ARRONDISSEMENT D'AVESNES
Aibes. — J.-B. Wallerand, clerc, 1757-88 (1).
Amfroipret* — M. Lustremant , id. , 1761 , auquel succède un membre de sa famille , 1777.
Anor. — J.-L. Draguet , id. , 1768-90.
Aulnoye. — M. PKsnier, id. , 1759. — P.-J. Cornée, maître d'école, 1770.
ATe«ne«.
10 juin 1561. — Contrat passé entre les Maire et Jurés et maître France Loiseau, demeurant à Feignies, pour tenir école, à partir du 1^*" juillet suivant. C'était im prêtre , auquel on devait <( faire dire , par sepmaine , quattre messes , de par la ville , et , » pour apprendre les enffans, debvera recepvoir, pour cliacim » enfant au latin, 5 sols par mois, des lisans 3 sols et des aultres
(1) Ces noms ont été relevés dans les actes de mariage , où ces clercs figuraient , très-fréquemment , comme témoins. Quelquefois , ils prennent la qualité de maître d'école. Nous n'avons pu trouver les noms des clercs ou coustres pour toutes les communes du département.
» 2 sols. Oultre ce, lui accorde, ladite ville, pour gaige par an, » 24 florins, 20 patars pour le florin (1). »
Dernier jour de juin 1574- — Convention passée entre les Majeur et Jurés et maître Gilles Petit, né à Liessies, demeurant à Douai, pour tenir école, à dater du l*"" septembre suivant. Il devait recevoir, pour chaque élève au latin, 5 sols par mens, 3 sols des lisants et 2 sols des plus petits. «Oultre ce, luj a esté accordé, » par Messieurs, pour la dite ville, de gaige par an, 80 livres » tournois (2). »
12 novembre 1577. — Les Gouverneur, Maire et Jurés, révoquent le marché fait avec Mathieu N. . . ., «pour Yescolaige^ de » fachon qu'il eult son gaige de 35 livres par an eschu au Noël » prochain, et ouït ce, de \j donner la somme de 23 livres tour » nois, payable par Jacques Marin, boursier (3). »
21 janvier 1580. — Contrat passé entre les Maire et Jurés avecKerre Deumoulins , prêtre , né à Audenaerde , demeurant à Mons , « lequel » a promis servir et desservir Testât d'escolatre (4) de ladite )> ville. » Il devait recevoir, par mois, 7 sols de chaque enfant apprenant le latin , 5 sols de ceux apprenant à lire et à écrire et 4 sols des autres plus petits, « non escripvant. » Le marché pouvait être rompu par signification faite un mois avant la Saint- Jean-Baptiste. Le boursier de la ville devait lui pajer 72 livres tournois de gages. Le maître d'école avait, en «oultre. Testât du » chapelin de Penthièvre , pour célébrer la messe d'après 10 heures » passées , aux gaiges du précédent (5). »
(1) Archives municipales. Le patar valait fr. 061*7.
(3) Id. — Receveur.
(4) Maître d'école.
(5) Archives municipales. Nous voyons passer, 21 avril 1588, un marché pour la construction d'un mur au jardin de Técole. Le 11 mai 1586, on loue une maison et un jardin oontigus à l'école.
3 septembre 1586 — Convention passée avec le consentement du Gouverneur, M. d'Abancourt, entre les Maire et Jurés avec Amoul Cojau, maistre d^ école, résidant à Landrecies , « lequel » a promis servir et desservir Pestât d'escollatrie , » moyennant 60 livres tournois de gages. Les enfants apprenant le latin lui donnaient 7 sols par mois, ceux qui apprenaient à lire et écrire 5 sols; il recevait « de ceux à la croisette (1) , 3 sols. A subjection » d'enseigner douze pouvres enffans , sans thirer gaiges , tels que » Messieurs luy vouldront bailler (2). »
29 août 1589. — Messieurs les Curés, Prévôt, Majeur et Jurés passent im contrat avec Jean Goblet , « présentement Jlf ® d'escotle , • » demeurant à Bavay, » pour Fécolâtrie. Il avait 100 livres tournois de gages et la même rétribution scolaire que le précédent. Il devait aussi instruire douze pauvres. « En oultre, sera tenu tenir » l'escolle dominicalle , pour les dimenches et fîestes , en la maison » de l'escolle à ce comise, en ladite ville, et pour ses gaiges » d'icelle et chauffement des enffans, mesdits sieurs luj ont » promis faire paier. ... la somme de vingt livres tournois » pour cette année (3). »
Ces écoles de garçons n'étaient pas les seules. Un acte du 23 septembre 1690 nous apprend qu'il existait, avant cette époque, une école de filles , dirigée par des religieuses : « Ayant esté nécessaire de » pourvoir à la discipline et correction des mœurs des enfans de » ceste ville , et particulièrement des filles , lesquelles , depuis que » les religieuses ont fermé leur escolle , par leur grille et réforme , » n'ont pu recevoir aucune instruction ny éducation , et la plupart, » depuis plusieurs années, demeuroient oisives et fainéantes, et » par ainsy capables de libertinage , » on appelle , avec
(1) C'est ainsi qu'on nommait TA B C , à cause de la petite croix placée en tôte de Talphabet.
