‹ Histoire de l'enseignement primaire avant 1789 dans les communes qui ont formé de Département duChapitre 17 sur 37 · FONDATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

FONDATIONS DIVERSES

Fillu de Sainte- Agnès y fondées en 1580, par D^iie Refroj-Duflos, pour l'éducation des flUes. Elle donne une grande maison rue Saint-Eloi (guinguette et bains du sieur Magin], ainsi que des terres et des rentes. Elle rédigea les statuts de la Maison (2).

9 octobre 163% — Anne Bondues, fonde «ung petit Hospital de

» Rostre-Dame, pour six pauvres filles, considérant que plusieurs

» pauvres fillettes orphenines , faulte de conduistes temporelles ,

» demeurent sans instruction , tant spirituelle pour la piété , que

* corporelle pour apprendre les exercices convenables à leur con-

^^ dition. ...» Elles avaient une maîtresse. Elles devaient

porter « le corselet noir , le cotillon grimouré et ung escourceux

^ ou devant en bleu, le tout accomodé simplement, sans bro-

* dures ou curiosité nj dentelles (3). »

' ^^* 1683 — Les Dames de N.-D. , de Valenciennes , sont ^dtuises , à la condition de n'être pas à la charge de la ville , ^ enseigner, gratuitement, la jeunesse : « lecture, escriture, orto- ^^ graphe, coîhpter par gets, arithmétique et plusieurs ouvrages ^ lUanuels, convenables aux filles d'honnestes familles, comme ^ dentelles, figures, points de franges, coudre, faire de la tapis-

W Registre aux Consaux, B. B. 5, V 240.

l^) Inventaire Guilmot, tome II, p. 625.

l^) Archives des Hospices de Douai, H6pital Lefiranc , carton 1 .

» série, lasser, et autres, capables de gaig^er honnestement la » subsistance (l)-»

Le 10 juin 1760, elles sollicitent l'éléyation, à 100 florins, de leur gratification , « comme les D®"®* Sainte-Agnès. » Cette fayeur leur est accordée « pour récompense de l'instruction gratuite qu'elles » donnent à la jeunesse (2). » Elles. recevaient plus de 200 pauvres filles , comme externes , auxquelles elles enseignaient « la religion , » à lire et à écrire, l'ortographe par principes, l'arithmétique, la » géographie et, généralement, tous les ouvrages propres au » sexe (3). » Il j avait, à cette époque, 30 religieuses et 10 converses.

26yutn 1683. — Les Dames de Semery (4) sont autorisées à s'installer à Douai , à condition qu'elles auront « une escolle particulière » pour enseigner les pauvres filles (5). »

Religieuses dites Dames de Paris, — - Le 22 juin 1684, on leux donne 100 florins de pension annuelle, au lieu de leur lojer y comme ci-devant, «ainsi que l'on donne aux autres maîtresses

(1) Registre aux Consaux, B. B. 7, f 295.

(2) Idem. id. 26, fo 152.

Elles avaient demandé, dix-huit mois auparavant, à M. de Caumartin, Intendai^'^ de la province, décharge des vingtièmes imposés sur leurs maisons servant v^^ logement des pensionnaires. En l*?*?*?, elles obtinrent l'exemption des droits d'octrc^ ' sur 30 rasières de grains braisés, par an, demeurant assujetties aux autres impôtiP ' Elles furent, cependant, dispensées de ceux sur les boissons et denrées nécessaires^ à la nourriture et à Tentretien de la communauté. — Registre aux Consaux ^^ B. B 27, V 176.

(3) Idem. id. fo ne.

(4) Ne faudrait-il pas lire Sepmeries, nom de la fondatrice de fo Noble-FamUle , à Lille.

(5) Registre aux Consaux, B. B. 17, P 202.

» d'escolle^ de quojr elles se deyroni contenter [1). » Elles enseignaient) non-seulement le catéchisme ^ mais encore à lire et à écrire, faisant deux classes, de 7 à 11 heures et de 2 à 5 heures, finissant par une leçon de catéchisme. Le dimanche, « elles assemblent les jeunes femmes et les plus pauvres filles, » auxquelles elles donnent des instructions , une heure entre la » grand'messe et les vêpres et deux heures après les vêpres, » £lles avaient près de 200 élèves en 1685 et n'étaient que deux.

En 1718, cette école était rue Saint-Jean (2).

École Sainte-Marguerite. — ihjuin 1748. —Marie-Agnès Drapier, démissionnaire, est remplacée par A.-O. Lesage (3).

Sœur$ de la Providence, — 6 août 1780. — Le prix de pension est porté de 240 à 300 florins par le Magistrat, en récompense des services importants rendus par les rehgieuses à la ville , « surtout y> en enseignant les pauvres, chaque jour, même les dimanches et » les fêtes (4). ^ L'augmentation du nombre des élèves avait obligé la communauté à prendre deux sœurs de plus.

Hôpital Saint-Julien, — En 1591, on paje 24 livres aux religieuses, pour l'entretien d'une école pour instruire la jeunesse [5].

Hôpital-Général. — 1787. — M.-A.-J. Noël, sous-maîtresse, se marie (6).

(1) Registre aux Coruaux, B. B. 7, (^ 295.

