‹ Histoire de l'enseignement secondaire dans le Rhône de 1789 à 1900Chapitre 24 sur 51 · NOTICES · texte numérisé non relu

NOTICES

ANNONCIATION (Institution secondaire libre de l'Annonciation), 2, rue Laporte (hyon-Y aise). Ecclésiastique. A été fondée, en i86o, par le curé de la paroisse, en même temps que la paroisse elle-même. Installée dans les bâtiments de la cure, son histoire n'offre rien de bien saillant. Elle n'a en vue que le recrutement et la préparation de futurs desservants du culte ; elle ne reçoit qu'un nombre restreint d'enfants, 6o environ, dont, au plus, 12 pensionnaires ou demi-pensionnaires. Encore l'enseignement secondaire^ uniquement classique, n'y compte-t-il qu'une dizaine d'élèves, avec deux professeurs. Après quinze ans, ces élèves passent dans des séminaires ou dans d'autres établissements secondaires. L'institution n'a eu jusqu'ici que deux directeurs, M. l'abbé Dubois, de 1860 à 1891, et après lui M. Duveau, qui ayant servi l'Université près de 4o ans « lui garde un fidèle attachement ». Les programmes et l'emploi du temps n'ont rien de particulier. La discipline repose surtout sur l'éducation et l'instruction religieuses. « Les punitions consistent kécrireunetâche, dont la longueur dépasse rarement 25 lignes, et qui s'accomplit le plus habituellement après les devoirs terminés, et non pendant les récréations. «La privation de sortie(une sortie par mois, le dernier jeudi) n'est jamais nécessaire ; les maîtres causent ou même jouent avec les élèves. Les fêtes, dont les principales ont pour occasions celles du curé, du directeur ou des professeurs, couses frais, qui a logé 1000 mobiles à la campagne et donné 1200 francs pour secours aux blessés, on a commis des dégâts... On a dû fermer l'institution, et les professeurs ont été réduits à donner des leçons en ville à leurs élèves réunis par groupes.

« Aux Chartreux on a reçu 4«o soldats. Les études n'ont pas été interrompues.

« A Mongré, jusqu'au 5 décembre 1870 on a eu peu à se plaindre. On s'était engagé à soigner a5 ou 3o malades aux frais de la maison. On reçut pendant deux jours jusqu'à yoo soldais d'une légion du Rhône. Les études marchaient cependant. Mais le 5 décembre les Jésuites reçurent l'ordre d'évacuer la maison pour faire place à une autre légion (Alsace-Lorraine). Il y a eu juscju'à 3ooo hommes dans la maison etcjui ont commis de nombreux dégâts, dit l'Econome. L'institution a été fermée depuis le 5 décembre, n (Archives nationales, F 17 H 99687.)

Univ. de Lyon. — Chabot et Chauuîty. 9

lao LA LIBERTÉ DE L'ENSEIGNEMEIfT

sistent en promenades, ou en longues excursions, ou en représentations théâtrales familières.

A ces renseignements, donnés par le directeur actuel, ajoutons que les notices officielles signalent, en i883 seulement, une institution Dubois (5, rue de la Claire), installée dans des bâtiments qui appartiennent aux Frères de la Doctrine chrétienne, et qui servent aussi à Técole des Frères. M. Dubois partage l'autorité avec le Supérieur qui dirige cette école ; il n'a d'abord que 2 collaborateurs ; en 1891 , il en a 7. Son institution est bien la manécanterie de la paroisse, préparant jusqu^à la quatrième au petit séminaire, quand elle a des élèves pour les études secondaires ; ceux-ci sont presque tous admis gratuitement.

* BAILLY (Institution), 1 871, Lyon, rue Saint -Joseph, 16. Laïque, De 4 ^ 12 élèves. Pension 2000 fr. Externat 800 fr. Préparation au baccalauréat. Gesse en 1877.

BARBIER(Institution),i 877, Lyon^rue Bourbon (Victor-Hugo), 46, puis rue Neuve, 82 (1889), rue Président-Garnot, 10 {i8q5). Laïque, Le Directeur, ancien élève de l'Ecole polytechnique. Internat annexé en 1880. Personnel : 2 ou 3 laïques, depuis 1887. Elèves : de 2 à 8 pensionnaires (2000 fr.), 10 externes en moyenne (600 fr.); déplus, surtout au début, de 20 à 25 élèves du Ivcée ou d'autres établissements, venant prendre des répétitions. Préparation au baccalauréat et répétitions.