(2) Archives municipales.
(8) Id.
le consentement de Mgr. l'Intendant, deux filles de bonnes vie et mœurs , catholiques : ce sont sœur Jeanne Oosset et sœur Marguerite Foumier, qui sont dans la ville, avec une servante, depuis le mois de septembre 1689, où elles instruisent la jeunesse.
Leur école était située dans ime maison, construite aux frais de la ville, au fond de la rue du Béguinage, tenant à la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine. Messieurs du Chapitre leur laissent la jouissance de trois muids^e blé et de 30 livres, monnaie de Hainaut , « des cinq muids de blé et cinquante livres de rente dont » leur Chapitre est chargé vers cinq béguines. » En outre, les maîtresses «sont exemptes de toutes charges, droits et imposi- » tiens bourgeoises , mesme leur ont esté furnis des meubles meu- » blants à leur introduction. »
Elles sont chargées d'enseigner « à lire et escrire et catéchiser lesdittes » Elles , sans que personne qu'icelles en puisse enseigner dans la » ville, pour rétribution desquelles elles auront, par chacun mois, » pour chacune de celles quj apprendront à lire, quattre patars, » et pour les aultres , quj apprendront l'escriture avec la lecture , » six patars. » Elles instruisaient, gratuitement, vingt jeunes filles qui leur étaient envoyées par billet du Majeur (1).
Elles devaient avoir avec elles une maîtresse « à faire dentelles. » Les enfants restaient deux ans en apprentissage et le produit de leur travail appartenait aux maîtresses , « sinon pajer dix patars par » mois, retirer son travail et j rester tant quj luj plaira, auquel » cas elle furnira le fil , autrement il sera fumj par lesdittes mai- » tresses , lequel droit d'escolage et apprentissage des dentelles » sera à la charge des père et mère des dittes filles ou de ceux quj » les introduiront (2). »
(1) Voilà nos élèves gratuits, dont la liste est dressée par le Maire et le Curé, soumise au Conseil municipal et approuvée par le Préfet. Un billet d'admission , signé par le Maire, est encore aujourd'hui délivré aux écoliers.
(2) Archives municipales.
J'ai irottvé le prospectus d'une maison d'éducation, pour les deux sexes, établie à Avesnes, près la maison presbjtérale , sans doute avant 1789. Le prix de la pension était de 300 livres tournois, de 9 à 11 ans, et de 350 livres, au-dessus, « non compris 6 livres » par an, pour le chauffage, lumière et balajage des classes. » La maison loumissait , « pour 30 livres par an , papier , plumes , » encre , une grammaire, im livre de prières et un catéchisme. Les » papiers écrits reviennent à la maison. »
La maison était dirigée par « un instituteur et ime institutrice. » On enseignait à lire « d'après les règles de la prosodie française , la » langue française et l'orthographe; la belle écriture, l'arithmé- :» tique , les éléments d'histoire , ceux de géographie et la morale » chrétienne. » On pouvait apprendre les principes du latin, en prenant des arrangements avec le maître. Les élèves étaient préparés à la première communion et devaient approcher des sacrements aux principales fêtes de l'année.
Le prospectus se termine ainsi : « On s'adresse à Monsieur Knein , » marchand de vin, demeurant près du rempart de la rue de » France, pour savoir s'il j a des places vacantes (1). »
iynieriefl. — Michel Plisnier, clerc, 1761-68. — P.-J. Cornée, maître d'école, 1768.
Baehant. — J.-J. Tenant, maître d'école, 1785. — Dès 1757, on trouve des étudiants témoins de mariages.
Bande^nies. — M. Vraud, clerc, 1750, auquel succède, 1757, P.-F. Mollet.
liaTal. — Les Sœurs-Grises , appelées dans cette ville , depuis 1508,
(1) Le chiffire de la pension^ en livres tournois, semble indiquer que cet internat fut fondé antérieurement à la Révolution ; cependant, il serait possible qu'il ne le fut qu'après le rétablissement du culte en France.
