‹ Histoire de l'enseignement primaire avant 1789 dans les communes qui ont formé de Département duChapitre 16 sur 37 · ARRONDISSEMENT DE DOUAI · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENT DE DOUAI

Aines* — Une école, pour les deux sexes, existait avant 1*789 ; on j apprenait à lire et à écrire (1).

Jiiibi|l^j-aa-Bae. — 24 décembre 1725. — Catherine le ISeiller, dame de la Preelle et de Féru, « considérant que l'éducation » de la jeunesse est le mojen le plus efficace pour maintenir » la religion catholique, apostolique et romaine dans toute sa » pureté (2). » . . . . Voulant seconder les intentions formulées dans la déclaration rojale du 14 mai 1724, « et soulager la » communauté d'Aubignies-au-Bac. . . . , nous aurions , depuis » quelques années , entretenu , à nos frais , deux maîtresses d'école . » au dit Aubigny, pour y enseigner les pauvres jeunes filles du » dit lieu et des villages voisins qui voudraient s* j rendre , et , à » cet effet, nous leur avons procuré une demeure, que nous y D avons fait bâtir et construire. » Pour assurer la fondation ,

(1) Archives municipales. Registre de correspondance. Lettre du Maire au Préfet, 9 fructidor an IX. — Voy. Wandignies.

(2) Archives municipales.

Catherine donne , à ladite école , les parties de biens qu'elle possède sur le territoire d'Aubignj (1).

Coaticlies. — 17 août 1754- — F* Féron, clerc, est chargé « d'enseigner la jeunesse, avec zèle et application, de l'instruire » dans la doctrine chrétienne, suivant les statuts du diocèse. » D doit prêter serment entre les mains du bailli de la paroisse et être autorisé par Tévéque d'Arras.

Il est remplacé, 1762, par J.-B. Lo^ (2).

Doaal*

L'enseignement était fort répandu à Douai, dès les temps les plus anciens ; on ne peut s'en étonner lorsqu'on se rappelle que cette ville possédait deux collégiales, celles de Saint- Amé et de Saint- Pierre , et de nombreux couvents.

Il résulte des pièces d'un procès, pendant, en 1452, devant le Prévôt de Paris, entre les Ëchevins et Jehan Haultain, écolâtre de Saint- Pierre , qu'il j avait des maîtres d'école avant cette époque. Ce dernier voulait exiger , annuellement , des maîtres , « 4 sols parisis , » monnoie de Flandre , » pour chaque enfant. Ces clercs tenaient « escolles des petits enffans à apprendre leur créance et les instruire » et conduire jusques à la grammaire. » Le défendeur s'appujait sur une sentence de l'église Saint-Pierre , confirmée par le Pape , en 1219, ainsi que sur une sentence de la Gouvernance, du 29 avril 1429 , « contre un nommé maistre Jehan de Yen- » dengiez , tenant escolles à Nostre-Dame , qui fut condamné à

(1) 44 rasières , 2 coupes de terre en labour et prairie , plus une lettre de renta de 200 florins en capital , à 2 1/2 % de cours annuel , hypothéqué mur k maison de Toussaint Blondêau, à Bouchain. Archives municipales.

(2) Voir pièces justificatives (2® partie), N<» 18 et 19,

» payer les 4 sols. » Il invoquaii aussi une seDience de POi&cial d'Arras, du 20 mars 1402, qui condamnait à une amende de 6 livres « maistre Jehan Fauchisson , tenant escoUe en la rue du » Fossé-Mangart ( rue Haute-des-Ferronniers ) , située en la » paroisse Saint-Pierre , pour n'avoir pas pajé les 4 sols à » l'écolâtre (ij. » L'affaire ne fut réglée qu'en 1760, par le - Parlement de Flandre. Les maîtres et maîtresses d'école devaient être admis par Técolâtre, qui pouvait visiter les écoles; ils étaient proposés par les Echevins et ne pouvaient être destitués que par eux (2). Quant aux 4 sols, il n'en est plus question.

Le Magistrat s'occupait, avec intérêt, des écoles, et il semble même que les surintendants des écoles gratuites devaient être pris parmi les Echevins (3). En 1622, ceux-ci procèdent à la recherche et au recensement des enfants des deux sexes, afin de connaître ceux qui sont en état de fréquenter les écoles dominicales. Il leur est alloué 80 florins (4).

£n 1655, le nombre des Echevins surveillant les écoles est augmenté; ils doivent les visiter alternativement, «pour reconnaître si les » maîtres et maîtresses font leur devoir (5). )>

On apportait, comme partout ailleurs, une grande attention aux hvres en usage dans les classes. En 1719, on trouva des Catéchismes manuscrits et des livres dont on crut la doctrine mauvaise, les

(i) Ancien inventaire des Archives de Douai, par M. Guilmot, tome I®'', p. 196 et suivantes.

(2) Idem, tome II, p. 199 et 625.

(3) En juin 1623, M® M. de Venduille, Échevin régnant, est nommé receveur de THôpital Saint-Thomas et surintendant des écoles gratuites , en remplacement de Jean Sauplier, décédé. Archives municipales de Douai ^ Registre aux Consaux, B. B. 14, r n2.

(4) Registre aux Mémoires, C. C. 141, f"* 118.

(5) Registre aux Çonsaux , BB. 17, f® 167

Échevins s'empressèrent de les signaler à Tévéque d'Arras (1 Ces craintes étaient peu fondées, car ce dernier blâma vertemei les mesures prises j qui empiétaient sur ses droits. Ce n'était f chez des maîtresses d'école, dit le prélat, qu'ils auraient ( rechercher les libelles, et ils ont eu grand tort «d'emporter 1 » livres de ces filles avec tant d'éclat. » MM. les Échevins crure de leur devoir de répliquer.

Douai posséda de nombreuses Écoles dominicales y nom sous leqi on finit , je crois, par désigner, comme à Lille , même les écol qui se tenaient en semaine.

Au XVP âîècle, nous voyons, à diverses reprises, que l'on fonde que l'on a le projet de fonder de nouvelles écoles, môme pour filles (2). Alexandre Famèse encouragea la création de ces uti établissements en donnant, le 29 mars 1586, aux administratei des écoles de ville , « une des maisons annotées (séquestrées » appartenant aux rebelles (3), » pour ouvrir un, nouvel établi sèment.

Dans un compte de 1625-26, nous voyons que le roi d'Espag accorde une pension de 800 livres (4) , ainsi que le faisaient 1 archiducs Albert et Isabelle (5), qui, en 1618, avaient autorisé création d'une école dominicale, entretenue par le Domai de la ville (6).

(1) G étaient : i« le Nouveau-Testament, par M® Huré ; le Commentaire litté' • sur les Épitres de saint Paul; les Essais de Morale; les Cérémonies » Batesme; deux thomes de catéchisme, manuscript; V Instruction pour la disj « sition qu'on doit apporter aux Sacrements. «

(2) Registre aux Consaux, B. B. 8, f»» 6 et 140; B. B. 5, f* 4 (8) Inventaire des Archives, par Guilmot, tome II, p. 62.

(4) Registre aux Mémoires, C. G. 144, V TfS.

(5) . Idem. id 140, V 120.

^6) Registre aux Consaux , B. B. 5, V 266. L'endroit n^est point indiqué.

Le nombre des. élèves s'acciniti en même temps qi^e les écoles se multipliaient. En 1615) six maltesses d'école instruisaient « 500 » à 600 enfants; » « leurs gages » sont portés , de 7 livres de gros (42 florins], chacune, à 50 florins (1).

Nous allons essajrer de Fappeler quelques-unes des fondations :

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