JÉSUITES
GoIIège, puis (1860) École de Notre-Dame-de-Mojngré, i85i,
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Villefranche. Ecclésiastique, Directeurs: Abbés ou Pères Franchet (1851-1856), Jordan ( i85()-i858), Franchet (i858-i86o)), Belot (i8()o-i8()i), Riou (i8f> 1-1875), Croibier (1875- 1880); Ghambert, laïque (1880-1881) ; Pères Rochette (1881-1890), Dromard (1890- 1895); Lepaître, laïque (1895-1897); Pères Rouvier (1897-1898), Bonnet (1898). Très belle installation. Les bâtiments, encore inachevés en i855, sont vastes, commodes, bien éclairés et aérés, destinés à recevoir 3oo pensionnaires, comportant 4 dortoirs dont 2 de 90 lits, 8 ou 10 classes, 4 salles d'études, 4 cours de récréation, avec un grand enclos, dans une propriété de ^3 hectares. Cette propriété est attribuée d'abord à Tabbé Jordan, puisa la Société de Jésus, puis aux PP. Damas et Jordan, de nouveau à la Société, puis à la Société de Jésus sous le nom d'une société civile.
Personnel: quelques laïques en nombre variable (de i à 17) et pour certaines années seulement ; il semble que ce soient seulement les professeurs d'arts d'agrément. Les ecclésiastiques sont d'abord 16, puis de '2o à 25 jusqu'en i8()3 ; ils sont 3o en moyenne jusqu'en 1868. Après la lacune des Notices, en 1873, leur nombre n'est plus que de 24 et descend à 18. On le retrouve à la moyenne de 21 entre 1882 et 1887, sauf en i883 où il est de 39, et sans que ces variations coïncident avec celles du chiffre des élèves. H est de 29 à 27 entre i883 et 1895, depuis lors de 22 ou 23. Certains directeurs refusent de dire le nombre et la qualité de leurs collaborateurs ecclésiastiques, qui semblent être tous des prêtres de la Société de Jésus.
Elèves : de i85i à 1870. — Les chiffres du début, 100 à i3o pensionnaires, augmentent par une progression à peu près régulière, accélérée entre 1862 et 1 866 où Ton gagne 170 élèves, jusqu'à 4oo. En 1873, nous trouvons ce nombre abaissé à 280; il remonte à 33o pour fléchir de nouveau en 1882 à 25o et même 200 (1884). Nouvelle progression qui l'élève jusqu'à 325(1891). Depuislors, sauf accident, il est tombeau-dessous de 3oo: on indique 284 en 1899. Le prix de pension, 600 francs au début, a été porté à 800 puis à 900 francs. Les demi-pensionnaires et les externes ne forment qu'un appoint, très variable du reste, et qui oscille entre 10 et 5o élèves. Les prix ont été de 35o â 5oo francs pour les premiers, de 100 à 200 francs pour les externes surveillés, les externes non surveillés étant admis gratuitement. Dans Tappréciation de ces chiffres, surtout de celui des pensionnaires, on ne doit pas oublier que, depuis 1873, les Jésui-
tes ont ouvert à Lyon, où ils retiennent une nombreuse clientèle, les trois ou quatre établissements dont il est question ci-après.
Le programme est celui des études classiques conduisant au baccalauréat es lettres. Les méthodes sont celles du Batio siudiorum
de la Société de Jésus. Il faut noter quelques particularités dans la distribution des classes comparée à celle de TUniversité. En i852, on suit Tancien système au lieu d^appliquer les réformes nouvelles et la bifurcation. En i855, on ne commence le latin qu'en sixième ; la bifurcation se fait à la deuxième année de philosophie ou de logique, et l'étude des sciences comprend, au delà, deux années. Les livres en usage sont en latin. On conserve longtemps ce régime et on n'organise ni la préparation au baccalauréat es sciences, ni l'enseignement spécial. La notice de i885 signale que les études commencent à la septième, avec le latin. En 1886 le latin est reporté à la sixième, oùl'on commence aussi le grec, à la fin de l'année. Les classes sont de 2 h. 1/2 le matin, de 2 i/4 le soir. En 1892, onfonde une classe de mathématiques correspondant au programme du baccalauréat es sciences. Le personnel, autant qu'on en peut juger par les listes, qui sont parfois refusées, semble moins riche en grades que celui des Chartreux ou des Dominicains. Le tableau de i8t)i n'offre que : 1 licencié et 7 bacheliers. Les documents sont insuffisants aussi sur les succès, sauf pour certaines années, comme 1886, où le directeur accuse 55 succès au baccalauréat sur 60 candidats.
La discipline est toujours signalée comme satisfaisante, indication sommaire qui ne permet d'en déterminer ni le caractère, ni les procédés. Quant aux tendances de l'éducation, elle est présentée en principe, suivant la formule donnée aussi par les autres congrégations, comme catholique et destinée à former des hommes pour la société. Mais au point de vue politique, l'autorité académique n'est pas toujours rassurée, même sous l'Empire. Le plus souvent, les notices se bornent à dire qu'on n'a pas trouvé de preuves de Tesprit de parti ou que rien n'autorise cette accusation ; quelques-unes pourtant (1859-1865) déclarent la supposition plausible. A partir de 1882, ce n'est plus un doute mais une affirmation que l'esprit de la maison est hostile aux pouvoirs publics. Les notices n'en donnent pas d'autre preuve que le refus, certaines années, de communiquer le tableau du personnel, ou la reconstitution secrète delà Congrégation au lendemain de 1880. Mais il faut ajouter, sans vouloir ni
Univ. de Lyon. — Chabot rt Giiarlkty. 10
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pouvoir conclure ici, que ces documents ne sont qu'une partie, la plus sèche, des rapports officiels.
