aux sujets des deux puissances contractantes l'oubli et le pardon des actes de rébellion commis dans le passé. Il fut signé un mois après, dans la salle de l'arsenal , et le lendemain le résident remit la déclaration de l'indissolubilité de l'alliance offensive et défensive avec l'Autriche. La Porte nomma pour commissaires à la délimitation des frontières, du côté du territoire autrichien, l'ancien inspecteur des aipahis . Said , et le mewkufatdschi Mohammed-Efendi ; du côté des provinces russes , le mewkufatdschi Merami et l'ancien secrétaire du kiajabeg, Chatti-Efendi. Les sept plénipotentiaires ottomans du traité de Belgrad , le grand vesir , les gouverneurs de Rumili et de Bosnie, le defterdar reis-
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efendi, juge du camp et sous- secrétaire d'état , s'élevèrent tous à la plus haute considération , pour une paix si glorieusement conclue et pour l'acquisition de Belgrad , dont la conquête fut annoncée aux gouverneurs de l'empire et aux puissances musulmanes par un bulletiu dû à la plume élégante du sous-secrétaire d'état. Quant à l'empereur, il fit connaître son mécontentement dans des notes énergiques et frappa de sa disgrâce les négociateurs , qui tous deux reconnurent l'avoir bien mérité. La paix de Belgrad est l'une des plus glorieuses que la Porte ait jamais conclue; pour l'Autriche, elle fut ce que le traité du Pruth avait été pour la Russie. Sans doute elle avait pu être déterminée par le désastre de Kroïka ; mais, de même que le triomphe du grand vesir , en cette journée fut moins dû à ses talents militaires qu'aux fautes énormes de Wallis : ainsi la conclusion du traité fut le fruit de la précipitation de Neipperg et de l'adresse de Villeneuve, bien plus que de l'habileté des négociateurs ottomans (1).
Les frontières entre l'Autriche et la Porte sont restées fixées comme au traité de Belgrad sur la Cxerna et l'Unna , sauf quelques modifications insignifiantes arrêtées par la convention de Sistow.
(1) Rapport de SchmetUo à l'empereur, du 26 juin 1740.