BARDIOT (Abbé, Gollège de Takare), i844, Tarare. Ecclésiastique, Personnel : 4 o^ 5 laïques. Elèves : de 22 à 5o pensionnaires (35ofr.). De 3 à i5 demi-pensionnaires(i5ofr.).De35 à 60 externes. Le Directeur reçoit, à titre d'Instituteur primaire public, une subvention de 2400 francs de la ville de Tarare, en échange de laquelle les externes sont admis gratuitement. En réalité, ce collège est surtout et parfois exclusivement un établissement primaire. On y signale, au plus, une dizaine d'élèves latinistes, qui ne dépassent pas la quatrième et suivent le programme officiel. Gesse en 1873.

BARRAL (Institution), 1881, Lyon, 34, quai Saint- Antoine. Laïque, Personnel: i ou 2 laïques ou le Directeur seul. Elèves : de

i3 à 3o externes (loo fr.), dont un ou deux élèves du lycée. Enseignement surtout primaire. Gesse en 1884.

BÉGUIN (Institution préparatoire a l'Ecole vétérinaire), 1887, Lyon, chemin de Montauban,33. Laïque, Personnel: 5ou6 laïques. Elèves : de 8 à i5 pensionnaires (100 fr. par mois). Etablissement fondé comme primaire, en 1879. Repris en 1886, par M. Hurbin- Lefèvre, qui le fît inscrire comme secondaire et le céda au bout dun an à M. Béguin, prête-nom, disent les notices officielles, de M. Gassignol, beau-frère de M. Savigny. Inscrit en 1889, ^^^^ ^^ non\ de M. Collet. Gesse en 1889, faute d'élèves.

BERNAY (Pensionnat Sainte-Marie), 1864, route de Galuire, 5o, à Cuire. Laïque. Personnel : de 2 k 8 laïques, plus un aumônier au début. Elèves : de 'i\ à 72 pensionnaires (5oo à 700 fr.). C'est plutôt, et, à la fin, uniquement une école de commerce avec, de temps en teipps, 2 ou 3 élèves pour le latin. Cesse en 1874.

BERTRAND (Ecole commerciale, industrielle et agricole de Brignais), 1868, Briguais. Laïque. Personnel : de 2 à 5 laïques. Élèves : de 12 à 4'^ pensionnaires (65o fr.); de 9 à 16 externes. Quelques externes seulement à la fin (100 fr.) . Etablissement d'enseignement spécial. Cesse en 1875.

BESSON. Pour i85f), v. Pensionnat de Sainte-Foy. En 1857 • Maison de l'Enfance, 43, rue de l'Enfance. Laïque. 17 pensionnaires (600 fr.). Directeur à surveiller, dit la notice. Puis 1861 (Pensionnat), 34, rue du Bon-Pasteur ; 1867, \i, quai Saint- Vincent. 1872, rue Constantine, 9. Elèves : d'abord de 4 à 5 pensionnaires (1200 fr.), puis I ou 2 en 1 870-1 871. Rué Constantine, l'établissement a surtout des externes, de i4 à 22. Cesse en 1874, à la mort du directeur.

BOURDIN (École Salnt-Polycarpe), ii, place Croix-Pâquet, de 1872 à 1887; à partir de 1887, Institution Bourdin, fi, rue Royale et 7 rue d'Alsace. Laïque. Deux périodes : \^ de 1872 à 1887. Personnel : en moyenne 2 ou 3 laïques, 4 congréganistes ou Frères des Ecoles chrétiennes. Elèves : de 70 à 100 externes (de 120 à 200 fr.) Les notices présentent l'établissement comme surtout primaire,

dépendant du curé de Saint-Polycarpe, sorte d'annexé de la manécanterie, ou école cléricale de la paroisse, ayant souvent des maîtres sans grades, et préparant quelques élèves au petit séminaire, au lycée ou à d'autres établissements secondaires. — 2" à partir de 1887, l'institution appartient à M.Bourdin seul. Il a 2 ou 3 collaborateurs, presque toujours laïques. Il rec^oit 2 ou 3 pensionnaires, et surtout des externes (de 4 ^ '-*<>) î il conduit la plupart de ses élèves au lycée (de 3 à 22). « L'Institution est seulement, nous dit le Directeur, un externat de lycéens : elle suit donc exactement les programmes du lycée ; elle concilie dans l'éducation l'esprit de famille avec la religion et la solide instruction universitaire. »

BOURLANGE (Institution) 1872. Rue Saint-Joseph, 16. Laïque. Elèves : de 6 à 8 pensionnaires (2000 fr.) ; de 5 à 6 externes (1000 fr.), laissés assez libres. Candidats déjà refusés au baccalauréat. Cesse en 1874.

BOUTARD (Ecole Saint-Louis) 1876. Lyon, quai d'Occident, 5. Laïque. Elèves: 16, dont 10 externes. Pas d'autre notice que celle de 1876.