2® Externat déjeunes gens (1873), puis Institution Saint-Joseph (188O), et Externat Saint-Joseph (1886). Lyon, rue Sainte-Hélène, n* 10, et impasse Cathelin, 5 (où est Tentrée). Directeurs : P. Rénier jésuite (1873-1881^, Fournier, laïque (1881- 1884), P. Fine, jésuite (i884-l8go), P. Laffély (1890... ). Propriété de la Congrégation des Jésuites, signalée en 188-2 comme «passée sur la tête dune Association civile des pères de famille de Lyon » ; en i884 le directeur déclare que les bâtiments sont tenus en location d'un sieur Gavotti par cette Société. Personnel : 1® Ecclésiastique : de 7 à 12 au début. Le chiffre qui atteint aSen i883 oscille, depuis i885, entre i5 et 17. 2*^ Les collaborateurs laïques, qui ne sont que 5 (?) en 1881, 12 en 1891, sont devenus plus nombreux que les religieux et sont, depuis une dizaine d'années, de 20 à 25.
Elèves : une seule notice, 1893, signale 10 pensionnaires (i5oo fr.), Demi-pensionnaires : il n'y en a pas les premières années ; en 1882 ils sont 124, le chiffre s'abaisse jusqu'à 60 en 1884» et oscille depuis lors entre 76 et 90 (800 à 960 fr.). Externes : le chiffre initial de 121 s'élève assez régulièrement jusqu'à 3oo ou 33o (260 fr., et 5oo pour les externes surveillés, c'est-à-dire pour la moitié environ).
Les programmes, les méthodes et l'esprit sont évidemment les mêmes qu'à Mongré. Le tableau du personnel est parfois refusé, celui de 1890 accuse 1 licencié, 6 bacheliers. L'établissement communique avec le suivant, dont il a été un moment et pour des raisons politiques déclaré distinct, et qu'il a absorbé depuis i885.
3° Institution Gigord, 1880, rue Sainte-Hélène, i4. Le directeur est un Père jésuite, supérieur de l'institution Saint-Joseph avant les décrets de 1880, et qui semble aussi être le vrai directeur de l'établissement précédent pendant la crise. Le local est signalé d'abord comme appartenant à la congrégation, puis en 1884 aux Frères des Ecoles chrétiennes. L'institution est consacrée à la préparation au baccalauréat es sciences et aux grandes écoles, surtout à Saint-Cyr, et reçoit aussi les élèves de rhétorique ou philosophie refusés au baccalauréat es lettres. Personnel de 9 à i laïques; ecclésiastiques : de i à 6.
Elèves : de i5 à 3o pensionnaires (1600 fr.); 3 ou 4 demi-pensionnaires certaines années, de 3 à 10 externes (800 fr.). Mêmes renseignements sur l'esprit général. Gesse en 1886.
L'ENSEIGNEMENT LCBRE DEPUCS 1850 147
4® Institution Notre-Dame de Fourvière, 1893. 4^ montée de Fourvière, directeur M. L. Guillard^ sous Tautorité du P. Dromard, jésuite. Etablissement bien installé, fondé pour la préparation àTEcole de Sîiint-Cyr. Personnel : de 7 à 9 laïques, dont plusieurs jeunes licenciés; de 8 à 9 ecclésiastiques. Elèves : de 5o à 65 pensionnaires (de 1000 à 1800 fr.) Cesse en 1897.
5® Ecole delà Trinité, 1895, 58, rue de Sèze. Directeurs PP. Buffet, jusqu'en 1897, Dromard (i898),Rochette (1899). Bâtiment neuf spécialement construit, très bonne installation, propriété d'une société civile. Destinée à être un établissement complet d'enseignement secondaire, cette école, d'après les ordres de T Archevêché, dit-on, ne dépasse pas la quatrième, mais comprend les cours préparatoires à Saint-Cyr (3 divisions). Personnel de 4 à 18 laïques, 10 ou 12 ecclésiastiques. Elèves : en 1898 : 69 pensionnaires (1200 fr.), 27 demi-pensionnaires (700 fr.), 68 externes (25o ou4oo).
LAGHAMP (Institution), 1881, la Mulatière. Laïque, Élèves: 60 dont 58 pensionnaires.
LACROIX (Pensionnat Lacroix ou Institution Saint-Pierre), 1 83 1, Lyon, i4, rue Saint-Pierre (Centrale). Laïque. Le directeur ancien maître d^études. Local assez mal disposé et sans cour de récréation; maison de campagne pour le jeudi et le dimanche. Personnel : I ou 2 laïques. Elèves : de 9 à 12 pensionnaires (1000 fr.) ou demi-pensionnaires (45o fr.) : de 3o à 9 externes (i5o fr.). Enseignement primaire pour la moitié ou les deux tiers. On conduit au lycée les élèves latinistes, de 6 à 18. Le directeur très connu et estimé dans son quartier. Cesse en 1875, à la mort du directeur.
LASSALLE (Établissement Saint- Alban), i 833, Lyon-Guillotière. Ecclésiastique. Personnel: i laïque, i4 ecclésiastiques. Elèves : en 1854, II o pensionnaires (85o fr.), 2 externes (100 fr.). Très bonne installation. La bifurcation se fait après la cinquième; le programme de philosophie est plus développé qu'au lycée, l'histoire autrement répartie. Cesse en i855, ayant encore 72 pensionnaires.
