Dise. IV. I. 175 ; cf. m, xxii
2. Ib Tcaî^iov dlirîOaviv; airt^oOi) ^ fivTi ÂircOovtv ; âirt JoOv). (ifan. l,ii;
cf. XV et xYi : • Qu'il ne faut compatir qu'extérieurement à de pareilles douleurs. »)
5. » Sache, dit*il , que le voleur et l'adultère ne peuvent toucher aux choses qui t'appartiennent en propre, mais seulement à celles qui te sont étrangères et ne relèvent pas de ta puissance. » (Diss. I, xvm, 12, et tout le chapitre.)
4. Dut, l, xxviu, 26 et suiv. cf. III, xxvi, 4«6 : « Hais les miens endureront la faim. — Quoi donc! la faim qu'ils endurent les con*duit-elle ailleurs? La descente ici- bas n*est-«lle pas la même? Les enfers ne soht-ils pas les mêmes? Quelle différence y a-t-il, sinon que tu y descends à jeun, et qu'eux s'y rendent après avoir crevé d'indigestion et d'ivresse! •
ÉVANGUE ET PHILOSOPHIE. 35
prison, niles^fers n'ont pour lui de terreur. L'exil? il est citoyen du monde. « Mais je t'enchaînerai ! — 0 homme ! que dis-tu? moi? ma jambe, veux-tu dire; mais ma volonté, Jupiter lui-même n'en triompherait pas. — Je te jetterai en prison. — Ce corps misérable ^ .. . » Les supplices ne le touchent pas plus*; son corps, il l'appelle déjà un cadavre! et la mort, qu'esl-elie? la dissolution des éléments ; et n'est-ce point assez que ces éléments ne puissent pas périr'!
C'est par cette force d'inertie qu'il résiste à tout ; insensibililé complète, indifférence absolue^, voilà sa philosophie : étrange quiétisme qui s'impose dans les âmes non par le ti^omphe de Dieu, mais par l'orgueil du mot; non par la domination de la grâce, mais par l'exaltation de la liberté I Quelquefois on pourrait croire à une assimilation plus entière : après s'être détachée de tout, l'âme va se détacher d'elle-même, et, comme dans le quiétisme, son extase sera une réunion à Dieu \ Cette volonté propre, où le philosophe a cherché le principe de la distinction des hommes, ne court-elle pas de bien grands périls? A force de se ramasser en elle-même, de peur de toucher encore aux choses étrangères, le terrain lui manque; et, pour ne
1. DtM. I, n, 25; cf. I, xm, 26; II, xvi, 32; I, xix, 8^10 t « Je te ferai mettre les fers aux pieds. — Celui qui fait grand cas de sa jambe s^écrie : Non, aie pitié de moi. Mais celui qui fait cas de sa volonté dit : Si cela te parait plus avantageux, enchaine-moi. — Tu ne t*en inquiètes pas? — Je ne m'en inquiète point. — Je te montrerai que je suis le maître. ^- Et comment cela! Jupiter m*a créé libre. Pénses-tu qà'û souffrira que son fils soit réduit en servitude? Voici mon cadavre, tu en es les maître, prends^Ie. t