MuUus in urbe cadat cugus sit pœna yoluptas
(In Symm., II, 1125.)
3. Arripe dilatam tua, dux^ in tempora âtmam, Quodque patri superest, successor laudis habeto. nie urbem vetuit taurorum sanguine tingui,
Tu mortes miserorum hominum prohibeto litari.
(In Symm., Il, 1121.)
4. On sait que ce moine se jeta dans Tarène pour séparer des gia«^ diateurs. 11 fut lapidé par le peuple ; mais Honorius le fit mettre au rang des martyrs, et proûta de la circonstance pour supprimer ces combats. (Théodor., HisL ecclet., V, 26.)
5. Ce n'était certainement pas ainsi que Fentendait Prudence* quand il terminait le morceau que nous avons cité par ces vers :
Jain solis contenta feris infamis arena NuUa cruentatis homicidia ludat in armis*
chasses, comme on disait : c'était au chasseur à tuer la bêle au lieu de se laisser dévorer ; mais on a vu si les sympathies du peuple étaient pour Thcmime dans ces luttes sans espoir ^ Salvien décrit encore ces joies cruelles aux derniers jours de l'empire d'Occident*.
En Orient, les combats de gladiateurs avaient disparu dés le régne de Théodose*. On peut sûrement l'induire du silence de saint Jean Ghrysostome : le pieux évéque, si ardent à poursuivre les spectacles sous toutes les formes» même les courses du cirque, n'a point, dans tous ses discours, une seule allusion à ces jeux, qui, par leur nature, auraient le plus inévitablement attiré ses anathémes^. Quant aux combats de bétes, ils n'avaient point subi d'interruption : le saint en parle, comme saint Grégoire de Nazianze, comme saint Cyrille de Jérusalem, pour condamner ces spectacles qui dépouillent l'homme de tout sentiment d'humanité, qui l'initient à la férocité des bétes, par la vue de ces malheureux déchirés; et il flétrit les législateurs qui ont introduit, aux applaudissements des peuples, ces pestes publiques dans les sociétés dont ils avaient à poser les fondements".
1. Pnident. Bamariigeniaf 371, et les textes cités plus haut.
2. i . . . Ubi summum deliciarum genus est mori homines, aut • quod morte gravius acerbiusque, lacerari, expleri feranim al vos huf manis camibus, comedi homines cum circumstantium laetitia, coufl spîcientium voluptate, hoc est non minus pêne hominum aspecf tibus, quam bestiarum dentibus, devorari. § (Salv., De gub. Dei^ Vf, 2, p. 121.)
3. Les règlements dont parle Symmaque (Ep. X, SI) se rapportent à rOccident.
4. Il est dit seulement d*an saint, contemporain de saint Jean Ghrysostome, saint Marcel, que pour aller détruire un temple dans le territoire d*Apamée, il prit avec lui une troupe de soldats et de gladiateurs (a'.w|A(£^«w) (Sozom., Vn, 15).
5. Kal Ti hl Xi^tiv tac pwtyY*^"*^ "^"^ '* ^**Ç îwico^pojuotiç; ta; iv raîf
404 LJVRE III. CHAPITRE X.
Mais les législateurs, même devenus chréliens, craignaient encore de porler la main à ce mal dont le peuple ne vou* lait pas guérir. Ce fut en vain queThéodosc le Jeune refusa un jour de laisser un homme combattre devant lui contre les bêtes, déclarant qu'il ne voulait rien de cruel dans les spectacles où il assistait^ Une loi de Léon et d'Anthémius, relative à leur célébration, les déplore, et les tolère, le dimanche excepté*; et une loi d'Ânastase, qui en abolit l'obligation, n'en supprima point l'usage*. Peu d'années après, deux diptyques du même règne représentent encore, au-dessous du personnage revêtu des insignes du consulat, une image des jeux qu'il dut faire célébrer à cette occasion. L'un nous montre quatre hommes combattant contre autant de lions qu'ils pereent tous les quatre de leurs lances ; sur lautre, ce sont des ours : mais ce n'est plus un combat. Les hommes sont sans armes; ils fuient, et les ours les saisissent à la jambe* : il fallait bien que le peuple aussi eût son plaisir! C'est, du reste, un des derniers monuments de ces jeux. Dans ces luttes d'hommes à bêtes, on l'a vu, l'intérêt n'était point assez partagé. La passion du peuple y préféra et fil prédominer
^iiucv ouvtx»; àvuXiti ma, i^tx^ jud À{<.bv xat âirfl(v6pttmv rponov, xzi ■Yvp.va^M ipoiv M^fù-KOMç 9irxparro{iivcuç, xat aipift xara^^^cv xaX ditpitiv muot«t« incvrx anfxiwavif etc. (Chrys., In Ep, I ad Corinlh. hom. , xn, 5, t. X, p. i04, a.) Voyez la note 94 à la 6n de ce volume.
1 . Socrat. , VII, 22. riiistoire ne confirme pas ce qu*ajoute rhistorien, que par là il apprit aa peuple à respecter désormais rhumanité dans les spectacles.
3. • Nihil eodem die sibi vindicet scena thealralis, aut circense, aut m ferarum lacrymosa spectacula. • (L. 9(Léonet Anthém.,469),C. J., m, xn. De feriis,)