‹ Histoire de l'enseignement secondaire dans le Rhône de 1789 à 1900Chapitre 4 sur 51 · ÉTAT DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE EN · texte numérisé non relu

ÉTAT DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE EN

. Ces deux collèges étaient placés sous la «urveillance d'un Bureau d'administration, établi après l'expulsion des Jésuites par un édit royal de février 1763. L'archevêque leprésidaitj ou, à son défaut, le lieutenant général de la sénéchaussée. Un grand vicaire, le procureur général de la sénéchaussée, deux échevins désignés par le Consulat, étaient membres de droit, et nommaient à la pluralité des voix deux notables; c'étaient, en 1789, Claret de la Tourette, conseiller honoraire de l'ancienne Cour des monnaies, et Charrier de la Roche, président à la même Cour. Enfin, les principaux des deux collèges y avaient voixdélibérative. Ce bureau avait la nomination des professeurs et pouvait les destituer à la majorité des deux tiers; il avait l'inspection, la police intérieure des collèges, et la régie de leurs biens.

La création du Bureau des collèges avait débouté le Consulat de la prétention qu'il avait d'être, en qualité de fondateur et de propriétaire des bâtiments^ le seul maître dans les Collèges. Les magistrats de la sénéchaussée, qui, de leur côté, prétendaient exercer un contrôle souverain sur l'enseignement, en tant que « juges du territoire, ministres de la tranquilité locale et publique^ », et qui avaient vivement protesté contre le traité passé entre la Ville et les Oratoriens, furent également déçus. L'édit de 1763, en donnant au Consulat et k la sénéchaussée une représentation égale dans le bureau, assura à une troisième puissance, le clergé, l'influence dominante.

178I5. — it 1.4^3 : Distribution des prix du collège de la Trinité 1783. — 114.46^^ 114.460, 114.467, 114.457, iî4-46o, etc., divers « Exercices littéraires »; ce sont de petites brochures de quatre ou cinq pages, généralement dédiées au Consulat, où est sommairement indiqué le sujet de l'exercice. Quelques-uns portent sur l'histoire sainte, grecque et romaine.

* Un arrêt du Parlement de Paris du 20 mars 1762 ordonne que les officiers des bailliages et sénéchaussées veillent à la police des collèges.

4 INTRODUCTIOV

Pourtant, le Consulat conserva un droit honorifique de patronage. Comme représentant de la communauté de Lyon, il était reconnu « fondateur » des collèges, et à ce titre, chaque année, à la fête de la Trinité, recevait dans la chapelle du (irand Collège, des mains du principal, Thommage d'un cierge ; il faisait les frais de la distribution des prix et la présidait.

Les collèges de Lyon ne vivaient pas de la rétribution des élèves, car renseignement y était gratuit, et les bénéfices que la pension des internes * pouvait rapporter aux Oratoriens de la Trinité appartenaient à leur Congrégation. Les collèges ne percevaient presque rien des budgets de la ville ou du roi. Ils vivaient des revenus de leurs domaines.

Ces domaines comprenaient en premiei* lieu les bâtiments situés à Lyon et affectés au service de renseignement.

Le collège de la Trinité, avec sa chapelle, son église, sa bibliothèque^, son observatoire, était situé entre le Rhône et la place du Collège, la Petite rue Neuve et la rue du Pas-Etroit; deux voûtes construites au-dessus de la Petite rue Neuve le réunissaient au pensionnat, que limitaient ainsi le quai du Rhône, la Petite rue Neuve, à Touest la rue Meynier, au sud la rue Gentil. Un passage creusé sous la rue Pas-Etroit faisait communiquer le collège à la Salle des jeux. La Congrégation de TOraloire avait la jouissance gratuite de tous ces locaux et de leur mobilier, à Texception toutefois de la Salle des jeux, pour

^ Qui variait de 700 h 1000 livres.

- Les Oralorions avaient, d'après \c contrat de i7()3. la garde de l'observatoire et du cabinet de physique, de la collection de médailles et de la bibliothèque. Cette bibliothèque, installée au-»dessus de la chapelle du collège, provenait de fondations diverses, et recevait annuellement quelque argent du bureau des collèges, qui en supportait les frais. Elle comptait oS.gog volumes environ. 11 ne faut pas la confondre avec la bibliothèque particulière des Oratoriens qui comprenait 4^4^ volumes.

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