BOYER (Pensionnat de Thizy), 1867, Thxzy. Laïque. Personnel : 2 laïques. Elèves : 20 pensionnaires (4oo fr.) ; 7 externes (100 fr.). Presque exclusivement primaire Pas d'autre notice que celle de

G AILLEBOIS (Externat), 1860, Lyon, rue Saint-Jean, 'i^. Laïque. Elèves : de 8 à 12 externes (120 fr.). Programme des lycées. Gesse en 1861 à la mort du directeur.

CARLET (Pensionnat), i865, Lyon, quai Gastellane, i. En 1867 : Ecole Louis XVI. Successeur de Dauvergnb. Laïque. Personnel: I. laïque au début. Elèves : de 5 à 7 pensionnaires au début (65o fr.) ; de 12 à i5 externes (i5o fr.). Etablissement modeste et sérieux. En 1868 il envoie 3 élèves au lycée. Gesse en 1871.

CARRIÈRE (Etablissement libre d'Instruction secondaire), i853, Lyon, rue du Bât-d'Argent, 16. Laïque. Elèves: 3 externes. Ne dépasse pas la quatrième. Pas d'autre notice que celle de i854.

CAUTAIN (Externat de jeunes gens), i865, Lyon, rue Saint- Jean, Sg. Laïque, Elèves : de 12 à i5 externes (de 100 à i5ofr.), en majorité pour renseignement spécial. Cesse en 1870.

GAYRON (Etablissement libre d'instruction secondaire : ci-devant Pension), 1846, Lyon, quai de Retz, 7. Cesse en 1857. Dans la suite, Externat Cayron. En 1861, rue Constantine, 12; en 1868, rue du Bât-d' Argent, 7. Laïque, Le directeur, ancien séminariste, ancien professeur au Collège des Dominicains d'Oullins. Elèves : au début, de 4 à 6, surtout pensionnaires (1000 fr.) et candidats au baccalauréat. Pendant cinq ou six ans, M. Cayron n'a jpas d'élèves et tient seulement à garder son titre de chef d'établissement. A partir de i865, il reprend 3 ou 4 externes pour le baccalauréat. Cesse en

CHALAMET (Pensionnat), i856, Condrieu. Ecclésiastique sécU" lier.. Personnel : 2 ecclésiastiques. Elèves : de 6 à i5 pensionnaires (45o fr.) De 3 à 9 externes (80 fr.). Pas de classes régulièrement constituées. Peu d'élèves secondaires. Cesse en 1809 de figurer aux Notices comme établissement secondaire.

CHAMBERT (Institution Saint-Polycarpe), succède, en 1862, à Pictet. 10, rue des Capucins. En 1867, Ecole Fénelon, quai Joinville. Laïque. Personnel: de 8 à 17 laïques, plus 1 aumônier. Elèves: pensionnaires, de 20 à (io (1000 fr.). Demi-pensionnaires, de 4''> à85 (600 fr.). Conduits à partir delà sixième au lycée (3o en moyenne). Etablissement bien tenu et prospère. Cesse en 1875, Cependant, on trouve une notice Ecole Fénelon, en 1876, au nom de Fournier, avec 95 élèves. En 1882, le titre a disparu.

CHARTREUX (Institution des), 1842, Lyon, aux Chartreux, 58, rue Pierre-Dupont. Ecclésiastique, Directeurs, abbé Thibaudier, puis abbé Gonindard (1873), abbé Déchelette (i885). Jusqu'en 1892, le directeur avait seulement la charge des études et partageait l'autorité avec le supérieur ecclésiastique, l'abbé Hyvrier (né 1809, mort 1892), qui était chargé des intérêts temporels et des relations avec les familles. Etablissement admirablement installé, dans une belle propriété donnée au diocèse par le

cardinal Fesch. A partir de i885, cette propriété est indiquée comme appartenant, non plus à Tarchevêché ou au diocèse, mais à la Société des prêtres de Saint-Irénée, qui a son siège dans une maison voisine. Des bâtiments annexes ont été construits vers 1887 pour Tinstallation de TEcole préparatoire aux grandes écoles et aux examens scientifiques.

Personnel : 1° environ 20 laïques externes, parmi lesquels quelques étudiants ou maîtres de TUniversité ; les écarts de chiffres des notices tiennent sans doute à ce que Ton y fait tantôt figurer, tantôt non, les professeurs d'enseignements accessoires et d*arts d'agrément; 2® environ 20 ecclésiastiques jusqu'en 1882 ; depuis lors de aS à 35, logés à la maison. Ceux-ci sont des prêtres réguliers du diocèse de Lyon qui, à partir de 1884, sont donnés comme groupés dans la Société des prêtres de Saint-lrénée, « congrégation diocésaine », dirigée par le cardinal archevêque, sans vœux que celui d'obéissance à l'ordinaire, et conservant le caractère de prêtres séculiers. Dans le tableau du personnel de la même année, on relève 10 licenciés, 7 bacheliers. Elèves : environ 200 pensionnaires (85o fr., puis 950, 1000; i/^oo pour Técole préparatoire); depuis une quinzaine d'années s'y ajoutent de 20 à 4<> demi-pensionnaires (600 à 1000 fr.)

