Creg. Tlieol. Orai. x«, 13. t. I, p. 372, e
S. Chrys. inEp. I adCarinth. homil. iz, 2, t. X, p. 79, h; el sur Tat^ trait de la clémence : In Ep, adPhUem, hom. i, 3, t. XI, p. 778, b,
3. In Ep. ad Ephe$. ti, 5-8, homîL xxn, 2, t. XI, p. 167. — Â Tappui ùo cette vérité, et pour mieux répandre parmi les fidèles la pratique de
3^ LIVRE III. CHAPITaE VIII.
Le maître devait ménager les esclaves comme ses égaux en liberté ; il devait les ménager encore comme étant luimême leur frère en servitude ; c*cst une autre face de la vérité chrétienne que les Pères développent à Tenvi, pour mieux faire entrer dans les âmes le sentiment des devoirs de l'égalité. Nous sommes tous nés en servitude, nous sommes tous rachetés en J. G. ; et, s'il a voulu nous affranchir, c'est comme pour joindre de nouvelles obligations à celles de notre primitive dépendance ^ C'est donc la condition commune, et le maître, si élevé qu'il soit, ne saurait y échapper; il faut qu'il serve Dieu lui-même, qu'il le serve bon gré, mal gré, en homme libre ou en esclave enchaîné* : a Où irait ce fugitif hors de la face de Dieu* ? »
ceUe charité divine, il raconte, dans une autre homélie, les merveilleux effets de la prière d'une esclave sur une femme qui s'en était laissé loucher, (fit Ep. I ad Theu. y, hom. xi, 3, t. XI, p. 505, c.)
1. ff Ergo redemptus a Domino es. Sen'us es qui creatus es, servus « es qui redemptus es, et quasi Domino servitutem debes et quasi re- « demptori ... Ita libertalem accepisti , ut meminisse manumissoris « tui debeas, ut patrono tuo noveris legitimum obsequium deferendum, « ne ab ingrato revocetur libertas. Quid te beatius, qui sub domino « régnas et sub patrono militas! •(Âmbros., De Jacob et vila beata^ m, i%, 1. 1, p. 448. Cf. m, 11, ibid., et in ps. xuii, § 14, 1. 1, p. 895.) Voyei aussi Greg. Theol. Orat, xix, 13, 1. 1, p. 372.
2. Aug. De agone ChrUti, § 7, t. YI, p. 423, b; Serm. xxxvu, 20, t. V, p. 273, d; et encore sur la convenance et les avantages de celte servitude, Serm. ix, 16;xxi, 7; xxivi, 8; tdûi., p. 86, 164, c, et 258, d; De vera reîig., % 82, 1. 1, p. 1252, b, c.
3. f Quo ergo ibit fugitivus iste a facie Dei? > (Aug. in ps, cxxxvni, 10, t. IV, p. 2194, b. On trouve déjà dans saint Augustin, au milieu des misères de l'invasion barbare, ce sentiment de la fin des choses (adveêperascente mundo et crebrescenUbus rtdnis) qui, dans la première moitié du moyen âge, poussait aux œuvres de la diarité. c Sicut enim ad loca « munitiora festinantius migrant qui ruinam domus vident contritis « parietibus imminere, sic corda Christian», quanto magis seatîunt « mundi hujus ruinam crebrescentibus tribulationibus propinquare, « tanto magis debeiit lK)na, qus in terra recondere disponebant, in
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Qu'il le serve donc, non par crainte, mais par amour : qu'il devienne esclave de la charité S et, alors, il fera comme l'apôtre, il servira ses frères pour gagner leurs âmes; alors il fera comme Jésus-Christ qui, lui aussi, a voulu servir ceux qui étaient ses serviteurs. C'est pour cela que les évoques se disaient et se faisaient les esclaves des fidèles * ; c'est pour cela que leur chef à tous, le successeur de saint Pierre, le vicaire de Jésus-Christ, s'appelle a le serviteur des serviteurs de Dieu : » et, par ces marques d'humilité, par ces exemples de soumission du supérieur à l'inférieur, les Pères s'efforçaient au moins de ramener les maîtres et les esclaves à une sorte de réciprocité de services et d'égards'. Saint J. Chrysostome, commentant la parole de l'Apôtre : Soumis tour à tour les uns aux autres dans laa^ainte de DieUy faisait de cette vie de mutuels devoirs un tableau qui exprimait toute la
« thesaunim cœlestem impigra celeritale transferre... » (Aug. £p. cuii, t. Il, p. 541, fr.)