LAZARISTES (Institution des), 1894, Lyon, 24, montée Saint- Barthélémy. Ecclésiastique, Frère Cuinet, directeur, sous Tautorité
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du Supérieur. Bâtiments appartenant à la Congrégation. L'établissement n'est secondaire que pour renseignement moderne. Personnel : 7 frères. Elèves : i5c) pensionnaires ou demi-pensionnaires (700 et 45o fr.), de 3 à 10 externes.
LEGORJU (Ecole préparatoire), i895(?), date de la première notice, mais le tableau de 1900 donne 1877 comme date d'ouverture. Laïque, Propriété des Carmes. Personnel : de 6 à 8 laïques, i ecclésiastique. Élèves : de 3o à 5o pensionnaires (600 fr.) bu demipensionnaires, de 5 à '25 externes (25o fr.). Un assez grand nombre d'élèves primaires.
LEPINE (Institution), 1882, Lyon, 17, place Morand, puis (1886), 12, rue Molière. Laïque. A recueilli une partie de la clientèle de rinstitution Poncin. Personnel : 3 ou 4 laïques. Élèves : de 6 k 10 pensionnaires (1000 fr.) ou demi-pensionnaires (5oo fr.), de 5o à ()o externes (i5o fr.). De 3 à (> sont conduits au lycée. Classes irrégulières, surtout d'enseignement spécial. Préparation au volontariat. Cesse en 1887. L'établissement devient officiellement primaire et change de directeur.
LUSTROU (Institution), 1897, Caluire. Laïque, Personnel: 3 laïques. Élèves : 8 pensionnaires ou demi-pensionnaires. 3 externes. Pas d'autre notice que celle de 1897.
MAIRE (Pensionnat Sainte-Marie), i85o, Caluire. Laïque. Le directeur succède en i856 à Morand. Partage comme lui l'autorité avec M. Bernay économe. Personnel : de 3 à 7 laïques. Elèves : de 3o k 70 pensionnaires (5oo k (Joo fr.) ou demi-pensionnaires (3oo fr.), de i3 k 3 externes (i2ofr.). Quelques élèves secondaires seulement. Cesse en i8f)i.
MAIRE (Régis) (Institution), 1847, Cusset-Villeurbanne. Laiyiie. Personnel : 2 laïques, i ecclésiastique. Elèves : de f\o k 60 pensionnaires (4oo k 5 00 fr.). Etudes presque toutes primaires. Cesse vers 1870.
MALFROY (Institution), 1862, Sainte-Foy-Mulatière. Laïque.
Associé d'abord avec M. l'abbé Blanc, ancien curé de la Mulatière. Personnel : de i à lo ecclésiastiques, parfois un laïque. Elèves : de 90 a 12 pensionnaires (700 à 1200 fr.). Quelques externes à la fin, Etablissement qui eut sa renommée locale, et qui prospéra surtout de 1860 à i865. En i865, M. Malfroy ouvrit une institution à son compte et recruta projj^ressivement une petite clientèle qui se monta au plus à 25 élèves. Dans la première période, les études étaient vraiment secondaires; toutefois on ne dépassait guère la cinquième. Quelques élèves restaient à la maison au delà de cette classe et, malgré la distance, étaient conduits au lycée. Dans la seconde période^ les études furent surtout primaires. Quelques élèves étaient préparés aux examens. Cesse en i885.
MARECHAL (Institution), i853, i5, place Sain t-Pothin, Le directeur docteur es lettres. Laïque, Personnel : 3 ou 4 laïques. Elèves de 9 à 20 pensionnaires (1000-1200 fr.) ou demi-pensionnaires (600 fr.); de 3 à 9 externes (4oo fr.). La moitié environ vont au lycée. Préparation au baccalauréat. Cesse en i856.
MARECHAL (Léon) (Institution), 1868, 19, rue Saint-Joseph, puis (1875), 38, rue des Remparts-d^Ainay. Laïque. Personnel : de 3 à 5 laïques. Elèves: de 20 k 35 pensionnaires (iioo fr.) de 2 à 6 externes (i5o fr.). Quelques-uns vont au lycée. Cesse vers
MARISTES (Externat Sainte-Marie), 1893, 17, montée des Carmes, puis, 1897, montée Saint-Barthélémy, 4 et 6. Ecclésiastique, Le directeur est prêtre, mariste sécularisé, et partage Tautorité avec Tàbbé Denier. Directeurs: en 1893, abbé Bourgeot; en 1895, abbé Monfat; en 1898, abbé Perret. Personnel : de 3 k i5 ecclésiastiques, de 3 à 5 laïques. Elèves : de 3o (au début) à 5o (1899) demi-pensionnaires (700 fr.). De 3 à 47 externes (4oo fr.). On commence le latin en septième, le grec en sixième, les langues vivantes en cinquième.
MARMOZ (Institution), 1802. Lyon, rue Neuve, 3i, puis (i856), Saint-Genis-Laval, 1864, Lyon, 23, quai de Bondy. Laique. Personnel : i ou 2 laïques, certaines années. Elèves : de i à 18 pen-
sionnaires (1200 fr. ou même 1800 à Lyon, 600 à Saint-Genis) ; de 2 à 10 externes. D'abord préparation au baccalauréat; puis, à Saint- Genis, études primaires avec quelques latinistes. C'est à Saint-Genis que rétablissement fut prospère ; il dut quitter cette installation parce qu' « il portait ombrage aux frères Maristes », de Saint- Chamond sans doute. Cesse en i865.