Le programme de 1 enseignement, qui est tout classique, est en somme celui de l'Université avec quelques différences. Ainsi, en 1854, on continue de suivre l'ancien programme jusqu'à la fin de la seconde. La bifurcation ne commence qu'en rhétorique et le cours de philosophie est plus développé qu'au lycée. En 1886, on a reculé le latin et le grec d'une année (latin en 7®, grec en 6^), sans adopter pleinement la réforme officielle. A partir de 1884 (?) une école préparatoire, dite Ecole Saint-Irénée, reçoit les candidats aux examens et écoles scientifiques, et compte une trentaine d'élèves. Les études semblent bonnes, les succès au baccalauréat réguliers et nombreux : on trouve signalés dans la notice de 1886 des succès aux écoles Polytechnique, Saint-Cyr, Centrale. L'établissement des Chartreux a donc conservé pendant ce demi-siècle son crédit, sa clientèle et sa prospérité ; les notices officielles relèvent parmi les causes de ce succès, outre la direction, la discipline et les études, rattachement des anciens élèves, qu'une fête de famille réunit tous les ans à la maison.

L'éducation y est présentée comme catholique libérale, destinée à

former « des hommes religieux pour la société » , nullement animée d'esprit de parti, sympathique à l'Université. On note, en i885, que le directeur vient d'être nommé évêque de Verdun, et, en 1886, que l'archevêché vient de supprimer le noviciat des Chartreux et ne leur est pas, dit-on, favorable.

CHEVALIER (Institution Sainte-Barbe), 1862, Lyon, place du Consulat, 7. En 1868, boulevard du Nord, 9. Ecclésiastique, Le directeur, prêtre séculier^ semble succéder à l'abbé Constant. Personnel : de 7 à II laïques, 2 ecclésiastiques. Elèves: de 25 à 3o pensionnaires ou demi-pensionnaires (1800 et 1200 fr.), de 4 ^ 10 externes (800 fr.) En principe, préparation aux grandes écoles et au baccalauréat, puis seulement au baccalauréat. Les élèves sont, pour la plupart, installés dans des chambres. Cesse en i8fi6.

CHERVIN (Etablissement d'instruction secondaire, autrefois Pension, plus tard Pensionnat), 1822 ou 1827, Thizj, Laïque, Le directeur est signalé en i854 comme devant être surveillé au point de vue politique. « Il a été arrêté, en 1848, pour avoir manifesté des opinions démagogiques » et déféré, en i85i, au Conseil académique « pour avoir outragé un instituteur de la commune dans une pièce jouée par ses élèves à la distribution des prix. L'an dernier, à la même fête, des élèves habillés en femme ont figuré dans la pièce de Pourceaugnac ». Quoi qu'il en soit, tout semble ensuite se régulariser, la discipline est seulement un peu molle. Elèves: de 16 à 3 pensionnaires (4oo fr.) jusqu'en 1861. De 25 à 9 externes (80 à 100 fr.). A partir de 186 1, de 10 à i5 externes. L'établissement décline, devient surtout primaire. Cesse en 1867.

CLAVEISOLLES (Ecole de), 1864, Claveisolles. Aubœuf, directeur, ecclésiastique séculier, partage l'autorité avec le curé de Claveisolles. Personnel : 2 ecclésiastiques. Elèves: de 17 à 23 pensionnaires (3oo fr.), 2 ou 3 externes (5o fr.). On commence seulement le latin. Cesse en 1868.

CLAVEISOLLES (Manécanterie de) ou Institution Faubert, 1886, Claveisolles. Ecclésiastique, Propriété de la congrégation des relig^ieusesde l'Enfant-Jésus de Glaveispllçs, Personnel ; 3 ou 3 ecclé-

siastiques. Elèves : de i8 à 20 pensionnaires (35o fr.) préparés, jusqu'en cinquième, aux petits séminaires d'Alix et Saint-Jodart.

