‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 88 sur 196 · Pline, XXII, vin · texte numérisé non relu

Pline, XXII, vin

3. Galien, De la méthode de guérir, c. i, t. I, p. 4, éd. Kuhn.

4. c Incivile factuin prstor provincise coerceat remqiie restitui ju- • beat, i (L. 3, D., L, xm, De exiraordin, cogniiionibus.) On leur épargnait moins encore les accusations de captation de testament, d'empoisonnement, d'adultère. (Pline, Hist, nai. lUX, v, 5 et suiv.; Hartiali YI, xxxi; voyez Friedlsender, Mœurs romaines, 1. 1, p. 257.)

de place (56). Des femmes, qu'à leurs noms illustres on peut croire affranchies, pratiquaient le même art, ou du moins celui qui réclame plus particulièrement le secours de leur sexe^ sous le nom de medicœ^. La médecine, d'ailleurs, comme les lettres, avait ses spécialités. Les monuments épigraphiques parlent fréquemment de médecins des yeux* ; une inscription est même consacrée à un affranchi de l'empereur, médecin des oreilles^. Les oculistes vendaient eux-mêmes leurs drogues, les marquant d'un cachet qui en signalaient les vertus curatives et purgatives dans un style assez peu soucieux, d'ailleurs, de la pureté du langage, comme on le voit par un grand nombre de cachets qui sont restés. On trouvait également des hommes libres ou des affranchis dans cette autre industrie, qui prépare à la médecine ses remèdes, et quelquefois prétend môme dispenser de sa médiation ; elle annonçait publiquement ses spécifiques pour diverses maladies, comme le faisait, en quatre inscriptions, un certain C. Lucius Alexander^. A renseignement se rattachaient aussi, comme la pharmacie à la médecine, certains arts ou métiers auxiliaires, également pratiqués par les hommes libres : ceux de libraires, d'interprètes, de

i. Gruter, p. 635, 9; 656, 1; Gudi, p. 224, 6 et li ; Orelli, n«4250 et 4231 . . . cLDiicB (Gruter, p. 635, 10). Une autre, sous la qualification grecque de utroxâba, est dite la première de la région (quartier). (Fabretti, 111, n* 301, p. 165.) Un plus grand nombre se rencontrent avec le nom d^oBSTSTiux. (Murât, p. 939, 1 ; 964, 3.)

1 Gruter. p. 635, 3; Murât, p. 945, 2; Oreili, n* 4328 ; C. Inscr. <«/. 1. 11,1737; t. VI, 6192.

3. ». ■. I AKLID8 AVUfTAS | AUO. LU. MEDICUS | AURICCLÀRItS. (Ihid.

n* 4227 ; dans les Inscr. Neap. de Mommsen, n* 6836, on lit Aiin«u8, L'exécution de Tinscription parait fort incorrecte. Ulpien (1. 1, § 3, D., L. xni, De extraord, cogniL) parle même d*un médecin de ce genre parmi les spécialités qu'on peut admettre dans la médecine. 4. Voyes la note 57 à la fin du volume.

copistes. Un docteur-copiste, de la voie sacrée, s'élevait un monument, selon laTormuIe des riches, pour lui, pour ses afTranchis, ses affranchies et leur postérité^

Les arts consacrés au plaisir, comme ils avaient plus de faveur auprès du public, eurent aussi plus d'attrait pour la classe libre. Nous avons dit la fortune et la considération des Roscius, des Pylade et des Bathylle; un Pylade, le 5* du nom, affranchi de Marc-Aurèle et de Vérus, obtint les insignes du décurionat dans les plus illustres cités de ritalie*. Ils eui^nt, parmi les affranchis et les hommes libres, leurs continuateurs. Deux mimes, qui sont dits les premiers de leur temps, reçurent des honneurs publics à Télésia, à Lanuvium et à Préneste ; ils joignaient aux titres de leur profession ordinaire, Tun, le titre de prêtre de Diane victorieuse et d'Apollon Palatin', l'autre, celui de parasite d'Apollon, et de chef du synode sacré \ Ces métiers, rejetés autrefois, comme vils, parmi les esclaves, avaient pris, en effet, un caractère religieux'. La Grèce, où

1. Gif. P0HPEIU8 PHRIXUS | DOGTOR LIBRARID8 DB | SACRA VU | FECtT 51BI ET LIB. I LIB8RTABUSQUB | POfTBRiSQUB EORUN. (Oreliî, 11* 42 tl.) Cf. 4201,

4210 et 4154.

2. THBOCRITO I ADGG. LIB. | PTLADI | PANTOHIHO | BOMORATO j SPLBHDIDlSSDflS I C1VITAT1BD8 ITALIiB | ORNAMERTU | DBCUR10RALIBD80RXA. | 6RKX | ROKAXUS ,

OB MERITA BJD8 TITUL. KBMORIAB | P08UIT. Et SUf Tautre faCe : SU! TBMFORIS

PRIH08, avec la mention des Troyennes et d7on,ptèces imitées d*Euripide dans lesquelles, sans doute, il excellait. (Orelli, 2629.) Cf. C. Irucr, lai. t. Y, 5889.

3. L. REBBLLIO L. F. RENATO | PAKTOMmO 8UI TBKPORIS | PRIMO SACBRDOn DIAN. VIGTR. I BT AP0LLIRI8 PALAT. . . (Orelil, H* 2626.)