C'est le seul exemple d'un internat des deux sexes que j'aie jamais rencontré.
« par la libéralité d'une dame illustre de Quiévrain, » étaient au nombre de seize en l'789. Elles donnaient l'instruction au]( jeunes filles de Bavai et des environs et visitaient les malades. Elles enseignaient la lecture, l'écriture et l'orthographe, sans aucune subvention de la Municipalité. Les enfants de la ville payaient 3 ou 4 patars par mois (1). Cette maison était très-suivie [2].
Les Pères de l'Oratoire (3) dirigeaient l'école dominicale de garçons. Ils étaient venus s'établir à Bavai en 1632. Le maître d'école était, en 1789, le frère Éloquette, qui enseignait à la satisfaction da la Municipalité : « Nous affirmons, disaient les Officiers muni- » cipaux, en 1790, que ces religieux enseignent, gratuitement, » les enfants de la ville et font le bien de l'État, sans lui être à » charge (4).»
Beanrepaire. — A.-C. Rappe, clerc, 1752, remplacé par E.-J. Baude, 1767.
Beanrlem. — Labbé, id., 1759-90.
Belliffnles. — A.-J. Hervauz, id., 1753-62.
BereUe«. — J.-B. Delflache , id. , 1760-86.
Berlalmont. — C.-A. Delhaje, id. , 1757.
Bettrecliie«. — J.-B. Lévecq, id., 1779-86.
Boulogne. — En 1764, on paje 7 sols et 5 deniers (5) au nommé Masure, couvreur de paille, pour réparation à la couverture de
(1) fr. 1852 ou fr. 2469, le patar valant fr. 06n.
(2) Rapport des Officiers de la Municipalité, le 12 novembre l'ÏOQ. Note de M. Delhaje.
(8) Ils avaient, dans leur collège, 206 élèves en 1*789.
(4) Voj. Histoire de Bavai, par L. Delhaje.
(5) fr. 8668.
l'école, et 1 livre 5 sols (1] au sieur J.-J. Cuisset, pour cinq bottes de paille emplojées (2).
J.-F. Bucquoj, clerc et maître d'école, 1771-90.
Itonsles. — J.-P. Dupont, clerc, 1750. — Spique, id. , 1767- 1789 (3). — Witasse, maître d'école, 1789.
BoiuMiii^e0* — Dans le compte du Massart (4) , pour 1638-39 , on lit : « A Pierre Henrj, clerc, pour avoir sonné les orages, etc.y » .... à luj, pour avoir enseigné plusieurs pauvres enfants » n'a jant mojen de pajer leur mois. . . .iiij livres (5).» 11 avait, en outre, 40 livres pour «son gaige de clergie. » On ajoute: « Passé seulement 40 livres, à cause des guerres, icj. pour deux
cannées iiij" livres (6). »
J. Henrj, clerc (de la famille du précédent, sans doute), 17&8-
ItoiiMlères. — J.-J. Chaste, clerc, 1752-83.
Bonsflois. — M. Devaux, id. , 1768-83.
Cerfontalnc. — P.-F.-J. Givet, id., 1762-88.
Clerteytfl. — J. Baude, id., 1774-90.
Colleret. — On se rappelle qu'en 1776 J.-J. Saussière tenait une école mixte dans les bâtiments occupés par l'école actuelle. La rétribution des indigents était pajée par le Bureau de Bienfaisance ; les autres écoliers payaient, chaque mois, 0^.20, 0'.30 ou 0'.40, selon leur âge (7).
(1) 1 fr. 2345. •
(2) Arehiyes mimidpales, compte de 1764.
(8) n^est anan témoin de mtriages à Croix.
(4) Trésorier de la conumme.
•(5) 3fr.9584.
(6) 79 fr. 16. — Archires de M. Jeiae|Mo, loatitatcvr h OmtArn.
(7) Note de M. Wibaiix, imtùMmr.
Consolre. — En 1653, les comptes du Massart, existant aux archives de cette commune, nous montrent qu'il y avait une école, dirigée par le clerc, Henrj Walbert, qui, en 1657, touchait 50 livres par an et «une paire de solliers (1), portant six » livres , lesquels me sont deu chacun an pour une partie de mes » gaiges. » La commune avait alors 638 habitants, et en 1785, elle en avait 707 (avec 155 feux] (2). La rétribution scolaire des indigents était payée par le Bureau de Bienfaisance ; le maître recevait 4 patars de sols par mois pour ceux qui écrivaient et 3 pour les autres.
