‹ Histoire de l'enseignement primaire et secondaire en Écosse plus spécialement de 1560 à 1872Chapitre 37 sur 74 · ANT · texte numérisé non relu

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que se répandre de plus en plus. Stow gardait sa position de directeur général sans rémunération, nonobstant l'offre tentante de la part du gouvernement de le nommer premier inspecteur des écoles écossaises, et il s’entoura de professeurs de premier ordre, aux âmes enthousiastes pour la rénovation de l’enseignement.

Quels étaient donc les procédés de cette première École Normale ? Qu’était-ce que le Training System ?

D'abord les conditions qui réglaient l’éducation des enfants eux-mêmes. Nous avons déjà vu la différence que Stow entendait entre instruction et éducation. Ce qu'il considérait comme de première importance était non pas d'acquérir beaucoup de science, mais de contracter de bonnes habitudes, un bon caractère. Dans cette formation, l’enfant était influencé beaucoup plus par l’action combinée de ses camarades que par les préceptes ou l'exemple d’une seule personne. La sympathie du nombre était toute-puissante. D'ailleurs Stow reconnaissait que la vraie vie d’un enfant est dans ses jeux (1). Le pré, donc, surtout pour les plus jeunes, était la partie la plus importante de l’école. Mais un pré dépourvu de surveillance aurait très peu d'avantages sur la vie des rues. Le rôle du maître était d’être toujours présent aux jeux, non pour les gêner, mais pour y prendre part en bon camarade, écartant ainsi d’une façon subtile toute parole répréhensible, toute action méchante, toute mauvaise manière, créant l’habitude d’agir honorablement, non par les préceptes, mais par le fait même. Le pré était le vrai monde des petits, révélant leurs sentiments naturels et leurs tendances de caractère.

Les corrections d’ailleurs ne devaient pas se faire sur un simple mot du maître, mais, moralement jugé par le

(1) Training System, p. 3.

nombre de ses camarades, le malfaiteur sentirait beaucoup plus la force de cette punition. Après les jeux les leçons devaient toujours commencer par une courte revue (sans mentionner aucun nom) de ce que le maître avait trouvé à critiquer dans le pré, à propos d'actes, soit d’injustice, Soit de cruauté, soit d’égoïsme. Les punitions corporelles étaient tolalèment défendues.

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