Gic. De finib. lU. 22 ; Paradoxe, ad M. Brutum, v
3. € r(on enim ita dicunt esse senros ut mancipia, quaesunt doroi- « Dorum facta nexu, aut aliquo jure civili. » {Paradoxai ibid. § 35.)
liomiucs crilrc eux, dénaturait dans les âmes jusqu'aux sentiments les meilleurs. Comme il autorisait la cruauté, il pouvait corrompre Taflection, en y mêlant une sorle d*égoisme. Cicéron, qui sut élever son cœur au-dessus de celle influence, n'en garantit pas toujours son esprit. Lui, si humain pour ses esclaves, si pleio de sollicitude et d V gards lorsqu'ils étaient malades, comme le prouve l'exemple deTironS il se fil quelquefois scrupule de les regretter Iorsqu*il venait à les perdre ; car ces esclaves étaient à lui, cl n'élait-ce pas trop d'attache pour des biens périssables? Il s'en excuse comme d*un reste de faiblesse \ Tout en vantant, pour les hommes libres, les bons effets de la bienveillance, plus fidèle à la théorie qu*à sa pratique person* nelle, il accepte pour les esclaves le régime de la rigueur'. En eux la vertu n'est guère estimée qu'en raison de l'utilité donl elle peut élre^ ; et, sans les distinguer davantage, il les juge dignes d'être associés à tout ce qu'il y a de plus vil et de plus bas, dans la personne de cet ignoble Verres*.
i. « Innumerabilia tua sunt in me officia ... Omnia viceris si, ut « spero, le validum videro. • (Cic. €ui Divenoij XVI, A, et tout ce seiliéme livre» auquel nous avons déjà renvoyé.)
^. « Et mehercule eram conturbatior. Nam puer festivus, anagnos- < tes noster, Sositheus decesserat, meque, plus quam servi mors de- « bere videbatur, commoverat. • (Ad Ali. l, 12.)
3. « Sed lis qui vi oppressos imperio coercent, sit sane adhibenda « saevitia, ut heris in famulos, si aliter teneri non possunt. >. (De off, II, 7.)
4. « Ut nos in roancipiis parandis, quam vis frugi hominem, si pro « fabro aut pro textore (ou lectore) emimus, ferre moleste solemus, si f eas artes, quas in emendo secuti sumus, forte nesciverit *, sin aulem « emimus, quem villicum imponeremus, quem pecori praeliceremus, « nibil in eo nisi frugalitatem, laborem, vigilantiam esse curamus... » (Pro Cn. PlancOy 25.) Cette comparaison, sans être aussi formelle, rappelle la théorie d^Aristote.
5. « Uunc (Yerrem) vestri janitorcs, hune cubicularii amant ; hune « liberti vestri, hune servi ancillseque amant. > (II, in Yen, m, 4.)
Avec quelle indignation il parle de ces malheureux dont la présence a profané les fêles Megalensia : « Si un essaim d'abeilles s'était abattu sur la scène pendant les jeux, nous croirions devoir appeler les aruspices de l'Étruiie; aujourd'hui nous voyons ces essaims d'esclaves lâchés tout à coup jusque dans l'enceinle du peuple romain, et nous ne sommes point èmusM » Il les compare aux abeilles; Pline, aux frelons; et il voit dans ces avortons de mouche, dans ces natures incomplètes, tardivement et à demi ébauchées, une image de l'esclavage*. N'est-ce pas reconnaître aux maîtres un semblable droit de nature à commander et à punir'? Les esclaves étaient une seconde espèce d'hommes : Florus les appelait ainsi non par dédain, mais par un reste d'égards, et pour les relever*; et, en effet, ils n'élaient pas toujours si haut dans l'opinion publique. A Pharsale,
1. De hartup, respons, \2. Il rapporte une cause de suspension qui fait plus d*honneur à la religion romaine. Un jour que le peuple était rassemblé pour des jeux, un esclave ayant traversé le cirque, frappé de verges et portant sa croix, les jeux furent déclarés non agréables aux dieux et recommencés : « Qui (ludi) antequam fièrent quumque jam « populus consedisset, servus per circum, quum virgis cœderetur, « furcam ferens ductus est. » (Cicer. De divin. I, 26. Cf. Lactance, De origine erroriSf II, 7.)
3. « Sunt autem fuci sine aculeo, Telul imperfeclae apes novissi- « masque a fessis et jam emeritis inchoatae , serotinus fétus et quasi • ienritia verarumapum; quamobrem imperant iis, primosque in « opéra expellunt, tardantes sine clementia puniunt. » (Pline, XI,