CLERC Claude-Puilibekt (Pensionnat), i85f>, Belleville. En 1859, Lyon, 4i rue Béchevelin; en i8()4, 3, rue de Marseille. En i865 : Ecole de commerce, même local; en 1868, place du Pont. Le directeur devient, en 1882, directeur du Pensionnat de la Mulatière ou Notre-Dame-des- Anges. Laïque, — A Belleville. Elèves : 2 ou 3 pensionnaires (4î>ofr.), \\\ à 4^> externes ((>o fr.), 6 latinistes seulement. A Lyon : 3 ou 4 pensionnaires à partir de 1864 (55o fr.), de 64 à 10 externes (80 fr.), 6 latinistes au plus, souvent point; rétablissement, médiocrement installé, n'est qu'une, école primaire élémentaire, et n'est plus compté comme secondaire à partir de

CLERC Marie-Augustk (Institution), 1882, Lyon, quai de la Guillotière, 3o, jusqu'en 1884. Rouvre une école en 1887 place des Jacobins, 3; en 1891, rue Victor-Hugo, 3o ; en 1893, école Ampère; en 1897, ^^^ Saint-Joseph, 19. Laïque. En même temps répétiteur aux Chartreux, aux Minimes, à l'école Ampère. Personnel : de 1882 à 1884 I ou 2 laïques. Pas de collaborateur de 188a à 1893. Depuis lors, de I à 4 laïques. Elèves : de 1882 à 1884, i> ou (> pensionnaires (2000 fr.), 3 externes (800 fr.), pour le baccalauréat; un élève du lycée. Depuis 1887, de i à 5 pensionnaires ou demi-pensionnaires, de I à 3 externes. Recueille en 1893 une partie de la clientèle de l'établissement Gourju avec le titre d'école Ampère. Préparation au baccalauréat.

COLLET, V. Bkguln.

CONSTANT (Abbé), Institution Sainte-Barbe, 1861, i, place du Consulat. V. ci-dessus notice Chevalier. Puis, 1862, Institution la BuiKE, rue de Crémieu, i3. Ecclésiastique. Personnel: en 1861, 6 laïques, 5 ecclésiastiques, pour 26 pensionnaires et fi externes dont 2 au lycée. En 1862, i ecclésiastique, i laïque pour 2 pensionnaires (i5oo fr.). Préparation au baccalauréat. Cesse en i863.

CORNILLON (Abbé), Pensionnat d'Ecully, i834. EcuUy. Ecclé^

siastique. Le bâtiment est la propriété de M. CoUard, qui est chargé des rapports avec les familles. L'installation est médiocre, mais le directeur mérite la confiance des familles. Personnel : en moyenne 2 laïques et 'i ecclésiastiques. Elèves : de 20 à ^o pensionnaires ou demi-pensionnaires (de 5 00 à 1000 fr.) dont 3 ou 4 sont élevés gratuitement. En i858, on note que l'établissement a, depuis sa fondation, élevé 5o pensionnaires gratuits Ces élèves sont rarement tous latinistes; le plus souvent 12 ou i5 seulement sont secondaires et ne dépassent pas la cinquième. La discipline est douce, l'éducation domestique. L^établissement doit son succès au caractère désintéressé du directeur et à son esprit religieux, à sa situation en un lieu salubre, à proximité de Lyon grâce à la commodité d'un service d'omnibus. Cesse en 1870.

CUSSET (Pensionnat de Lachassagne), 1868, Lachassagne. Laïque, Etablissement primaire jusqu'en 1868, dirigé par un instituteur en retraite, dont le fils ouvre à cette date une école secondaire pour des enfants d'agriculteurs, de petits bourgeois, et quelques candidats au baccalauréat. Personnel : de i à 3 laïques. Elèves: jusqu'en i885. environ 3o pensionnaires (5oo fr.). L'établissement décline à partir de 1886, grâce à la concurrence du collège de Villefranche qui vient d'être rouvert. Cesse en 1888

DAUVERGNE (Pensionnat), i84o, Lyon, 22 cours Morand. En 1862, quai Castellane, i . Laïque. Personnel : i ou 2 laïques jusqu!en i858. Elèves: de i4à 2 pensionnaires (()oo fr., puis 800, puis 1000) de 5 à 6 demi-pensionnaires, de i5 à 20 externes (200 fr.) : à partir de 1861, c'est surtout un externat. Elèves en majorité latinistes, préparés au lycée, où on les conduit à partir de la cinquième. Depuis longtemps installé, avec un directeur connu et estimé, l'établissement^ sans se développer, conserve son crédit dans le quartier. Cesse en i865.

DEJEY (Institution), 1861, rue Impériale, 37, puis (1871) ave nuede Noailles, 10. Laïque, Le directeur, ancien répétiteur. Personnel de 3 laïques. Elèves: de 3 à 12 pensipnnaires (1800 à iSoofr.) de 4 à i3 demi-pensionnaires (1000 fr.), de 2 à 2.5 externes(4oo fr.). Ces élèves sont presque tous conduits au lycée. Cesse en 1878.

DELORME (Institution), 184H, Lyon, avenue de Grammont, 35, puis (i8f>o) rue Montbernard, 9, et (i8()^) avenue de Noailles, 12. Laïque, Le directeur, associé pendant un temps avec son fçendre, M. Ory, de qui il se sépare en i8(>4. Personnel : i à 4 laïques. Elèves : de 2 à i G pensionnaires (1000 fr.); de 2 à 10 demipensionnaires (45*) fr.), environ 20 externes (uoo à 100 fr.). Les élèves sont conduits au lycée à partir de la cinquième; plusieurs sont admis gratuitement ; par moments rétablissement est surtout primaire. Cesse en 1867.