Nous voyons, chaque année, augmenter le nombre de ces enfants pauvres , qui venaient quelquefois de hameaux éloignés de 2,500 mètres. Il semble , d'après ime note mise en marge du compte de 1773, que la liste des enfants pauvres était dressée par le maître d'école.
D'après le compte de 1669, 16 enfants pauvres ont fréquenté Técole pendant cinq mois, en moyenne, parmi eux « les deux enfans » Jean Bemart, de Marchignjes. »
1*701. — 10 enfants pauvres, 4 mois de fréquentalion moyenne
nai. — 80 — 4 mois 1/2 — —
nei. — 80 — 5 mois 1/2 — —
nfïO. — 81 — 5 mois 1/2 — — 5 écrivaient,
mi. — 31 — 6 mois 1/2 — - — 6 écrivaient.
1*785.-48 — 6 mois 1/2 — -- Tf écrivaient.
1791. — 25 (r^ semestre) 4 mois 1(2 — —
— — STI (2' semestre) 4 mois, à peu près. — 10 écrivaient.
L'école était ouverte toute Tannée, sauf les mois d'août et de septembre.
En 1711, Jacques le Jeune touchait 56 livres «pour me droit de
(1) Souliers, donnés à Pâques par la commune
(2) Elle a aujourd'hui 2,500 habitants et une école pour chaque sexe.
» clerc et la cloche de neuf heures. » En 1714, 62 livres ; il e3t vrai qu'il «menait, » en outre, l'horloge.
En 1753, Joseph Broigniez reçoit 71 livres: 50 pour ses gages, 9 pour la cloche de retraite et 12 pour la conduite de Thorloge.
En 1767, le clerc était Jean Henrj.
En 1788, le maître d'école est Jean-Baptiste Huart.
Malgré les prescriptions sjnodales des archevêques de Cambrai, l'école était mixte, quant au sexe ; les comptes nous montrent que, jusqu'en 1789, filles et garçons la fréquentaient. Le maître avait été obligé de s'adjoindre une aide ; en 1733 , c'était la fille Jean Decamp , qui touche 40 patars.
L'entretien de la maison d'école était à la charge de la commune [1].
Le compte de 1731 nous montre qu'il j avait à Cousolre un cours du soir, pour les élèves indigents. La rétribution était double de celle de l'école du jour. Cette classe d'adultes se tenait pendant les mois de novembre, décembre, janvier, février et mars; c'est encore ce qui se pratique de nos jours. Les élèves étaient au nombre de neuf, en 1731.
Il y avait, en outre, une école au hameau de Hejes (2). Le compte du Massart (1788) montre que J.-F. Maton reçut 9 livres 12 sols Henault (3) , pour avoir enseigné aux enfants pauvres du hameau leur catéchisme et appris leurs croisettes (4).
f (1) nos, on met une serrure à la porte, 56 sols ; ni3, on couvre, en ardoises, ' l'école, auparavant couverte w d'escalles de bois ; ^^ 1*722, on fait des bancs ; 1*753,
on place une vitre neuve, 6 livres 10 sols ; 1*1*1*1 , on achète un o pilpitre, >> 40 sols ;
1783 , on raccommode la scie qui servait à scier les bûches apportées par chaque
enfant pour le chauffage de Técole (usage qui s'est perpétué dans un grand nombre
de communes).
(2) A 3 kilomètres de Cambrai.
(3j Monnaie de Hainaut.
(4) Ces renseignements sont tirés d'un excellent travail manuscrit , extrait des Archives municipales par M. Jennepin, instituteur de Cousolre.
Cote. — C.-B. Béra, clerc, 1751, remplacé par A.-J. Fontaine, 1755-90. — P.-L. Stiévenard, maître d'école, 1779.
Damonsies. — Draguet, clerc, 1782, remplacé, en 1783, par Lassinat.
DimceliaiiiL. — J. Lefrancq, id. , 1769-84, remplacé par Jean- Baptiste Maronet.
Dimont. P.-J. Cadart, id., 1776 (1).
Dompierre. — N. Honorez, id. , 1750, remplacé par J.-P. Marit. 1778. '
ficelés. — P.-J. Croj, id., 1773 (2).
Éelaibes. — N.-J. Lebrun, id., 1775-90.
Éenelin. — J.-F. Renaut, id. , 1767, remplacé par F.-J. Lebrun 1781, auquel succède, 1785, J.-J. Lelong.
Élesmes. — N. Williame , id. , 1785.