MARTIN (Institution), 1822 (?), Millery. Laique. Personnel : de 1 à 3 laïques. Élèves : de 26 à 12 pensionnaires (4oofr.). Etudes surtout primaires, 3 ou 4 élèves latinistes. Cesse en 1875, à la mort du directeur.
MATHEY (Institution), i85c), rue Godefroy, 18, puis (i 865), rue Godefroy, 24 ; 1868, quai d^Albret; 1873, cours Morand, 9. Laique, Personnel : parfois 1 laïque. Elèves : de i à 10 pensionnaires (1000 à 1800 fr.), de 3 à 4 externes. Quelques élèves sont conduits au lycée, un plus grand nombre à TEcole centrale lyonnaise où le directeur est professeur; d'autres sont préparés au baccalauréat es sciences. Cesse en 1878.
MICHALLET (Institution Saint-Polycarpe), 1874, 6, rue des Capucins, puis(i883), 27, rue du Bon-Pasteur. Laique. Succède à Veyron-Chambaud, qui a fondé l'établissement en 1866. Personnel : de I à 5 laïques. Élèves: de i5 à 20 pensionnaires (1000 fr.) ou demi-pensionnaires (5oo fr.), de 3 à 20 externes (200 fr.). Enseignement surtout primaire et commercial. Peu de latinistes. Cesse en i883.
MICHAUD (Antoine) (Institution), i845, Neuville-sur-Saône, puis (1857), Lyon, i4, place Neuve -des-Carmes ; 1869, place du Gouvernement, 3. Laique. Personnel à Neuville : de 3 à 4 laïques, I aumônier. Elèves à Neuville : de 35 à 45 pensionnaires (5oo fr.), ou demi-pensionnaires (3oo fr.), de 24 à 27 externes (120 fr.). Très bonne installation. L'enseignement classique s'arrête à la seconde. Une quinzaine d'élèves latinistes ; les autres suivent un enseignement primaire ou professionnel. A Lyon, de i à 6 pensionnaires (800 fr.) ou demi-pensionnaires (4oo fr.),de 2 à 8 externes (i5ofr.). Quelques élèves latinistes seulement. Cesse en 1860. V. Giberton.
MICHAUD (Gaspard), 1845, Sainte-Foy. Laïque. Personnel: 6 laïques, 1 ecclésiastique. Elèves : de 70 à 35 pensionnaires (600 fr.) ou demi-pensionnaires (3oo fr.). L'enseignement secondaire y est irrégulier ou intermittent et ne dépasse pas la cinquième. Le titre de secondaire « donne du relief et séduit les familles ». Cesse en 1867, ou plutôt n'est plus compté comme secondaire.
MILLE (Institution), 1868, Lyon, 16, rue Saint-Joseph. Laïque. De 6 à i5 pensionnaires (2000 fr.) de 3 k 6 externes (1000 fr ). Préparation au baccalauréat. Cesse en 1872.
MINIMES (Institution Notre-Dame des Minimes), 1867, Lyon, I, place des Minimes. Petit séminaire qui prend, en 1857, le nom ci-dessus. On ne trouve pas de notice avant 1873, mais le rapport de 1869 le signale. Ecclésiastique. Directeurs : abbés Vettard, Vernay (1882), Petit (1887), Granotier (1898), sous Tautorité du Supérieur nommé par Tarchevêque. L'établissement est propriété diocésaine; très belle installation. Personnel : 4, puis 7 ou 8 laïques; de 17 à 28 ecclésiastiques; de 3 à 8 licenciés; de 3 à 6 bacheliers. Elèves : de 100 à 220 pensionnaires (900 à i3oo fr.) ou demi-pensionnaires; souvent pas d'externes, sauf en ces dernières années où ils sont de 10 à 3o. Le latin est commencé en huitième à Pâques, le grec en sixième au i**^ janvier, les langues vivantes en sixième.
MISSIONS D'ORIENT (Ecole apostolique des), 1878 ^ Cuire- Caluire, 72, rueCoste. Ecclésiastique. Directeurs : M. Raynouard, laïque, puis M. Tabbé Mathieu (1896), l'un et Tautre sous Tautorité de M. Destourbe, franciscain, aumônier. Personnel : de 3 à8 ecclésiastiques. Elèves : de 20, chiffre du début, à ^o, chiffre actuel, la plupart enfants pauvres, entretenus et instruits par charité. Ces élèves suivent les cours de l'enseignement classique et sont préparés au ministère des missions d'Orient. A ces renseignements sommaires M. le Directeur ajoute qu' « une médaille d'or a été décernée aux missionnaires par le gouvernement français, pour leur dévouement pendant les massacres d'Arménie, et que l'école est l'objet de la bienveillance et des encouragements du gouvernement ».
* Date dorinée par la réponse du Directeur. Les Notices donnent 1888.
MONLOUP (Institution), 1849» Lyon. Laïque, Cesse en i855 avec 12 externes.
MONNOT (Institution, puis, i8r>5, Lycée de TEnfance, 1846, Caluire, puis (i855) rue de TEnfance, à la Croix-Rousse). Laïque, Le directeur, employé à la Chambre de commerce, ne réside pas dans rétablissement et ne semble pas être le vrai directeur. Personnel : de 2 à 7 laïques, 2 ecclésiastiques. Elèves : de 3o à 90 pensionnaires (5oo fr.). L'enseignement secondaire s'arrête à la sixième et n'est pas suivi par tous les élèves. Cesse en i856.
MORAND, v. Maire (Pensionnat Sainte-Marie).
