‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 19 sur 196 · îhid. IV, I · texte numérisé non relu

îhid. IV, I

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rencontrer ni limile* ni gène, cUe s'interdii Faction : n'est-ce point cesser d*étre7 n'est-ce point s'anéantir soim^me que de s'ubandonner, comme il le dit, à la volonté de Dieu*? Ne nous y trompons point, cependant. Le principe de sa liberté demeure avec toute son énergie, et cette résignation apparente cache une plus haute exaltation de Tàme. La volonté de Dieu à laquelle elle se livre, ce n'est même pas dans les choses extérieures, c'est en elle-même qu'elle en cherche la révélation : car c la raison est supélieure aux présages*. » La raison veut que, pour toutes CCS choses indiflerentes de la vie, elle se laisse aller au cours des événements : qu'est-ce que la vie ? un rôle ; cliacun doit remplir son personnage sur cette scène du monde, long ou court, important ou médiocre'. Mais faudra-t-il toujours l'accepter jusqu'au bout? « Eh quoi! si l'on m'envoie à Tile de Gyare? Si cela t'arrange, tu iras; autrement, tu sais le lieu où tu dois te rendre, bien loin d aller à l'ile de Gyare : le lieu où doit arriver un jour, bon gré, mal gré, celui qui t'y envoie maintenant \ i» La raison demeure donc l'interprète suprême de la volonté divine; et, si elle juge, n'est-ce pas elle qui commande, alors que l'âme ne semble qu'obéir? Ce privilège, Épictète le lui réserve dans les passages mêmes où il prêche la docilité et la soumission, comme pour en marquer plus nettement les conditions et le caractère : — « Dans quelque poste que tu m'aies placé, je mourrai mille fois (comme dit Socrate) plutôt que de l'abandonner. Hais encore où veux4u que j'aille? Ah! en quelque endroit que je sois,

i. DtM. 1V,I, 89-9i; cf. vu, il.

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