ÉétrodUMkgt. — Le 28 juillet 1636, messire Antoine Derenlie (sie^ vivant pasteur de cette commune, laisse, par testament, « poi » Venir et enement d'un maistre éfescollej par an, cinquante livre » à condition bien expresse qu'il réside au bourg et qu'il ne & » point clercq, et qu'il fut en exercice ou service actuel (3J. »
En 1750, le clerc Delflache était maître d'école; son fils exerçait, la même qualité, en 1785. En 1780, il j avait un sous-clei du nom de Bénonie.
FaTril. — Desmoullin, clerc, 1751-64, remplacé par J.-P. Pierch(
Feiffnieii. — B.-J. Wallerand, id., 1756-81, remplacé ] P.-J. Roullîe.
(1) Témoin d'un mariage à Solre-le-Ghâteau.
(2) Idem. idem.
(8) Archives municipales. Cette commune avait 209 feux en 1*765 ; au XV^ tiè elle ne renfermait que 82 ménages.
Ferrière-laf-PetIte. ^ M.-J. Chermanne, id. et maître d'école, 1752-86 , remplacé par Ëtton Marj.
Flaumoiit-lW'andreeliiefl. — Â. Lefrancq, clerc, 1756-71, remplacé par P.-J. Derviller.
Honrsles. — En 1755, Jean Druart, id. , se marie, en 1774, il fat remplacé par son fils , qui tenait encore école au commencement du siècle , avec Faide de sa sœur (1).
On voit cette indication sur quelques actes de baptême : « les parrain » et marreine sont jeunes gens écoliers de cette paroisse. »
Floyon. — J. Comut, clerc, 1784 (2).
Fontaine an-Bols. — On se souvient que le curé tenait école . Il j avait aussi des recor denses instruisant les enfiants.
Forest. — Le sieur Gressin était maître d'école avant 1789. Son traitement fixe était de 100 francs Chaque élève pajait £r. 75 c. par mois. Pendant quatre mois d'hiver l'école était fréquentée assidûment par 110 élèves, et le reste de l'année par le plus grand nombre des élèves payants et les pensionnaires, au nombre de 25 (3).
Fonrmies. — Bousis, clerc, 1764-86.
Frasnoy. — Divers membres de la famille Delsart remplirent les fonctions de clerc , 1754-90.
Ck^mnles-eii-ClianMiée. — De 1773 à 1807, le clerc Descheries tenait école mixte. Les enfants apprenant à écrire payaient fr. 75 c. par mois , les autres fr. 50 c. Ils étaient tenus d'apporter chaque semaine , pour le chauffage , une briquette de charbon de houille d'un décimètre cube environ (4j.
(1) Ils avaient un pensionnat
(2) Témoin d'un mariage à Boulogne , 1*784 (8} Souvenir local.
(4) Idem.
C^mmesnies. — F. Lecouvet, clerc, 1781-90.
Graad-Fayt. — A.-J. Robert, id., 1750-90.
duK«i^iiie«. — J.-B. Lerat, îd., 1779.
Har^nles. — Delhaje , id., 1762 , remplacé par Youillié , 1774- 1780 , auquel succède Collet.
Hanimont. — N. Marj, id. , 1752-90.
Heeq. — J.-B. Taquet, id., 1758-73 (1), remplacé par son fils; puis par N. Neuillies , 1777 ; Bouilliez , 1780 ; et P. -A. Taquet,
Hestrud. — L.-J. Joseph, id., 1750-70, remplacé par J.*J. • Walbert , D.-J. Drugmann et J. Comtesse.
Hoii-Heri;ie«. — J.-P. Yraud , id. , 1763 , remplacé par J.-B. Dutrieux , 1776.
Houdaiii. — P. -A. Decorrué, id., 1766; A Dupont, id., 1769- 1700 , qui , à partir de 1780 , prend le titre de maître d'école.
JTeiilalii. — P. Dehecq, clerc, 1750; J.P. Dehaut lui succède.
lia Flaiiieiis>'l^* — ^- Meuris , id., 1751-60.
lia liOnipieTille. — Damon Witte , clerc , 1751 , auqufil succède plusieurs personnes du même nom. ^
P. -P. Soliier , maître d'école , 1777.
liarouUlies. — Th. Bomblet , maître d'école , 1769 ; P. Danid, 1770 ; F. Cornut , 1771.
I^e 9iie«noy. — 24 octobre 1550. — Charles-Quint permet aux Majeur , Échevins et habitants de jouir d'une maison située dans la liasse-cour de son château ; on pourra l'approprier « pour j » tenir l'escolle , mesmes j logier les prédicateurs au temps des » adyens et quaresmes. (2] »
(1) E)i 1*758 , il figure comme clerc de cette commune à un mariage contraeté •à Berlaimont.