MOREL (Pensionnat de la Mulatière, puis, 1866, Institution Morel et Blanc, 1867, Pensionnat Morel), i852, Sainte-Foy-la- Mulatière. Ecclésiastique, L'abbé Morel remplace, en i865, M. Malfroy (v. ci-dessus) ; il est remplacé, en 1868, par M. Rastoul, sous la direction de qui rétablissement cesse en 1869. L'autorité est partagée avec l'abbé Blanc. Personnel : 7 ecclésiastiques. Elèves : de 45 à 60 pensionnaires (800 fr."^.
En 1868, Tabbé Morel s'installe à Lyon, quai Saint- Antoine, puis (1873) 4, rue Mercière. Il a de i à 5 collaborateurs laïques, une vingtaine de pensionnaires (800 fr.), de i5 à 4o externes (200 fr.). Quelques élèves, de 3 à 18, sont conduits au lycée. Les autres ne sont qu'en minorité secondaires. Installation médiocre, dans une vieille maison; le directeur très connu dans le quartier. Cesse en 1892,
MOURRARD (Institution), 1869, rue des Tourelles. Laïque. Une seule notice, celle de 1870, indiquant 2 collaborateurs laïques, 20 pensionnaires (4oo fr.), 2 externes.
NICOD (Institution), i855, Bully. /.a/'yue. Bonne installation à la campagne, au milieu du Beaujolais. Personnel : i ou 2 laïques. Elèves : de 12 à 45 pensionnaires (5oo fr.) ou demi-pensionnaires (3oo fr.), de 2 à i5 externes (80 fr.). Etablissement surtout primaire, où quelques élèves, de i5 à 20 au plus, font du latin. Cesse en 1876.
L'ENSEKtNEMENT libre depuis 1850 153
NOLOT (Institution), 1871, Lyon, 21, rue Longue, puis (1889) 21 , rue Cavenne, dans une maison spécialement construite. Laïque, Personnel : de 7 à i!^ laïques. Elèves : de 12 à 4o P^i^sionnaires (2000 à 23oo fr.)ou demi- pensionnaires (i5oo fr.),de 3 à 3o externes (1000 fr,). Nous devons, en outre, a Tobligeance du directeur les renseignements suivants : « L'Institution ne reçoit guère que des jeunes gens candidats au baccalauréat ou aux écoles supérieures de commerce, d'industrie et d'agriculture, ou autrefois au volontariat. Les professeurs sont assez souvent de jeunes licenciés, étudiants de facultés et candidats à l'agrégation. Les programmes sont les programmes officiels des examens et concours. Dans l'enseignement de la géographie, on s'attache à suivre la méthode de M. Berlioux, ancien professeur de la Faculté des lettres. Le régime intérieur n'a rien de rigoureux. On donne aux jeunes gens une assez grande liberté (plusieurs ont leur chambre), et plus de confortable que n'en peuvent comporter les établissements publics. Les internes prennent leurs repas avec la famille du directeur ; sans parler des promenades^ ils sortent en moyenne deux fois par mois, le dimanche. Les familles reçoivent des bulletins mensuels. Les rapports sont excellents avec les pouvoirs publics. »
NOTRE-DAME-DES-ANGES (Institution), 1870. Sainte-Foy. Directeur d'abord ecclésiastique {dihhé Audouy), puis laïque^ Roiron et Clerc (Claude-Philibert, V. ci-dessus). Personnel : d'abord 6 ecclésiastiques, puis de 5 à 8 laïques avec un ou deux ecclésiastiques. Sous les directions laïques, l'autorité réelle appartient à l'abbé Lafay, propriétaire de la maison et aumônier. Elèves : de 4o à 80 pensionnaires (de 5oo à 800 fr.) ou demi-pensionnaires, en petit nombre (3oo fr.), de o à 10 externes (200 fr.). Etablissement plutôt primaire ou préparatoire au volontariat. A peine quelques latinistes. Cesse en 1887.
NOTRE-DAME-DE-FOURVIÈRE (Institution ou Ecole), 1894, Lyon, 8, cloître de Fourvière. Ecclésiastique. Personnel : 2 ou 3 ecclésiastiques. Elèves : de i/\ à 34 pensionnaires (2000 fr.). L'établissement est la propriété de la paroisse. « Ecole née d'hier et sans grandes ambitions, nous dit M. le chanoine honoraire Chatelus qui Ta fondée. L'enseignement tend au baccalauréat classique, mais
ne compte encore que trois classes (sixième, cinquième, quatrième). Dans les limites d'oine discipline plutôt sévère et inséparable de l'éducation religieuse, on donne aux élèves les récréations, promenades, jeux, fêtes nécessaires à leur santé et à leur vie morale. Les sorties sont rares, et, sauf exceptions, les parents ne sont admis à visiter leurs enfants que pendant les récréations. )>
NOTRE-DAME-DE-LA-ROCHE (Institution), i883, les Sauvages (Tarare). Laïque. Le directeur laïque n'est qu'un prête-nom, disent les notices. La maison est la propriété du diocèse, ou prêtée au diocèse par M. Perret, et l'établissement une manécanterie entretenue par l'Archevêché et qui prépare au grand séminaire ; avec une succursale à Lyon, 76, rue Sébastien-Gryphe, où les élèves achèvent leur latinité avant d'entrer au séminaire d'Alix. Persotmel : de i à 5 ecclésiastiques. Elèves: de i5 à 53 pensionnaires. L'école vit de souscriptions, sans doute aussi des revenus du sanctuaire et du pèlerinage de Notre-Dame de la Roche. Les élèves sont instruits gratuitement ; les plus grands sont divisés en deux escouades, qui vont alternativement, pendant 5 à6 mois, à la maison de Lyon (dite du Prado), faire le catéchisme aux enfants pauvres et abandonnés.
