‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 75 sur 196 · I. iO (419), eo(L · texte numérisé non relu

I. iO (419), eo(L

3. « Cura rectorum provinciarum corporati urbis Romae, qui in pe- « regrina Iransgressi sunt, redire cogantur, ut servire possinl fun- « ctionibus quas im^osuit antiqua solemnitas. ))(L. 4 (41 2), C. Th., XIV,

II, De privil. corporatorum. Cf. 1 un, (399), XIÏ, xv. De centurionibus, et I. 1 (Sl)Z), XIV, vn. De collegiatis.) On suivait les règles appliquées au droit de la puissance paternelle, pour adjuger ou refuser à la. corporation qu'ils avaient délaissée les enfanls nés dspuis leur fuite.

4. <( Collegiatos, et vitutiarios, et nemesiacos, signiferos, cantabra- « rios, et singularum urbium corporatos simili forin.i praecipimus revocari. » (C. Th., XIV, vu, De coUegialis, 1. 2 (4i!2); cf. XVI, x. De paganiSf 1.20(415), qui ordonne aux prêtres païens de revenir dans leurs cités propres.)

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Elle s'appliquait donc, en vertu du môme droit, au corps des armateurs quoique plus élevé ; el la loi y insiste peutêtre davanlage, afin que le privilège ne leur ôle pas le sentiment de leurs obligations. Us sont esclaves de leurs fondions*, esclaves perpétuels, nonobstant toute dispense surprise à la faveur du prince'; point de dignité ï]ui excuse, point de prescription qui libère' : ils transmettent leurs charges à leurs fils*, et elles passent, sans dllfi.^ulté, a ec leurs biens, à leurs héritiers*.

Cest la condition normale des corporations^ c'est l'état général de tous les citoyens de Tempire. Les habitants do ces petits châteaux disséminés à la frontière (burgarii}^ sont fixés en leur lieu. Qu'y font-ils? ils y sont ; leur fonction est d'èlrc là, immobiles comme le dieu Terme. Sentinelles avancées du peuple romain, il faut qu'ils vivent au milieu des invasions (Utiemies, retirés d ins leur fort, comme pour retenir à TÉtat un droit de

1. « Universos, qnos niviculariae condicioni obnoxios invenit anti- < quitas, praediclœ functioni conveniel famulari. » (L. 35 (412), G. Th., XHI, y, De navicuUiriis,) — Onera navicularia (I. ^^eod,); obsequium, neccuiias{\. 1, 16, 22, et C. Th., Xlll, vi. De prœdiis navicu lariorium).

2. « Sint perpetuo navicularii, quia qui inerito esse debeant provi- « disti; ipsa denique, si quoquo modo annolatio elicLta fuerit, exclu- « dalur. » (L. 19 (5U0), C. Th., XIII, v, De naviculariis.) 11 s^agit de curiales qu'on avait faits naviculaires : ce qui ne les retranchait pas de Kl curie.

3. L. 5 (7i68), C. Th., XIII, vi, De prced. navicuîarionim ; et 1. 1 1 (3G5), XIII, ▼, De naviculariis.

4. « Génère naviculariorum corpori cohaerent » (1. 20(392), G. Th. Mlf, ▼, Denavic.)ê ... débitas huic necessitali origines. % (L. 22 (393), fod.)

5. fl .\c si, quura obieriiit, sobolem non relinquent, quique 111e iu « eorum facullatibus qualibet ratione successerit, auctoris suî muuus * a^oioscet. » (L. 19 (390), eod.)

G. f Burgos crebra per limitem habilacula conslilula vulgo vocant.t '•»rose, V, 22. Cf. Végèce, IV, 10, cité par GoJefroi ad 1. un. C. Th., Vil, iiY, De burgariis,

possession sur ces frontières désolées : c'est leur poste el leur demeure éternelle pour eux el pour leurs descendants ^ Sonl-ce des soldais au moins? On les assimile aux esclaves publics dans les lois qui traitent de leur pécule et de leurs enfants* ! Mais qui désormais échappe au joug de Tesclavage ? Habitants des forts, membres des corporations, des collèges, de la curie même, tout sort'. La curie, ce conseil suprême de la cité, qui semble dans son ressort retenir quelque chose de la souverainelé publique» la curie n'est plus, à ce titre-là, qu'une corporation comme une autre*, avec plus d'obligations encore : car c'était elle qui, en plus d'une ville, tenait lieu du plus grand nombre des autres. C'était elle, du moins, qui partout répondait en même temps de la perception de Timpùt et de Taccomplissement du travail public.

1. Us avaient, sans doute, dans leurs forts des obligations analogues à celles de ces barbares établis dans les campagnes de la frontière : c Propter curam mtmitioneînque limitis atque fosMti, » La loi voulait que, dans ce dernier cas, ceux qui leur succédaient dans ces possessions fussent assujettis aux mômes devoirs : c Circa curam fossati tuitioc nemque limitis studio vel labore noverint iewiendum^ ut illi quoshuic • operi antiquilas deputarat. n (L. 1 (409), C. Th., VII, xv, De terris limitaneis (adressée au vicaire d'Afrique).

2. L. ttfi. (398), C. Th., Vil, xiv. De burgariis. Cf. 1. 58, C.Th., VIII, v. De cursu publico, loi dont la précédente est la suite, et dont elleapplique les effets aux burgarii : il s'agit de ces muletiers publics, que la mansuétude du prince ordonne de ramener à leur poste, < licet sene» « aut débiles, cum uxoribus suisetomni peculio atque agnatione. >

3. « Qui curiaB vel collegio, vel burgis cœlerisquecorporibus... ter- « vierit, b (L. 2 (400), C. Th. Xll, xix, De his qui condit, propr. reliquerunt,)

4. Corpora curialium (l. 21 (335), C. Th., XII, i. De decurionibut) \ collegium ordinum (I. 94, eod,)

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L'empire pour retenir les curiaies à ces importantes fonctions leur avait accordé des honneurs et des immunités de diverses sortes : privilège de ne pouvoir être assignés hors de leurs provinces sans un décret du prince^ et, pour leurs fils, de ne pouvoir èlre exposés aux bétes : le peuple eût voulu les charger encore de ce rôle-là^. Des limites d'âge avaient été fixées à leur magistrature (de vingt-cinq à cinquante-cinq ans) (46) ; la responsabilité qu elle entraînait pour eux ou leurs parents avait été sainement entendue, sagement réglée'. En outre Marc- Aurèle avait pris des mesures pour amender, en faveur des plus pauvres, l'inique rigueur du tour de rôle ; et l'on assurait des alimenls à ceux qui se seraient ruinés au service de l'État \ On se ruinait donc déjà dans ces honneurs coûteux; et il faut, en effet, tout l'aveuglement de la passion pour ne dater que de Constantin la décadence de cette institution et le dépérissement de l'empire '.Plusieurs lois protectrices du Digeste ne témoignent que trop de cette oppression, à laquelle leurs défenses ne devaient pas

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