(2) Archives départementales. — B. 1625 , p 280 , f> 108 , v^
n y avait , en 1789 , une école de pauvres , dite : des Bleus ^ tenu par un Religieux dominicain , appelé le Frère Pierre (1).
Gravetteau, maître d'école, 1780; Boulot, 1788. Thérèse Boutouffle, maître d'école , 1785.
Une école pour les enfants aisés était tenue , ayant la Révolution , par M. Isaard.
Levai. — P.-J. Frison, clerc, 1750, remplacé par P.-J. Démoulin, 1774-90.
Lei-Fontolne. — Barret, id., 1779 (2).
Iilcisles. — Le clerc tenait une école mixte , fréquentée par 60 ou 80 élèves en hiver , qui , l'été , se transformait en une salle d'asile, recevant une dizaine d'enfants.
D devait avoir la jouissance d'un jardin (3), en outre de son traitement (4).
J.-P. Rousseau , clerc , 1719-44 ; J.-J. Guérin , 1744-50 ; Poussez, 1750-64 ; Deforge , 1764-80.
ilmont-Fontaine. — Caloz, clerc, 1755-90.
L^eqali^ol. — P.-J. Delhaje, id., 1758-90.
I<oa¥if;iile«-BaTai. — L.-J. Delmotte, id., 1750, remplacé par J.-J. Junier , 1773-90.
[(•aTl^nieiHIiiesiioy. — J.-Â. Demain, id., 1761-90.
larbaiiL. — P. Wallerand , id. et maître de pension , 1763-77 , remplacé par J. B. Gressin , 1777 , et par J.-J. Dereuly , 1780 , clercs-cléricants.
lareselies. — J. Cloet , surnommé J. du Clerc (fils du clerc ] ,
(1) Souvenir local.
(2) Témoin d'un mariage à AUbe.
(8) Un pré porte encore le nom de Pré-an-Glerc.
[4) Voir le Chapitre de V Enseignement , pour la répartition des classes dans te école.
tenait école avant 1789 ; il est décédé en 1834. Anne- Jeanne Brasseur enseignait aux enfants du bas-ftge leurs prières et un peu de catéchisme dans « une écolâtrie. »
Marpent. — F. -A. Hannequart, clerc jusqu'en 1765, remplacé
par son fils , qui exerçait en 1790.
Maubeuse. — Le 23 avril 1777 , les Majeur, Échevin et Magistrat , rendent une ordonnance enjoignant « à tous pères et mères, tuteurs et autres personnes chargées de l'éducation des enfants , de les envoyer exactement aux écoles qui seront authorisées de nous , depuis l'âge de six ans jusqu'à ce qu'ils soient suffisamment instruits , si ce n'est que ce soient des personnes qui préfèrent de les faire instruire chez elles ou de les mettre dans des monastères ou communautés. »
Il fallait , pour tenir école , être admis par le Magistrat , qui examinait les candidats , leur demandait un certificat de bonnes vie et mœurs , et s'enquérait de leurs sentiments de piété et de religion.
Les écoles devaient ouvrir de 8 à 11 heures le matin, et le soir de 1 à 4 heures.
Les garçons ou filles qui travaillaient « en boutique » étaient instruits, le matin , de 6 à 8 heures , et le soir , de midi et demi à 2 heures, sauf l'hiver , où l'école n'ouvrait qu'à 7 heures (1).
Les Frères de l'Abbaye d'Hautmont paraissent avoir tenu école au lieu dit : VHermitage , faubourg de Sous-le-Bois.
Les Sœurs -Noires avaient une école de filles.
Il j avait ensuite l'école dominicale pour les deux sexes , située derrière l'église paroissiale.
Meeqnlipales. — J.-B. Delvallée , clerc, 1759.
nrenr-MesnU. — M.- J. Lion, id., 1787 (2).
(1) Archives municipales. Je dois ce document à obligeance de M. Henri Sculfort.
(2) Témoin d'un mariage à Boulogne
lieiivlHc. — J. Delannoj , id., 1756 , remplacé par un membre de sa famille , 1783.
IWoyeUes. — Dehecq, id., 1750-90.
Obles. — N.-F. Lefebvre, id., 1750, remplacé en 1771 par P.-J. Delmotte, maître d'école. Il touchait par élève une rétri- . bution mensuelle de fr. 60 c. et une bûche de bois tous les joints , ou fr. 75 c. sans bûche 1).
