Suét. De elar. rhetoribus,i
3. 1 Fungi eos honoribus Tolentes permittimus, invitos non cogî- « mus. » (L. 1 (521), G. Th., IIII , m, De medic, et profeuoribu$.)On trouve, dans Huratori, un bibliothécaire d'Adrien qui à ce titre en ajouta bien d^autres : ..proc. imp. caes. trajahi hadrum | ..bioRCEnH alkxardr
I PROC. BIBUOTHSCAR. GBAEC. ET | LATM. AB EPUT. GRAECI8 PEOC... LTC. | PAMP. 6ALAT. PAPBL. PISIO. PONT. | PROC. HEREDIT. ET PROC. PROVIN | CUB ASIAE PROC. STRIAE I HERMES AOC. UB. ADJUT. EJUS. (Murator. p. 706, 3.)
4. Les instituteurs primaires (calculator), exclus de tout privilège par la loi, peuvent devenir augustales. (Gniter,p. 576, 7.) On trouve des
Sie LIVRE III. CHAPITRE yi.
plusieurs décrets marquaient leur rang jusque dans la noblesse de Tempire. Les grammairiens, les sophistes et les jurisconsultes, au bout de vingt ans de service dans les écoles publiques de Gonstantinople, recevaient le titre de comtes ^ Les médecins qui portaient les armes dans le palais du prince (car c'était aussi une milice, irUra palatium militantes)^ étaient comtes, quelquefois de premier ordre, dans Texercice même de leurs charges, et ils pouvaient monter plus haut'. — Mais il était bien difScile que ces privilèges se maintinssent sans altération, dans la décadence de Tempire : les titres restèrent; les honneurs ne se déclinèrent plus. Une loi de Théodosc voulait que les fils de professeurs, originaires de la curie, rentrassent dans la curie'; et les villes, qui se montrent si volontiers prodigues envers eux de leurs honneurs, furent plus avares de leur argent. Qu'on en juge par Texemple de la plus florissante, de la plus éclairée de TAsie, de la grande métropole d'Antioche, où les professeurs au dire de Libanius, l'un d'eux, leur avocat naturel, logés, comme de simples ouvriers, dans quelque maison étrangère, ou payant bien cher à l'usurier Tambition d'avoir leur maison à eux servis par deux ou trois esclaves, qui raillent
médecins affranchis avec le même titre, ou avec celui de chef de quartier (Gruter, p. 400, 7 ; Murât, p. 937, 1), etc.
1. L. 1 (425), G. Th., VI, xxi; De profestor, qui in urbe ConsL . . .
S. « Archiatros intra palatium militantes, si comilivs primi ordinîs f nobilitaverit gradus, inter vicarios laxarî (haberi) pradcipimus. • (L. 1 (413), C. Th., VI, XVI, De comit, et archiatns. Cf. 1. 16 et 17 (414), l. 18 (427), 1. 19 (428), G. Th., XUI, m, De medicn et profeêior.)
3. « Ipsos quinettam filios magislrorum, qui ex curiaii stirpe desc cendunt, simili modo obnoxios esse décernât. > (L. 98 (383), C. Th., Xll, I, De decur.) Le mot magistri a ici le sens de professeur, comme dans diverses lois du titre DemedicU et professoribus. (C. Th., XUI, m, L 5, 10, 11, etc.)
de se voir en si petite compagnie, débiteurs du boulanger, et forcés, pour avoir du pain, de lui donner en gage les bijoux de leurs femmes, n'avaient pour toute ressource qu'un modique traitement : traitement annuel, qu'ils ne touchaient pas tous les ans, et dont il leur fallait disputer les fractions au mauvais vouloir des magistrats, à la cupidité des serviteurs de leur office^
Ce témoignage, ce plaidoyer, à travers les ombres habilement ménagées d'un si triste tableau, laisse pourtant voir que les professeurs, non- seulement étaient libres (ce qui n'est plus douteux), mais qu'ils avaient quelque prétention à être propriétaires, à se faire bien servir, à s'entourer, eux et leurs femmes, des apparences du luxe. 11 prouve aussi que c'était, au moins à Anlioche, leur condition commune, avant qu'ils fussent atteints, comme les autres, par le contre-coup de la misère publique. El en dehors delà classe officielle dont nous avons parlé, il y avait sans doute, pour les médecins et les professeurs, des avantages de diverses sortes. Sans avoir part à tous les privilèges marqués plus haut, ils pouvaient pourtant jouir de quelques exemplions, comme il est permis de l'entendre des faveurs accordées par les premiers princes, et des lois mêmes de Constantin : il fallait encourager leur art pour assurer le recrutement du servi ve public'. De plus, ces
i. Libanius, Oral, ii, De profeuaribus^ t. II, p. 85 et suiv. (édit. Morelli). De même Symmaque devait intervenir en faveur d*un professeur (Priscianus, frater meus) à qui on contestait son salaire : c Scis enim bonas artes honore nutriri, atque hoc spécimen « esse florentis reipublica, ut disciplinarum professoribus pra^mia < opulenta pendantur. . . . Interest fams et gloriae tus ut confirmandi • magis quam negandi commoda de philosophi(<F) salario dubitasse « videaris. • (Ep. I, 73, éd. 4604.) Quant à Libanius, on peut croire qu'il suppléait aux émoluments de sa profession, en trafiquant au moyen de ses esclaves. (Ep. ii02, Wolf.)
'^- « Siquidcm edisccndis nrtibui otium sit accommodanduni , quo
professions étant moins généralement remplies par des esclaves, attiraient plus naturellement les hommes libres, par les profits qu'elles leur faisaient espérer chez les particuliers : profits qui, pour les médecins, n'étaient pas toujours bien justifiés, ni n'accusaient une grande délicatesse'. Comme nulle condition n'était demandée et qu'aucune loi d'ailleurs ne châtiait l'ignorance*, des cordonniers, des charpentiers, trouvaient plus lucratifs de se faire médecins. Un certain Thessalus, fils d'un tisset*and, professait qu'en six mois on pouvait tout savoir '• Il y avait donc des charlatans et pis encore. Ulpien pose le cas d'un médecin qui, ayant entrepris la guérison d'une maladie des yeux mettrait son client, par des remèdes contraires, en péril de perdre la vue, pour se faire céder quelque domaine. — Il juge, avec quelque raisou que le fait est incivil et que le domaine doit être rendu ^.
Les diverses sortes de professeurs libres abondent dans les inscriptions (55). Les médecins n'y tiennent pas moins
c magis cupiant et ipsi peritiores fieri et suos filios erudire. » (L. 3 (537), C. Th., XIII, IX, De excus. artificum.)
i. Pline, HisL nat. XIII, Tin, 6; Ëpictète, m, iO, 15; Gelse, Y, 26, 1; Galien* Comm. wrlesépidénUet éTHippocrtUe, IVII, 2* part» p. 144- 146, éd. Kuhn. Les malades, au dire de Martial (V, ix) se louaient peu de la clinique du temps. Tel qui, à Theure de la visite, se trouvait assez bien , quand le médecin et toute la bande de ses éléres étaient venus lui tâter le pouls, prenait la lièvre. Sur les astrologues, autre espèce de charlatans, qui ont toiyours côtoyé la médecine, voyex Fried* laender. Mœurs romaines^ t. I, p. 101 du texte allemand ou 125 de la traduction.