ORY (Pensionnat), 1862^ Lyon, 9, rue Montbernard, puis(i864); 2, rue de la Bourse, et ( 1 868) cours Lafayette prolongé (Villeurbanne). Laïque. Le directeur prend d'abord la succession de Delorme, son beau-père, qui reste son associé, puis se sépare de lui. Personnel: I ou 2 laïques. Elèves : d'abord 35^ puis, après la séparation, de a à 20 pensionnaires, surtout candidats à l'Ecole vétérinaire. Gesse en
OZANAM (Ecole). Externat de lycéens, 1881, Lyon, rue de Vendôme. Ecclésiastique, Direcieiirs : abbé Girodon jusqu'en 1892, puis abbé Genevet. L'établissement est la propriété des Capucins, puis d^une société civile. Personnel : de 3 à i3 laïques, de 6 à 1 1 ecclésiastiques. Elèves : de 20 à 2oodemi-pensionnaires(8ooà 1000 fr.), dont quelques-uns seulement sont gardés pensionnaires pendant l'été. Pas d'externes, tout d'abord : il y en a de i5 à 200 depuis quelques années. L'école Ozanam conduit ses élèves au lycée à partir de la
cinquième ; ils étaient au début une douzaine, ils sont maintenant environ 120.
PERBOYRE (Ecole Jean-Gabhiel), 1892, Lyon, 5i, Chemin-Neuf. Ecclésiastique. Le Directeur, M. le chanoine Vernay, partage l'autorité avec M. Vallée^ prêtre des Missions, et rétablissement appartient à l'œuvre des Missions. Personnel : 2 ecclésiastiques. Elèves : de i5 à 20. Ils sont envoyés aux Minimes à partir de la troisième et instruits gratuitement.
PERRET (Institution), 1897, la Neylière (commune de Pomeys). Ecclésiastique. Personnel: 4 ou 5 ecclésiastiques. Elèves: de i5 à 25 pensionnaires préparés, gratuitement pour la plupart, au sacerdoce et aux missions .
PIGTET (Institution Saint-Polycarpe), i845 (?), 10, rue des Capucins. Laïque. Personnel : 8 ou 9 laïques, 1 ecclésiastique. Elèves : de 35 à 4o pensionnaires (1000 fr.), de 5o à 60 demipensionnaires (5oo fr.). Les deux tiers environ latinistes, conduits au lycée à partir de la cinquième (soit une trentaine). A partir de 1862, voir Chambert.
PONCIN (Institution), i85i, Lyon, 4 place du Collège (rue de la Bourse, local trop étroit mais ayant Tavantage d'être voisin du lycée), puis (1873), 7, quai Castellane (des Brotteaux). Laïque. Personnel: de 4 à 9 laïques; un ecclésiastique vient donner les leçons d'instruction religieuse. Elèves : de 17 à 43 pensionnaires (de 800 à i5oo fr.), de 2 à 26 demi-pensionnaires (de 4oo à 700 fr.), de 9 à 87 externes (de 100 à 200 fr.). La plupart sont latinistes et suivent le lycée ou s V préparent, sauf pourtant dans les dernières années où, surplus de 100 élèves^ une dizaine seulement sont signalés comme conduits au lycée. L'établissement cesse en 1882 et cède son local au lycée de jeunes filles.
RASTOUL (Pensionnat de la Mulatière). Ecclésiastique, 1868- 1869. V. notice Morel.
RAYMOND, signalé (1889) à Caluire.
REBEYRE (Pensionnat), 1874, Caluire. Laïque. Elèves: 3 ou 4 pensionnaires (2000 fr.). Cesse en iSyS.
REBOUL (Pensionnat), i856, rue Romarin, 27, puis (1866), rue Saint-Joseph, ig. Laïque. Personnel : 2 ou 4 laïques. Elèves : de 8 à 21 pensionnaires (de 900 a i5oo fr.), de 4 » «4 demi-pensionnaires (5oo fr.), de I à i5 externes (i5o fr.). Etablissement prospère dès le début, malgré^le local, en raison de ses bonnes relations avec le lycée, qui lui envoie les élèves qu'il ne peut loger. Le directeur est un ancien répétiteur du lycée. Toutefois, dans les derniers temps, il conduit moins d élèves au lycée. L'enseignement n'y est secondaire qu'en partie. Cesse en 1868.
ROIRON, nommé sans renseignements.
ROSSIGNOL, signalé en 1884.
ROUSTAN (Pensionnat secondaire), 1871, rue de la Reine, 6. Laïque. Personnel ; i ou 2 ecclésiastiques. L'autorité est partagée avec l'abbé CoUy. Elèves : de 3 à i5 pensionnaires ou demi-pensionnaires (de 800 à i5oofr.), de 2 à7 externes (4oofr.). Préparation au baccalauréat Cesse entre 1876 et 1882
SAINT-BRUNO (Manécanterie), 1893. Paroisse Saint-Bruno. Ecclésiastique. Directeur, Tabbé Pathoret. Personnel : 2 ecclésiastiques. Elèves : de i5 à 22 externes, instruits gratuitement.
SAINTE-CROIX (Manécanterie), 1893, rue de Condé, 27. Ecclésiastique. Directeur, Tabbé Franche. Personnel : 2 ecclésiastiques. Elèves : 20 externes, enfants de chœur, et qui reçoivent, presque tous gratuitement, une instruction sommaire.