4. M. AURELIO AU<iG. UB. | AG1L10 SEPTEMTRIONI | ...PARA8IT0 AP0LLI5IS |

ARCHiBRi STSODi Iiiiil viR. kv(guitali)» (Ibid. n* 2627.) Sur la foncUon religieuse de parasite, voy. Âlhén. VI., p. 255, b. Cf. Gruter, p. 330, 3. Cette seconde inscription, consacrée par le sénat et le peuple de Lanuvium au môme personnage, ajoute à ses titres : alohno facstikab aug. . .

ORNAMBNTIS DECLRIONAT. DKCRRTO ORDIKIS EIORKATO.

5. Voyez Falconieii, Noiœ ad inscript. aihleL p. 37. D rappelle, à

l'art dramatique était libre par ses origines, avait vu se former de bonne heure des sociétés d'artistes, consacrés à quelque divinité, et surtout à celle qui avait sous son patronage les représentations théâtrales : les artisans de l'œuvre de Bacchus (oîicspl tov Aiovjjov TexvÎTai)*. Elles duraient encore aux temps romains, et se propageaient, par iiiiilation, non seulement dans les États grecs d'origine, mais jusque dans les royaumes étrangers du voisinage*. De pareilles institutions ne pouvaient pas manquer de se répandre, sous Tempire, jusque dans les provinces de rOccident. Elles entrèrent fièrement à Rome avec leur pompe sacrée; et, malgré les mesures de rigueur prises, à certains intervalles, pour réprimer les histrions et les désordres dont ils étaient la cause, toujours chassés, ils finirent par s'implanter en Italie' : une inscription de Bovillum parle de son collège de mimes , avec les noms de « soixante agrégés » (adlecti). Elle est consacrée à l'un

propos de ces titres religieux, ce passage de Lampride sur Alexandre Sévère (i4 /ex. 28) : t . . . Àlexandrini lacessiverant eum convitiolis, « Synim archisynagogum eum voci tantes et archierea. •

i. Alhén. V, p. 5i2, d. TO KOINON TON HEP! TON AI0NT20N TEXSHTnN TON EN eHBAI2 AIOKAU TIM02TPA.T0T AlONÏXn.

(Bœckh, C. Imcr, P. V. cl. m, n* 1600.) Une inscription de Paphos, du temps d*Evergète II, mentionne celui qui était à la tête de la ville et de$ artisans de Bacchus et des dieux Êvergètes. (Ibid, n* 2620.) Voyez encore P. XIV, n»" 3046 et 2067-3073, et une dissertation spéciale de V. Otto Lûders, Die Dionysischen Kûnstler, (Berlin, 1873.) Ces associations rappellent, par leur nature et par leur caractère, celles des confières de la passion, que Ton trouve aux origines de notre théâtre.

2. Polybe disait qu'Oropherne introduisit en Gappadoce la licence de rionie et les désordres des artisans de Bacchus, tixvitwct;v ««lurixv. (Ap. Alhén. X, p. 440, b,)

3. Ils s'ét3ieRt f:iit chasser sous Tibère, et même sous Néron (Tac. Annal. IV, 14, et XIII, 25); ils furent chassés encore par Domitien (Suél. Dont. 7), par Trajan (Pline, Paneg, 46). Adrien les laissa revenir. (Spart. Adr. 18.)

d'eux (covMUM MiMORUM ADLECTo) , libre d'origine, archimime, parasite ordinaire d'Apollon, tragédien, comédien, le premier de son temps, honoré par tous les corps de Tari théâtral, décurion de la ville; et, à cette occasion, il Tait une distribution au peuple, aux magistrats émérites, aux augustales, à ses collègues de la curie et du théâtre : 25 deniers par tête au théâtre et 5 à la curie K

Le théâtre, comme on le voit par ce monument, comptait plus d'un collège. Aux artisans de l'œuvre de Bacchus, la Grèce avait joint les artisans de Tœuvre d'Hercule, des athlètes, décorés aussi du nom de a sacré synode'; et Adrien s'était empressé de les accueillir comme les autres : dans une lettre, restée parmi les inscriptions, il leur accorde un lieu particulier pour leurs archives, faveur qu'Antonin le Pieux leur confirma, avec de semblables égards'. Us ont pour chef un pontife perpétuel, quelque vainqueur des vainqueurs (ton diapandon)^ quelque homme étonnant (icapaSéÇov), dont vingt villes de la Grèce se font gloire d'inscrire le nom parmi leurs citoyens, citoyen de Rome aussi * ; l'un d'eux se vante même d'èlre de race consulaire *. A la suite de ces deux grands corps

1. Orelli, n» 2625, et Wilmanns, 2624. Il faut dire que ce sont les mimes qui ont fait les frais du monument. Voy. encore la note 58 à la fin de ce volume.

2. H lEPA BY2TIKH 2TN0A02 TON DEPI TON HPAKAEA AnO KATAATÏEQÎ EN TH». BAïlAlAI PnMHi KATOÎKOTNTON. (Falconieri, NoUead inscr, alhlelicas, p. 60.)

3. Les deux lettres portent pour suscription : SYROAOi etitikhi

TON nEPt TON HPAKAEA AeAHTON lEPONElKfiN 2TE<ï»ANErrOK

XAIPEIN. (Ibid. p. 2 et 5.)

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