Jérém. xxxnr
2. II Ësdras, t, 1 et suiv. Sur TesclaYe étranger chef les Juifs, au temps de la Mischna et du Talmud, c^est-à-dire quand les Juifs aTaient cessé de faire un peuple et vivaient confondus parmi les autres nations, voyez Touvrage de M. Zadoc Kahn, qui a bien voulu plusieurs
Si le droit de l'homme à la liberté n'était pas le plus sacré des droits de la nature, on pourrait croire l'Orient presque invinciblement voué par elle à l'esclavage. C'est là qu'il a commencé avec les premières sociétés humaines, c'est làqu'ilaurait dû finir d'abord devant le Verbe qui venait apporter la liberté au monde. Mais presque partout la sensualité a fait obstacle à cette divine parole,et partout où elle n'a pu s'établir l'esclavage continue de régner. L'esclavage, en effet» y trouvait dans les mœurs ses racines les plus vivaces, et il s'y montra surtout avec le caractère que les Pères de l'Église marquaient à ses origines, comme le fruit de la concupiscence et la suite du péché. C'est la dépravation des sens qui relâcha les liens de la famille primitive, multipliant les femmes et les enfants par l'esclavage et pour l'esclavage, achetant les uns, vendant les autres, pour satisfaire à ses insatiables besoins. L'esclavage y trouvait encoi*e de puissantes raisons d'être et de s'étendre dans la constitution même du pays. Ce continent, si vaste qu'il soit, offre peu de transitions dans la nature des lieux et des manières de vivre. La vie nomade y est, sur une longue ligne, en contact avec la vie agricole. Tune surexitée, l'autre énerVée par l'influence du climat, et toutes deux, en quelque sorte, destinées à imposer ou à subir la loi de la
fois renvoyer au mien pour appuyer ses assertions. Le Talmud applique à Tesclave étranger, quant à sa condition légale, Jes principes rigoureux du droit romain; mais, quant è la manière de le traiter, il lui conserye en général les adoucissements de la Bible.
granit S soit qu'il s*agil d'élever des pyramides ou de construire des temples '. Les médecins seuls (ils n'ont point de place marquée dans les castes supérieures ni de monument qui témoignent de leur importance dans la société) devaient jouir de quelques avaniages : car leur nombre était grand en Egypte. Il y en avait pour toutes les parties du corps', et leur réputation s'étendait en dehors du pays. Cyrus s'était fait envoyer par Amasis le médecin réputé le plus iiabiie dans l'art de traiter les yeux, et ce fut, dit-on, le regret que cet homme éprouvait d'avoir quitté son pays et sa famille qui lui fit donner à Cambyse un conseil d'où résulta la conquête de l'Egypte par les Perses^ Tous, du reste, artisans comme médecins, étaient libres ' : c'est la loi même des castes : mais cette organisation, quelque oppressive qu'elle soif, laisse encore placée l'esclavage ; car l'esclave, quand il n'est pas un instrument nécessaire de travail, est encore un besoin du luxe. Il y avait des esclaves dans le palais des rois V Si Diodore avance que les fils des prêtres faisaient le service auprès d'eux % il faut l'entendre de ces charges intérieures qui, dans une monarchie, peuvent convenir à des hommes libres, et conférer même une prééminence de distinction et de rang. Encore la Bible nomme-t-elle des eunuques,