Sunus, De prohaiiê Èaneiorwm vttû, 25 octobre, p
3. (( Venite omnes qui laboratis et onerali estis, d commenté par S. Basile, in pt. xlv, 7, l. 1, p. 175, b.
saint Paul, c'est aussi par amour du prochain que ce genre de vie nous est utile, afin que Dieu fournisse par nous à nos frères infirmes ce que leurs besoins réclament. Comne il est dit dans les Actes des Apôtres : Je vous ai fait voir^ par mon exemple^ que e^est en travaillant ainsi qu'il faut secourir les faibles ; et encore : afin que votis ayez de quoi leur donner^. »
Telle fut la loi des communautés religieuses : pour élever la vie chrétienne au plus haut degré de perfection, elles devaient joindre le travail à la prière et vivifier le travail, comme la prière, par une fin de charité. C'est ce qui se faisait en Egypte, dans une pensée plus ascétique'; c'est ce que prescrit saint Basile, qui, le premier, établit et régla la vie monastique en Orient. Il invile au genre de travail qui peut le mieux se concilier avec les habitudes de la méditation, comme le tissage et la confection des chaussures; mais il n'en proscrit aucun autre, et, dans le nombre, il recommande plus particulièrement Tagriculture', quelque servile que paraisse désormais cette sorte d'occupation dans l'empire romain\ Il veut, en effet, que l'ascète ne dédaigne aucun métier, même le plus vil : « Si on lui dit de conduire les bètes de somme, il doit se rappeler avec quel empressement les apôtres allèrent chercher l'ânon que leur désignait le Sauveur*. » La prière était comme Tessence de la vie religieuse, mais le travail était une des
i. Ephes. iT, 28, et Aci. ApostoL ix, 35, ap. Basil. Reg. fus. tract, iiiterr. xxxvii, 1, sur cette question : Si les prières doivent faire négliger le travail (t. H, p. 581-382). Cf. MaraL reg. xivin, 6, t. Il, p. 270, b.
S. Uieron. Ep. xcv, adRust. monach.y t. IV, P. u, p. 775.
3. Basil. Reg. fus. tract, interr. zxxvm, t. U, p. 384-385. Cf. Ep. Il, Lxxs, t. iU, p. 174, c.