Obreeliieii. — N. Delhaje, id., 1769-90.
Olialii. — P. Roussy , id. , 1750-56. — M. Demortain , maître d'école, 1756-90.
•pslnval. — F. Dupire, clerc, 1782 (2).
PoliK. — A. Fontaine ^id., 1760.
PreniK-an-Bols. — J.-B. Dubois, id., 1750.
FreuiL-aii-Sart. — J. Lévesque, 1752-1772. — Son fils lui succède et est remplacé , 1777 , par N.-M. Lustremant , qui a lui-même pour successeur, J.-B. Lerat , 1783.
Prisclies. — J.-B. Hecq, maître d'école, 1777.
Bainsart* ^ Dès 1673 , le clerc Alexandre Matton tenait école , et les archives municipales nous donnent les noms de ses succès saurs jusqu'en 1789, époque à laquelle ces fonctions étaient exercées par Michel Maronet.
En 1717 , on recouvre l'école.
En 1732 , on construit une nouvelle école , couverte en chaume (3) .
Bamousles. — 1778-89, J.-B. Maronez, clerc, et P.-J. Maronez, petit clerc.
Recquiifiiies. — J.-J. Guérin, clerc, 1757. — Cornil Fustenne, 1759. — Nie. Cerisier, 1776-81. — F. Tiïmant, 1784.
(1) Souvenir local.
t (2) Témoin d'un mariage à Villers Pol.
(3) Archives municipales. — Comptes.
Robertsart. — J.-P. Leclercq, clerc, 1784, remplacé par L. Leclercq.
Rousies. — N. Neuillies, id., 1756-1790.
Ruesnes. — J.-P. Caffiaux, id. , 1757-1759, remplacé par P. Caffiaux , auquel succèdent F. - J. Mathieu , 1772 , et J.-B. Petit, 1787.
Saint-Aubin. — P.- J Dacquet, id., 1776-1790.
ISaint-Hilaire. — 1750. « L'écolage des pauvres écheue au jour de Saint-Thomas , porte 21 livres 2 patars » pour 8 enfants.
En 1759 , le clerc perçoit 51 livres 2 sous « pour avoir enseigné les pauvres écolliers de la paroisse. » Depuis cette époque jusqu'en 1789 , les comptes municipaux indiquent en outre, que chaque année , la commune payait une petite somme ( 12 sols , 14 sols et plus ) aux enfants « pour avoir esté chercher les rameaux aux festes de Pâques. »
On voit aussi diverses dépenses faites pour la réparation de l'école ou du mobilier scolaire (1).
Il y avait aussi une école à VHermitage (2).
Saint-Remy-Cliaoïiiiée — J.-J. Rousseau, clerc, 1755-1780, remplacé par F.-J. Moussu.
i»aint-Remy-lIal-Râtie. — J.-F. Lebeau, id., 1759-1790.
i»aint-Waast. — R. Tondeur, id.,* 1759-1766.
Sars-Poteries. — J.-L. Pocquet, id., 1751-1769, remplacé par
im membre de sa famille.
fiémeries. — P.-A. Troclet, id., 1773-1790.
Scmooiiieii. — J.-J. Plateau, 1751-52, auquel succède L. Dutrieux , qui exerça jusqu'en 1796.
(2) Gomm. Hist. du Nord. t. IX , p. 58.
9olre-le-Cliâteao. — Ecole fondée en 1579 , par Dame Marie de Lannoj , marquise de Berghes , dame de Molembaix , Solrele-Ghâteau , etc , « au prouffit de ung maistre d'escole ydoine » et qualifiié pour enseigner la jeunesse aux lettres latines et ung » soubz -maistre pour aprendre icelle jeunesse à lire et escripre , » ambedeux (1) prestres , et à nostre chois et des nostres à Tad-
» venir Seigneurs ou Dames de Solre-le-Château Item ,
» seront lesdits maistre et soubz -maistre tenus d'escoUer pour » rien tous enffans povres de Solre et appendances , déclarés tels
» par attestation de la Loi (2) de chaque lieu Item , que le
» maistre principal ferat par le soubï- maistre, si luj-mesme ne » le veult faire , catéchiser tous enffans n'allant à Tescolle les » dimanches et jourd de f estes, ime heure devant la grande- » messe et une heure au plus devant ou après vespre? (3). »
De nombreux clercs. — A. Fauvelle , maître d'école , 1754.
Solrlnnes. — P.-J. Rondeau , clerc, 1766-1775.
