‹ Histoire de l'enseignement secondaire dans le Rhône de 1789 à 1900Chapitre 3 sur 51 · DE 1789 A · texte numérisé non relu

DE 1789 A

KTAT DE I/KIVSEI(;i\|!:ME1VT secondaire en 1781)

Le département actuel du Rhône correspond à la portion de pays occupée en 1789 par la ville de Lyon et ses faubourgs, le Lyonnais et le Beaujolais ^ Sur ce territoire, Lyon et Villefranche étaient, en 1 789, les seules villes possédant des établissements d'enseignement secondaire. Lyon avait deux collèges municipaux, une corporation de maîtresd'école, et quelques maîtres libres. Villefranche avait un collège municipal.

Les deux collèges lyonnais étaient : le Grand Collège ou Collège de la Trinité, le Petit Collège ou Collège Notre-Dame.

i II faut rappeler ici cpie le (lépartement créé par le décret du i3 janvier 1790 s'ap[)elait le Rhône-ef-Loiro et correspondait à peu près à l'ancienne généralité de Lyon (Lyonnais, Forez, Beaujolais). En 1793, au début du siège, un arrêté des représentants en mission sépara du Rhône-et-Loire les districts foréziens, Saint-Etienne, Montbrison, Roanne ; cet arrêté fut transformé, le 29 brumaire an II (19 nov. lyyS), en décret par la Convention, qui donna au département nouveau le nom de département delà Loire. Nous ne nous occupons ici que du territoire correspondant au seul département du Rhône.

Umv. î)E Lyon. — Chaugt et ChahmViv 1

Le premier, fondé par la Confrérie de la Trinité, cédé par elle à la commune en 1527, fut régi par le Consulat jusqu'en i565. Les Jésuites le dirigèrent de i565 jusqu^à leur suppression en 1762*. Enfin, en 1763, le Consulat en confia l'exploitation aux Oratoriens qui l'avaient encore en 1789. Un principal, le père Roman, un économe, un préfet, un bibliothécaire, deux théologiens, un physicien, un logicien, un rhétoricien, et cinq professeurs (seconde, troisième, quatrième, cinquième, sixième) se partageaient l'administration et l'enseignement. Les élèves étaient externes ou pensionnaires. En dehors de la série normale des classes, les Oratoriens faisaient au collège deux cours publics, Tun de mathématiques, qui commençait à la Saint-Martin (1 1 novembre), l'autre de physique, qui commençait à Pâques.

Le Petit Collège, fondé en i6iio, et tenu par les Jésuites, fut en 1762, confié à des prêtres séculiers. Le personnel était de six professeurs*, d'un principal et d'un préfet. Il ne recevait que des élèves externes ^.

^ Sauf une courte interruption de 1596 à iGo4). pendant laquelle la Compagnie de Jésus fut expulsée du royaume.

* De la sixième à la rhétorique; on n'y faisait pas la classe de philosophie.

3 Nous n'avons pas trouvé de plan d'études de ces deux collèges, ni de renseignements précis permettant de l'établir avec exactitude. Toutefois, il est possible de se faire une idée assez nette des matières de leur enseignement d'après les exercices littéraires qui y avaient lieu en public plusieurs fois dans Tannée, et d'après les procès-verbaux (rédigés en latin) des distributions de prix. Le Fond» Cosle (Bibl. de Lyon) contient des spécimens des uns et des autres.

On peut constater, d'après les palmarès, que les seules matières d'enseignement qui faisaient l'objet des compositions et des récompenses étaient, de la septième à la rhétorique, le français et le latin. Les classes de logique et de physique n'avaient chacune qu'un prix. Il en faut conclure que le grec, par exemple, n'était pas enseigné, non plus que l'histoire et la géographie. Mais il y a lieu de penser, d'après le programme de certains exercices littéraires, que l'histoire, ancienne au moins, avait une certaine place, probablement parce qu'on y trouvait matière à devoirs français ou latins.

Voir Fonds Cosle, 114.432 : Distribution des prix du Collège Notre-Dame

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