Varr. DerermL ï, xvii
â. « Est enim geiius injustae servitutis , quum hi sunt alterius qui « sui possunt esse ; quum autem hi famuiantur qui sibi moderari ne- « queunt, nulla injuria est. • (Cic. De rép, III, cité par Nonius, au mot famulentur, et rapporté au chap. 25.)
3. De rep, l, 2; cf. De legib, I., 17 : c Inter quosporro est communie < legis, inter eos communio juris est. Quibus autem liaec sunt inter i< eos communia, et civitatis ejusdem habendi sunt ... ut jam univer-
du citoyen dans cette sphère élevée qui exclut tout labeur; il ne lui permet que ragricullure, protégée par les souvenirs de la vieille Rome ; il tolère le commercCf quand il se fait en grand, le travail, quand il s'applique aux œuvres de rintelligence, el n'a que du mépris pour les trafics de détail et la pratique des métiers, pour tous ces mercenaires dont le salaire est comme un gage de servitude^ Son mépris pèse donc sans réserve sur les esclaves, dont la vie entière est consacrée à ces œuvres dégradantes. Lorsqu'il rejette, avec les stoïciens, l'esclavage et la liberté dans le domaine de la conscience, lorsqu'il proclame le sage seul vraiment libre, et le méchant esclave, esclave de l'amour, du luxe, de l'ambition, de toutes les passions mauvaises^, il n'entend point toucher à cet esclavage réel, qu'il maintient, jusque dans ses Paradoxes^ à côté de l'esclavage moral; car il ne s'aventure point dans la théorie philosophique, sans tenir encore au droit civil par quelque côté ', et il en prévient les esclaves. Il ne faut pas qu'ils se trorn* pent d'école, et prennent une sentence de Zenon pour une réponse de Scœvola. Les maîtres biutaux qui leur commandent ne sont esclaves que philosophiquement, et ce n'est pas à d'autre litre qu'eux-mêmes, s'ils sont meilleurs, peuvent se dire libres : ils restent au fond la propriété du citoyen. Ce faux droit, qui dans la vicieuse association de Tesclave et du maître, altérait les rapports naturels des
< sus hic mundus una civitas commuais deonim atque hominum exis* ■ timanda.
i. < Auctoramentum servitutis. » (De off. I, 42.) Voir dans son entier ce chapitre dont nous avons cité quelques fragments dans le to^ lume précédent.