DESSEUX (Etablissement libre d'instruction secondaire, autrefois pension), 18^0, Lyon. Laïque, Un collaborateur laïque pour 22 élèves, dont 20 externes. Etablissement tout primaire, qui ne flgure plus aux Notices à partir de 1854.

DOMECK (Pensionnat), \^\^\^, Lyon, cours Lafayette, 2, puis (i8()o), rue Ferrandière, 3i ; (i8()4) même rue, 27; (i863) rue du Garet, y; (1875) quai de Retz, 3; (i883) quai des Brotteaux, 3. Laïque, Personnel : de 1 à 2 laïques. Elèves : de i5 à i pensionnaires (1200 à i5ooou 2.400 fr.) ou demi -pensionnaires (75ofr.),de i à 6 externes. Elèves d'enseignement secondaire, dont la moitié environ sont conduits au lycée; plus tard ce sont plutôt des candidats au baccalauréat. Gesse en i88().

DOMINICAINS^ (Etablissement libre d'instruction secondaire), puis (i855) CoLLKGE LIBRE Saint-Thomas-d'Aqlin, et (1860). Ecole Saint-Thomas-d'Aquin. OuUins. Ecclésiastique. Directeurs : Abbé*^ ou Pères : Bourgeat, Mermet (i855), Jourdan (i883). Mouton (1884), Martin (1888), dont chacun partage l'autorité avec le supérieur ecclésiastique. Etablissement admirablement installé sur un riant coteau, avec une magnifique terrasse, une salle d'ombrage, un vaste parc de 9 hectares, dans une propriété attribuée d'abord au père Lacordaire, puis à l'ordre des Dominicains, puis aux PP. Mermet, Moulin, Cedoz, puis à une société civile pour le compte des Dominicains, puis au P. Mouton seul ; ancienne maison d'agrément des archevêques de Lyon.

Personnel : de 2 à 20 laïques ; le nombre semble varier selon

* Ancien établissement d'Oullins, V. p. 11 5.

L'ENSECGNEMENT LIBRE DEPUIS 1850 139

que Ton compte ou non les professeurs d'arts d'agrément. De 1 5 à 28 ecclésiastiques résidant à l'établissement. Ceux-ci étaient d'abord des prêtres séculiers du diocèse, auxquels se joignaient quelques membres du tiers ordre de Saint- Dominique. En 1860, ce sont uniquement des Dominicains du tiers ordre voué h l'enseignement. En 1890, dans le tableau du personnel, on relève i docteur es sciences, 4 licenciés, 7 bacheliers.

Elèves : de 100 à i5o pensionnaires entre i85o et 1861 (700 puis 900 fr.) ; de 200 à 2.40 entre 1861 et 1878 (900 et 1000 fr.) ; de 200 à 160 entre 1873 et 1899; presque tous, sauf insignifiantes exceptions depuis quelques années, pensionnaires.

Le programme de renseignement est celui de l'Université, sauf quelques particularités. Le rapport de l'inspection générale de i85o^ note que la distribution des classes est autre que dans les collèges de l'Université. Il y a chaque jour quatre classes d'une heure (matin, 8 à 9 et 10 1/2 à 1 1 1/2. Soir, 3 1/4 à 4 i/4 et 6 à 7). Les classes sont distribuées par spécialités : grec, latinité, histoire, chaque professeur étant attaché ù une spécialité ; les élèves sont répartis en cours suivant leurs connaissances acquises. L^enseignement scientifique est distribué en quatre années ; avec la philosophie, on rentre dans les conditions plus ordinaires de la distribution des études, en vue du baccalauréat. En i854 on a appliqué complètement la bifurcation, mais le cours de philosophie est plus développé qu'au lycée. Les études scientifiques sont plusieurs fois notées comme médiocres. Actuellement on commence le latin en septième, le grec en sixième. La discipline est à la fois familiale et ferme, semblable à celle du P. Lacordaire k Sorèze. L'éducation est catholique, mais préparant les enfants aux carrières sociales. La plupart des notices déclarent que Tesprit des Dominicains est plus libéral que celui des Jésuites. Entre 1881 et i885 on note que la Congrégation dissoute a dû se reformer sans bruit.

DUBOIS (Institution). V. ci-dessus : Institution de l'Annonciation.