Taisnières-sor-Helpe. — L.-J. Flament, id., 1750-1761, remplacé par J. Flament , et , en 1783 , par Toussaint de l'Ecluse.
Tatsnières-sur-Hoit. — J.-B. Abrassart, id., 1760, auquel succède , 1781 , une personne du même nom.
Trélon. — F. Roussy , id. , 1771-1785. — B. Roussj, 1785- 1786. — •• Et J. Bourgeois.
ireiidei;les-ao-Bols. — J.-A. et C.-M. Lussiez, id., 1750-1790.
Viea3i.-ilesnil. — Seheries, id., 1751-1760, remplacé par Desheries , auquel succède , en 1774 , Chaste.
VUlereao. — A.-J. Quinchon, id., J.B. Richard, maître d'école,
(1) Atnbo : Tous deux.
(2) La Municipalité.
(3) Pièces justificatives, 2® partie , N"
¥UleM-Pol. — L. Dusol, îd., 1752.
ITIllers-SIre-IVIeole. — Englebert de Grez , vicomte de Rouveroy , fonda , à VHermitage (1) , dans les dernières années du XIV® siècle , une charge d'écolâtre pour Tinstruction des enfants du voisinage. Un acte de sépulture du 2 novembre 1690 rappelle le décès du frère Gaspard du Bois , hermite , écolàtre , à l'hermitage de Villers. Neuf écolâtres lui succèdent jusqu'en 1789. L'un d'eux , décédé le 31 janvier 1776 , ét^it « Jean-Frtfnçois » Colson , Sgr d'Hec , près de Solre-le-Château , hermite , dit : » frère Jean-Baptiste. » A partir de 1743 , époque à laquelle les registres de l'état-civil commencent à être signés , on remarque très-peu d'illettrés, les signatures annoncent même une instruction primaire assez avancée (2).
Les bâtiments de VHermitage existent encore aujourd'hui à l'état de ferme (3).
l¥arf;nies~le-€(raiid. — J.-P. Dojson , clerc et maître d'école, auquel succèdent plusieurs maîtres du même nom.
l¥arf;nies-le-Petlt. — Ch.-J. Mollet, maître d'école , 1740- 1767, son fils lui succéda. Ils touchaient d'abord 50 francs, puis 100 francs , pour indemnité de logement , et le Bureau de Bienfaisance leur donnait une gratification en froment (4).
De 1740 à 1748 , les enfants les plus âgés payaient 1 franc par mois, les autres fr. 75 c, et les plus jeunes fr. 60 c.
IWi^neliles. — Leclerc , clerc , 1780-1790.
(1) Sur le hord de la Trouille.
(2) Sur 181 mariages , de 1750 à 1790 , 27 hommes seuls ne savent pas signer, ainsi que 12 femmes. De 1815 à 1826 , on compte 61 mariages , 18 hommes et 25 femmes ne signent pas , et de 1865 à 1875 , 102 mariages , 7 hommes et 8 femmes ne signent pas.
(8) Ces documents sont extraits d'un travail manuscrit, fait d'après les Archives municipales de M. Herbecq , Instituteur.
(4) Documents divers. — Arch. munie. — Note de M. Donary, Instituteur
STATISTIQUE DES CONJOINTS ET DES CONJOINTES SIGNANT LEUR ACTE DE MARUeE DANS l'aRRONDISSEMENT d'aVESNES,
Albes
Amfroipret . . .
Anor
Asseyent
Aadignies (2) .
Aulnoye
Avesnelles (3) .
Avesnes
Aymeries ....
Bâchant
Baives (4) ....
Bas-Lieu (5) . .
Baudignies ...
Bavai ,
Beaufort ,
Beaurepaire (6) , Beaurieux .
Bellignies
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(1) Toutes les communes de cet arrondissement faisaient partie du diocèse de Cambrai.
(2) Dépendait de Bavai.
(3) Les archives ne remontent qu'à 1815.
(4) Dépendait de Wallers.
(5) Les Archives ne remontent qu'à 1*793.
(6) Manquent les années 1*750, 1*756, 1*778 et 1784,
GOMMUNBS.
Report
Berelles ,
Berlaimont ....
Bermeries (i) . .
Bersillies (2).. .
Bettignies (3) . .
Bettrechies ....
Beugnies
Boulogne
Bousies
Bousignies ....
Boussières
Boussois
Bry (4)
Cartignies
Cerfontaine . . . .
Choisies (5) . . . .
Clairfayts (6) . .
GoUeret
Gousolre
Croix (1)
Damousies
Dimechaux . . .
Dimont
A reporter.