‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 10 sur 196 · Florus, III, XX · texte numérisé non relu

Florus, III, XX

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18 LIYRE m. CHAPITRE I.

on massacra un L. César, qui, après avoir fait cruellement périr les affranchis et les esclaves du dictateur par le fer, par le feu, avait poussé Taudace jusqu^à égorger des bêles destinées aux spectacles du peuple romain' !

A ce dédain de Técole romaine d'Aristote et de Platon, Tesclave n'avait à opposer que l'indifférence d'Épicure et les paradoxes du Portique. Lucrèce, après Épicure, rangeait Pesclavage et la liberté, comme la pauvreté et la richesse, la paix et la guerre, parmi ces accidents qui, n'altérant pas la nature deThomme, doivent passer sans Témouvoir* ; et Horace laissait à son esclave le privilège des saturnales pour railler en lui-même cet empire des choses et des hommes, cette domination de la peur, qu'un triple affranchissement ne saurait détruire, ou cette aveugle docilité aux impulsions étrangères, comme on dirait de ce bois mobile qui tourne sous le fouet de Tenfant. «c Qui donc est libre? le sage, » dit-iP ; — et c'était aussi la réponse

1 . a Libertis servisque ejus ferro et igni crudelem in modum enectis, < bestias quoque ad munus populi comparatas conirucidaverat. » (Suét. Cœt. 75.) — Rapprochons de cet exemple cette pensée de Cicéron, qui parait y avoir quelque analogie : « Sed quae potest homini esse polito « delectatio, quum aut homo imhecillu» a valentissima bestia laniatur, n aut prtrc/ara hettia venabulo transverberatur » {ad JHv. VU, 1); et ce mot de Tacite, en parlant de la passion de Drusus pour les gladia^ teuffl : «Quanquam vÙi sanguine nimis gaudens. » (Ann, I, 76.)

2. Servi tium contra, paupertas divitiaequc, Lîberlas, beUum, concordia, cœtera quorum Adventu manet iucolumis natura abituque, Uœc solitei sumus, ut par est, éventa vocare.

(Lucr. I, 456.)

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