FAUBERT (Pensionnat d'Amplepuis), 1866. Amplepuis. Ecclé^

* Archives nnHon^les, Y^'' H 71841,

ViO LA LIBERTÉ DE L'ENSEIGNEMENT

siastique. Le directeur prêtre séculier. Personnel : i ecclésiastique. Elèves : de lo à 20, presque tous pensionnaires (de 3oo à 4<>o fr.). Sorte d*école cléricale préparant au petit séminaire et ne dépassant pas la quatrième. Cesse en i885. Y . Manecanterie de Claveisolles.

FAVIER (Institution), 1884. Lyon, 5o, rue de la République. Ecclésiastique. Le directeur, prêtre séculier, autrefois professeur au collège ecclésiastique de Vienne. En 1889. Institution Saint- Maurice , rue delà Charité, 28 (propriété des sœurs dites Dames à la Marmite). Personnel : de 2 à i4 laïques; de i à 3 ecclésiastiques. Elèves : de i5 à 3o pensionnaires (2000 fr.), ou demi-pensionnaires (1200 fr.), de 3 à 45 externes (800 fr.). De temps en temps, deux ou trois élèves vont au lycée. Enseignement irrégulier, suivant la clientèle, de la classe élémentaire jusqu^au baccalauréat. Cesse en i8()4.

FAVRICHON. Mentionné en 1868 comme n'étant plus secondaire. *

FÉNELON (Ecole). V. Ciiambert.

FONTAN (Institution), i844> LyoJïi place Bellecour, 24, puis (1861), rue Saint- Joseph, 3. Laïque, Installation étroite : la place Bellecour sert aux récréations. Elèves : 2 ou 3 pensionnaires ou demi-pensionnaires (700 et 4o^ fr.) ; de i5 à 25 externes. Peu de latinistes. Enseignement élémentaire - et pour de jeunes enfants. Cesse en i8()2. *

FOURNIER (Ecole Saint-Louis), 1868, Lyon, quai d'Occident, 5. Laïque, Personnel : de 1 k 4 laïques. Elèves : de i5 à 25 pensionnaires (i5oo et 2000 fr.) ou demi-pensionnaires (1000 et i2oofr.); de 25 à 3o externes (de 5oo à 800 fr.). Décadence brusque et fermeture en 1875. V. Chambert.

FRANCHET. Mentionné en iHyi. Ecclésiastique (Jésuite).

FRANCK ;(Instituïion Israélite), i856, Lyon, place des Géles-

tins, 4, puis quai de l'Hôpital, 5 (i863), quai de FHôpital, 9 (1864), rue

Royale, 12 (1876), rue Saint-Dominique, 3 (1882), rue Saint-Domi-

L'ENSEIGNEMENT LIBRE DEPUIS 1850 I4l

nique, 5 (1891). Laïque, Personnel : de i k 5 laïques, puis le directeur seul.' Elèves : de 1 à 9 pensionnaires (800 fr., puis 1200, i5oo, '2.000) ou demi-pensionnaires (5oo, puis 1000 fr.) ; de 4 à 25 externes (200, puis 5oo fr.). Externat depuis quelques années. La plupart des élèves latinistes conduits au lycée. Préparation au baccalauréat. Clientèle surtout israélite.

GACOGNE (Institution), i853, Lyon, 2, rue d'Algérie. Laïque. Elèves: 4 eA i854. Gesse la même année.

GACON. Voir Sainte-Foy (Pensionnat).

GAUTHIER (Institution), 1820 ou 1827, Cuire. Laïyae. Personnel : de I à 4 laïques. Elèves : de 20 à /\o pensionnaires (5oo fr.) ou demi-pensionnaires (3 00 fr.); de 10 à i5 latinistes. Directeur très estimé et zélé. L'ouverture du petit lycée de Saint-Rambert a fait tort à cet établissement, qui a cessé en 1870 ou peu après.

GENOUD (Institution), 1844» Lyon, rue Sarron (Saint-Joseph), 4o, puis (1862), rue de Condé, 22, et (1876), rue des Remparts-d'Ai- .nay, 5. Laïque, Le directeur, ancien professeur aux collèges de Nantua et Roanne. Un collaborateur non constant. Elèves : de 20 à 42 externes (90 fr.), la moitié k peine latinistes, qu'on ne conduit pas au delà de la cinquième. Le directeur, homme irréprochable, a la confiance dés petits commerçants ou artisans aisés de son quartier. Cesse en 1878.

'GEORGES (Pensionnat de la Favorite), 1876, i, route du Pontd'Alaï, Saînt-Just). Laïque. On ne trouve que la notice de 1876. portant 49 pensionnaires et 2 externes.

GIBERTON. Signalé en i853 à Rochetaillée. En 1 86 1 , successeur de Michaud, 16, montée de Choulans. Laïque, L'établissement ne dure* que quelques mois, avec i5 pensionnaires.

GIGORD. Voir Jésuites.

