L. 4 (593), et 1. 15 (428), C. Th., VI, n, De senaiorUm
4. L. 1 (377), eod. restituée par Godefroi. — La loi du Digeste accordait dispense des charges personnelles avant vingt- cinq ans, I. 8(Dlp.), D. L, IV, D« muneribui.
SERVICE DE L'ËTiT. 155
la Icrre du sénateur devenait tout à la fois le fondement et la garantie de ses devoirs : il ne pouvait frauduleusement la diminuer, la faire passer à d'autres ^ C'était sa glèbe, sencUoria gleba* : elle communiquait les mêmes obligations à quiconque en devenait détenteur \ Ainsi les races sénatoriales sont enchaînées à leurs biens, à leur origine
Après quoi la loi peut bien dire : a Ceux qui, par Teffet de notre largesse ou le bonheur de leur naissance, jouissent du rang de sénateur* ! d
Pour résumer, en finissant, les résultats de ce chapitre, le service général de l'État peut donc paraître affranchi. L'administration tout entière ne fait plus qu'un même corps dont tous les membres, gouvernés par une seule volonté, peuvent diCTërer par l'usage, mais non point par nature. C'est une même hiérarchie par où le pouvoir descend, en plusieurs lignes et à différents degrés, du prince au peuple, de telle sorte que le degré le plus bas semble encore au-dessus du commun niveau. Là donc, comme aux rangs supérieurs, l'homme libre aura place sans déchéance ; car là encore il est soldat. Ce titre, qui faisait, à Torigine, le privilège du citoyen romain, est toujours un signe de distinction parmi ces peuples nombreux admis à la cité. Seulement on ne porte plus les armes ; c'était l'affaire des barbares. Parlait-on le grec pour manier le fer ? La baguette du licteur, la plume du greffier, voilà les armes favorites des nouveaux soldats de l'empire. Avec
i. L. 7(397), eod.
2. L. 74 (371), et 1. 138 (393), G. Th., XII, i, De decurion.; t glebalis nécessitas : » I. 1, G. Th., VI, ii, De ienaioribut,—€ Senalorii census gravis sarcîna i. (Boêce, de ConsoL UI, 7.)