(2) Idem. id. T 298.

(8) Idem. id. 24, T 188.

(4) Idem. id. 27, f* 23*7.

(5) Registre aux Mémoires, C. C. 110, V 108.

(6) 23 janvier, paroisse Notre-Dame.

— IW —

ÉGOLBS DE PAROISSES.

SAINT-PIERRE BT SAINT-AlCi

Une école existait, dès le XII* siècle, près de Saint-Amé, fondée par deux membres du Chapitre (1).

Écoles gratuites de fillettes. — En 1579, on accorde 100 livres & Nicolas de Formanoir, écolâtre de Saint -Amé, seigneur de Merlin, « pour l'entretenement d'une escolle de jeunes fillettes ^ » par luj dressée en cette ville, au grand bien de la république, » pour l'aider à supporter « les frais qu'il fait pour louage de » maisons ^t places à ce propices (2). »

5 tnai 1580. — Le même chanoine , licencié en droit, « commis, » de par Sa Majesté, à la doctrine de la jeunesse, » supplie les échevins de lui venir en aide pour les écoles qu'il a fondées et qui sont fréquentées « par une multitude d'enfans, tant les jours ouvrés, que les dimanches et festes. » Le Magistrat lui accorde 50 florins par an. Cette école ne recevait sans doute que des fines (3).

1582-1583. — Les maîtresses sont : Jebenne le Phé et Anne Joly (4).

En 1585 , on payait, aux cinq maîtresses des écoles de cette paroisse, 302 livres 19 sols 8 deniers , dont 50 livres sur le revenu d'un legs fait, à cette intention, par Jean Lemaire, Tainé, tant pour leur

(1) Commissioii historiée du Nord, tome VIII, p. 290.

(2) Registre aux Mémoires , C. C. 98.

(3) Registre aux Consaux, B. B. 8, f" 140.

(4) Idem. C. C 101, ns.

salaire que pour l'entretien des bfttiments (1). En 159S, les maîtresses étaient au nombre de six et touchaient 300 livres, j compris le legs précité (2).

même année , on payait 48 livres à Toussaint Lesot , Ministre de la Maison des Orphelins y pour le louage de la maison d'école des pauvres de la paroisse (3).

^dehors de la fondation de Jean Lemaire-Taisne (4), les écoles de fillettes jouissaient encore de celle de Baudouin de Montmorency, qui, en décembre 1593, avait fait donation de 700 florins, « pour une fillette orpheline , qui pourra servir de maîtresse à » l'école gratuite établie rue des Gisantes. » Cette jeune fille » jouissait de la rente pendant la durée de ses études, « pour se » préparer à l'enseignement, tout le temps qu'elle enseignera » et même encore toute sa vie, après qu'elle ne pourra plus » enseigner (5). »

1633, Ch. Dufour, doyen de Saint- Amé, fonde une école domi^ nicale (6).

l) Registre aux Mémoires, C G. 104, f" 75 l) Idem. id. 111, fogO.

)) Idem. id. id.

i) Ancien receveur de Tabbaye d'Anchin, fondateur de rii6{>ital Taisne.Bn 2, dans un compte présenté par demoiselle M. Lallart, veuve d*André Taisne, iveur du Domaine de Douai / u des biens et revenus fondés à Tadvenchement is escoUes gratuites de fillettes , » on voit que les maîtresses étaient encore au Lbre de six et qu'un professeur venait donner des leçons. -^ Société d'Agricul- > de Douai, 2® série, 1852-53, p. 285.

)) Registre aux Mémoires, C. C. 114, f^ 87.

!n 1615, un compte montre que Florence Gottin jouissait de la pension et que écoles étaient situées sous la chapelle de la Halle. Il y avait, en outre, six tresses et une superintendante , Marie Dumont. — Idem , 184, f ** 72.

$) Commission historique du Nord, tome YIII, p. 291,

e trouve un compte de 1634-87, dans lequel je relève : u pour Tentretenement

) Técole dominicale, trois années de la pension accordée par le Roi 2,400

irres. « — Registre attx Mémoires, G. C. 153, f" 120.

3n juin 1681. — Pb. Cannois, prêtre et cbapelain de la GoUégioi^ de Saint-Pierre, pourvu d'une charge de maike d'école, «poiiJ* y> enseigner la jeunesse , à lire et escrire , et particulièrement hait » pauvres garçons, gratuitement, à désigner par Messieurs du » Magistrat, » est remplacé par C. Demora, « aux gaiges de » 130 florins par an (1). »

20 mat 1775. — N. Lesage, « pourvu de la maistrisse d'escoUe » dominicalle de Saint-Pierre, » obtient une augmentation de 33 florins 8 patars (2).

En 1787, J.-P. Dumont était maître d'école sur la paroisse Saint- Pierre (3).

PAROISSE NOTRB-DAICB.

9 avril 1767. — C. Verrier, bourgeois de cette ville, est chargé de tenir l'école des pauvres des paroisses de Notre-Dame et de Saint- Nicolas ; il est agréé par l'écolâtre de Saint-Pierre (4).

12 décembre 1776. — Nominaûon de P. D'Ambrine, «pour Pensei- » gnement de l'école dominicale de la paroisse , » en remplacement de J.-P Lefebvre (5).

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