GIRARDON (Ecole centrale lyonnaise), 1857, Lyon, i5, quai Castellane (de la Guillotière), Laïque, Personnel : de 8 à i5 colla-

IVi LA LIBERTÉ DE L*ElfSEIGlfEMENT

borateurs laïques. Elèves : de i^ à 89 externes (fioo et 700 fr.). A partir de i8(>(), subventions de la Ville (2800 francs) et du Conseil général (2800 fr), pour 20 bourses ou portions de bourse. L'établissement, formé sous le patronage et avec les fonds de quelques grands négociants, reçoit des jeunes gens qui y font des études pratiques et industrielles. Le directeur, très estimé, estdécoré vers 1869. Mais en 1873 on ne trouve plus de notice, sans doute parce que rétablissement n'est plus considéré comme secondaire.

GOLLOT (Institution), 1882, Lyon, 21, rue Mercière. Laïque, Elèves : de 2 à 1 1 externes {\oo fr.) qui sont préparés au baccalauréat, au volontariat, ou viennent prendre des répétitions. Certaines années, le directeur n'a pas d'élèves, donne des leçons hors de chez lui et professe chez les Jésuites. 11 a recueilli, au début, une partie de la clientèle de Poncin.

GOURJU (Ecole Ampère). 1876, Lj-on, 5 Aw, quai d'Odcident. Laïque, Personnel : de 5 à 7 laïques, parfois un ecclésiastique. Elèves : de 4 à i5 pensionnaires (1800 fr.) ou demi-pensionnaires (800 fr.) ; de 2 à \ externes. Ces élèves, installés pour la plupart dans des chambres, sont surtout des candidats au baccalauréat. Cesse en i8()2, à la retraite du directeur.

GOURMAND (Institution), i8()5, Lyon, i3, place Morand. Laïque, Elèves ; 2 élèves externes. Fermé la même année.

GUEGO (Institution), 1872, Lyon, avenue du Parc, 11. Laïque, Un collaborateur pour 2 à 1 8 pensionnaires (2000 fr.) et 1 à 4 externes (700 fr.) Préparation au baccalauréat. Cesse en 1876.

GUILLARD (Pensionnat du Vekbe-Incarné), 1828, Lyon, montée du Gourguillon, 3i ; en i865, montée des Génovéfains. Laïque, Personnel : de 5 à 7 laïques. Elèves: de 80 à 25 pensionnaires (de 600 à 800 fr.). Le directeur, très connu et estimé, membre (i854)de la Commission des aspirants aux fonctions de chef d'établissement secondaire libre. Applique la méthode Jacotot (récitation et analyse de Télémaque). En i854, les sciences sont enseignées dans toutes les classes à partir de la cinquième. Pas de langues vivantes. Pas de

bifurcation ; puis, bifurcation après la Logique seulement. Education religieuse. Cesse en 1882.

GUYENOT (Etablissement libre d'instruction secondaire, autrefois Pension), i833, Lyon, 5, rue des Bouchers, jusqu'en 1867; Après une interruption, 8, rue Jean-de-Tournes, de i865 à 1870. Laïque, Personnel: i ou 2 laïques. Elèves : jusqu'en 1857, de 6 à 12 pensionnaires (700 à 900 fr.) ou demi-pensionnaires (4o fr.), de 1 1 à 17 externes (i3o fr.), dont la plupart vont au lycée ; on ne garde à la maison que ceux de la classe élémentaire. A partir de i865, de 8 à 10 externes surveillés ou demi-pensionnaires (1000 fr.) dont plusieurs vont au lycée. Gesse en 1870.

HOFFET (Institution ou pensionnat), i832, Lyon, avenue de Noailles, 47- Laïque. Protestant. Très bonne installation, avec un grand jardin, i ou 2 collaborateurs. 4 pensionnaires (i5oo à 1800 fr.) installés dans des chambres. Gesse en i858.

HURBIN-LEFÈVRE (Ecole préparatoire a l'Ecole vétérinaire), 1888, 3i, montée du Gourguillon; ci-devant, 33, chemin de Montauban, où il était le prête-nom de M. Gassignol. Laïque, Personnel: 4 laïques. Elèves: 8 pensionnaires (1000 fr.) Gesse la même année.

IMBERT (Institution), 1897, Lyon, 25, quai Glaude-Bernard. Laïque, Personnel: 12 laïques. Elèves: 4^ externes candidats au P. G. N.

JABOULAY (Institution), 1876, Lyon, Petite rue Pizay, 4» puis (1880) place des Gapucins, 3. Laïque, Personnel: 3 ou 4 laïques. Elèves: de 78 à 17 externes (i5o fr.). Externat préparatoire à la Martinière, et surtout primaire. Le directeur et les professeurs font partie du personnel de la Martinière. L'établissement a été déclaré secondaire pour renseignement spécial. Gesse en 1889, faute d'élèves.

Page 1