SAINT-EUCHER (Manécanterie), 1893, 3o, rue de Dijon. Ecclésiastique. Directeur, Tabbé Bauron, i collaborateur. Elèves : de 8 à i4 externes élevés gratuitement. « Fondée en i852, nous écrit le Directeur, par M. Napolier, curé de Saint-Eucher, en vertu d'une fondation de M. et M'""^ Pailliêre, elle ne reçoit que des enfants qui veulent apprendre le latin et offrent quelques apparences ou indices
de vocation sacerdotale. Depuis la fondation, le nombre des élèves n'a jamais été supérieur à 24 ni inférieur à 8. L'instruction est donnée jusqu'à la quatrième ; au delà les élèves sont envoyés avec un secours pour leur pension, et au gré de leurs familles, dans un des petits séminaires du diocèse (Largentière, Saint-Jodard, Verrières, Saint-Jean).
« Un prêtre nommé par l'Archevêque et le curé sont chargés de l'enseignement et de Téducation. Les élèves qui sont formés au service des autels et du culte prennent leurs récréations dans la cour de l'école, sont conduits en promenade une fois par semaine ; la soirée du jeudi appartient à la famille.
« L'école, qui a été deux fois classée première au concours des 16 manécanteries de Lyon, a donné à l'Eglise plusieurs missionnaires et 2 évêques, M^' Chauvelon, évêque de Dansara, administrateur apostolique du Su'Tchuen, M^"^ Simon, évêque de Thaumacos, administrateur apostolique du Fleuve Orange. »
SAINTE-FOY (Pensionnat), 1848, Sainte-Foy. Laïque, Directeurs : Gâcon, puis (i855) ThoUon, puis (i856) Besson : le premier, signalé comme manquant de surveillance et de discipline, discrédité par rinconduite d^un membre de sa famille ; le second, associé de Robert (prédécesseur de Gâcon), signalé comme n'exerçant pas l'autorité, et servant en fraude, de prête-nom. Personnel: 4 ou 5 laïques, 1 ecclésiastique. Elèves: environ 70 pensionnaires (4oo à 4'^o) dont 5 latinistes. C'est une école primaire et professionnelle. Cesse en i856.
SAINÏ-FRANÇOIS (Manécanïerie), 1893, 11, rue Saint- Joseph. Ecclésiastique, Directeur : abbé Petit, sous l'autorité de M. Rivoire, vicaire de la paroisse. Personnel : parfois i laïque, 3 ou 4 ecclésiastiques. Elèves : de 24 à 37 externes ; rétribution variable. L'esprit clérical domine, dit une des notices.
SAINT-MARTIN-D'AINAY (MaiNécanterie), 1893, à la paroisse. Directeur laïque, M. Mathey, mais sous l'autorité du curé de la paroisse. Personnel : 3 ecclésiastiques. Elèves : de 20 à 22 externes, enfants de chœur ou payant une légère redevance.
SAUVIGNET (Institution), 1827, Lyon, ii, route de Grenoble. Laïque ; puis (i856) les Hirondelles ^ 4i* nie des Hirondelles ; puis 1860, Pensionnat Sauvignet ou de Neuville, à Neuville, dirigé par Sauvignet fils, et qui est en réalité un autre établissement (V. Volle); en 1869 à Marcigny. Laïque. Personnel : à Lyon, de 1 à 3 laïques, parfois i ecclésiastique ; à Neuville, 6 laïques. Elèves : à Lyon, de 33 à 17 pensionnaires (45o à 600 fr.), de 8 à 2 demi^pensionnaires (3oo fr.), de 5 à 10 latinistes seulement, et qui ne dépassent pas la sixième ; enseignement surtout professionnel. A Neuville, de 55à 75 pensionnaires (45o fr.), de 3 à 10 demi-pensionnaires (260 fr.), de 8 à i4 externes (120 fr.); une dizaine sont latinistes. L'établissement devient primaire en 1867, sous la direction de Favrichon; et on retrouve Sauvignet à Marcigny en 1 869 : il a 27 pensionnaires ou demi-pensionnaires (35o fr.), 64 externes (4o fr.). Cesse entre 1869 et 1873.
SAVIGNY (Institution), 1877, '^^ ^^* Remparts-d'Ainay, 36 ; puis (i883) 2, chemin de Montauban (propriété de la Congrégation des Carmes, très belle installation) ; puis, après liquidation (1895), école préparatoire à l'Ecole de commerce, 28, rue Franklin. Laïque. Personnel avant 1893 : de 12 à 25 laïques, 1 aumônier. Elèves: de 25 à 75 pensionnaires (de 800 à 2000 fr.), de 4 à 20 demi-pensionnaires (de 600 à 1200 fr.), de 6 à 22 externes (de 3oo à 600 fr.). 3 ou 4 sont conduits au lycée. La clientèle se compose surtout de candidats au baccalauréat et d'élèves irréductibles ailleurs ; ils sont laissés assez libres. Education « catholique laïque ». Depuis 1895, personnel de 2 à 6 laïques. Élèves : i ou 2 pensionnaires ; de 9 à 37 externes (5oo fr,), 2 vont au lycée. La dernière notice est de 1898.
SAVY (Institution), i84i ou i835. Lyon, rue Martin, 9, puis (1860) rue Martin, 2. Laïque, Personnel: i laïque. Elèves: de 8 à 1 3 pensionnaires ou demi -pensionnaires (de 600 à 4oo fr.) ; de 25 à 33 externes (i5o fr.); de i5 à 20 latinistes qui ne dépassent pas la cinquième. Directeur très consciencieux et estimé. Cesse en 1862.
