III - il
ploi, comme tout auire, peut avoir besoin d'aide, ci il ne serait pas étrange qu'on y eût attaché quelque esclave * ; mais, en général, même à ces derniers degrés, on trouvait des hommes libres. Les copistes (librarii)^ que la loi range avec les fiscales et les censuales dans un ordre où l'instruction littéraire n'était point requise pour arriver au rang de chef, n'en faisaient pas moins, à Rome, des décuries dont la loi réglait les privilèges '. Les gardiens des édifices publics et môme les hommes employés à conduire, le fouet à la main, les athlètes au combat, les mastigophoresj sont comptés avec les scribes parmi les gens soumis aux charges personnelles ' : et il y a, dans cette obligation légale, comme ailleurs dans les privilèges, un signe de liberté.
Les hommes de la dernière classe, les plébéiens, ont donc généralement succédé aux esclaves dans le service de l'administration municipale. Mais, après les offices de l'administration, il y a les travaux nécessaires à l'entretien des villes ou aux besoins généraux de l'État. Ils réclamaient de l'argent et des soins. L'Élat demandait Tune et l'autre chose aux villes, les villes aux citoyens de tout rang. C'était à eux que, sous forme de charges personnelles, on laissait la direction et l'accomplissement des travaux compris dans le territoire de la cité ; c'était à l'administration municipale et, par elle, aux habitants
1. Nous n^avons pas besoin de rappeler que les corporations, comme les particuliers^ avaient des esclaves. (L. 10, § 4, D., II, iv. De in jtu vocandOf etc.)