‹ Histoire de l'enseignement primaire et secondaire en Écosse plus spécialement de 1560 à 1872Chapitre 42 sur 74 · JOHN MUNRO · texte numérisé non relu

JOHN MUNRO

Nova el arhficiosa methodus docendi linguam latinam seu inslhitulio grammalicæ compendiaria. Lond., 1687, in-4°, 79 pages (Mus. Brit.).

L'auteur, un des régents de l’Université de Saint-André, prétend perfectionner l’enseignement de la grammaire : 1° en renfermant dans les Rudiments les règles et les faits fondamentaux de la grammaire; 2° en donnant la formation des cas par déclinaisons, et non pas dans des règles prolixes mais en paradigmes; 3° en indiquant les genres par signification et terminaison plutôt que par la méthode Lilienne d’examiner le génitif; &° en décrivant les choses dans les termes les plus simples; 5° par la brièveté et la perspicuité en général; 6° en arrangeant le tout de telle façon que deux ou trois années au plus suflisent à l’apprendre complètement. Ces prétentions ne sont pas trop exagérées. Le grammairien introduit le moins possible sa propre per-

sonnalité et ne pense qu'aux besoins des élèves. Son usage de paradigmes pour les noms, les adjectifs et les verbes est parfait. Sauf dans la Syntaxe, l’on ne trouve guère une règle. Celles qu’il y donne sont très claires et ne sont pas chargées d’exceptions ni d’annotations inutiles. Elles sont d’ailleurs numérotées et résumées dans les en-têtes se prêtant aisément aux besoins de référence. Les valeurs des cas et des temps ne sont indiquées que par des traductions soignées, mais, dans les exemples qui suivent, chaque cas ou temps a son explication particulière entre parenthèses. Dans la première partie les explications et les quelques règles sont en anglais, tandis que dans la syntaxe elles sont en latin suivies d’un résumé en anglais. C’est une très bonne grammaire bien proportionnée. L'auteur tient à signaler son indépendance d’esprit en se révoltant contre l’habitude de «fortifier » de pareils ouvrages par des lettres de recommandation. Il veut qu’on le juge par ses propres mérites et non pas par ceux de ses amis. Il y eut au moins trois éditions de cette grammaire.

Page 1