SERRE (Institution Saint-Joseph), 1892, 9, rue Saint-Côme, puis
instution Gerson, 1894, quai Saint-Antoine, 3o. Ecclésiastique. Personnel : 4 laïques. Elèves : de 5 à 7 pensionnaires ou demi-pensionnaires (1000 et 600 fr.), de 1 1 à 17 externes (200 fr.); 2 ou 3 vont au lycée. Une seule notice, celle de 1895.
SOLAN (Maison de l'Enfance), 1 855, 43, rue de l'Enfance. Laïque. Le directeur ne parait pas résider ni exercer Tautorité. Averti, il se retire. Personnel : 2 laïques. Elèves: i4 pensionnaires (600 fr.),
3 externes (100 fr.). V. Besson.
TAXIL (Institution), i854, avenue de Noailles. Laïque, Le directeur s'absente souvent et partage Tautorité avec M. Gharrel. Personnel:
4 laïques, i ecclésiastique. Elèves : 12 pensionnaires (de 800 à 1200 fr.), 8 demi-pensionnaires (de 4oo à 600 fr.), i3 externes (i5oà 200 fr.). Les latinistes sont conduits au lycée. Une seule notice, celle de i855.
TISSANDIER (Externat), 1842, rue desForces; 1861, i,rue delà Préfecture, puis 1868, rue Centrale, 46« Laïque. Personnel: de temps en temps un collaborateur. Elèves : i ou 2 pensionnaires (900 à 1200 fr.), de 3 à 12 demi-pensionnaires (5oo fr.), de 8 à 22 externes (i5o fr.). La plupart suivent les cours du lycée et sont de jeunes enfants. Très estimé et digne de confiance. Cesse en 1878.
TORRE (Institution), i854, rue Sainte-Hélène, 3i, puis (i865), même rue, 43, avec, en même temps, une installation de campagne pour Tété à partir de i856, à la Demi-Lune d'abord, puis (1861) à Francheville (Quatre-Chemins). Laïque. Le directeur est italien. Installation très confortable et pour une Jclientèle riche. Personnel : d* abord i laïque, puis, à partir de 1860, de 4 à 6 laïques et I aumônier. Elèves: de 12 à 34 pensionnaires (1000 fr.), de 2 à 16 demi-pensionnaires (45o fr.), 2 ou 3 externes irrégulièrement (3oofr). En 1860, le directeur a quelques élèves du lycée, puis y renonce (i863), puis reprend ce régime; en 1866, il en a 16. Les élèves sont surtout de jeunes enfants de familles riches que Ton tient à mettre Tété à la campagne. La plupart sont latinistes et ne dépassent pas la quatrième. Le directeur consciencieux et habile. Cesse en 1878.
VEYHON-CHAMBAUD (Institution Saint- Polycakpe), 1866, rue des Capucins, 6. Laïque, Personnel : i ou 2 laïques. Elèves: de 12 à i5 pensionnaires ou demi-pensionnaires (1000 et 5oo fr.), de 3 à 8 externes (aoo fr.). A partir de 1874, v. Micuallet.
VI AL (Institution), i856, rue de Sarron, 8, puis (1861) rue Saint- Joseph, 4^> puis (1864) rue Saint-Joseph, 62. En 1882, institution Vial-Pkadèlet. Laïque, Personnel : i ou 2 laïques. Elèves : de 2 à () pensionnaires ou demi-pensionnaires (2000 et i5oo fr. et toutes les fournitures en plus); de 4 à 11 externes (1000 fr.). Les pensionnaires sont installés dans des chambres. Ces élèves sont surtout des candidats au baccalauréat es sciences. Cesse en 1882.
VINCENT PiERKE (Institution), 1846 ou 1842, rue Masson, 33, puis (i856), clos Bissardon, 8, rue de TOrangine. Laïque, Personnel : de
3 à 4 laïques. Elèves : de \^ k 70 pensionnaires ou demi-pensionnaires (45o et 3oo fr.); de 2 à 6 externes (120 fr.). Quelques élèves seulement, lo au plus, sont latinistes, 2 ou 3 vont au lycée. L'établissement est donc surtout primaire. La discipline et même la surveillance semblent plutôt faciles. Cesse entre 1876 et i883.
VINCENT François (Institution), 1895, Villeurbanne-Cusset, chemin du Grand-Camp. Laïque, Personnel : 2 laïques. Elèves : 17 pensionnaires ou demi-pensionnaires (Soo et 35o fr.); 17 externes (i5ofr.). Etablissement surtout primaire ou d'enseignement moderne. Une seule notice, celle de 1897.
DE VIRIEU (Institution), 1868, rue Vaubecour, 8, puis (1876) place d'Ainay, i . Laïque, Personnel : parfois i laïque. Elèves : de
4 à 7 externes ((ioo fr.), candidats au baccalauréat. Cesse en 1876.
VISMARA (Institution), 1874, rue des Marronniers, 5. Laïque, Personnel : 4 ^ * 1 laïques, i ou 2 ecclésiastiques. Elèves : de là 9 pensionnaires (1800 à 2000 fr.) ; de 2 à 10 demi-pensionnaires (1000 fr.); de 7 à 35 externes (5oo fr.). Quelques-uns, de 2 à 8, sont conduits au lycée. Education catholique laïque.
VOLLE (Institution), 1867^ Neuville. Laïque; mais le directeur
semble partager Tautorité avec un abbé. Personnel : 2 laïques, 2 ecclésiastiques. Elèves : 20 pensionnaires (5oo fr.), 7 demi-pensionnaires (3oo fr.), 20 externes (120 fr.). A partir de 1860, voir Sauvignet.