Diod.I
2. « Il abolit, de toutes les peines imposées par les lois, la plus grande, je veux dire la privation de la vie ; et, au lieu d'être mis à mort, les criminels, après leur jugement, furent condamnés à porter des chaînes et à travailler aux ouvrages publics. Par ce moyen Sabacon parvint à élever de grandes chaussées, à creuser divers canaux tirés du Nil à l'avantage général, et sut ainsi diminuer la rigueur des châtiments pour ceux qui devaient être punis, en même temps que, à la place d'un supplice inutile, il les forçait à rendre à la société de nombreux services. » (Diod. 1,75, traduction de Miot.)
esclaves ^ L'Asie pouvait aussi lui en payer son tribut : témoin Joseph, amené de Palestine et vendu, pardes marchands ismaélites, aux chefs des gardes de Pharaon*. La Grèce enfin, quand elle fut admise à commercer sur ces rivages, y joignit ses esclaves de plaisir '. Auparavant, tout étranger qui abordait par mer était voué à la mort ou à la servitude \ La guerre : — et ce fut une des sources les plus abondantes en ces temps de grandeur où FÉgypte faisait des conquêtes et en gravait l'histoire sur ses monuments. Les scènes sculptées ou peintes qui ornent le fronton des pylônes, des palais et des temples, ou qui en revêtent les parois intérieures, représentent, en général, là des combats et des victoires, ici les panégyries et les fêtes du triomphe, et partout la captivité. Toutes les ruines de l'ancienne Thèbes, le palais de Ménéphta P' à Carnak, ceux de Ramsès 11 Meiamoun (Sésostris) à Louqsor, de Ramsès m k Médinet- Abou, sont couverts de scènes de ce genre, et elles se continuent jusqu'en Ethiopie, imprimées, comme le sceau de la conquête, sur les murailles des sanctuaiœs, à Derri, à Ipsamboul, à Seboua*^. Dans les tableaux de bataille, tandis que les scribes royaux enregistrent le nombre des morts, en
i. Hérod. III, 97. La ville d*Adulis, fondée, dit-on, par des esclaves fugitifs, était un des principaux marchés d*esclaves. Plin., Eut, na<., YI, xxxiT, 4. On trouve dans plusieurs scènes figurées des esclaves, nègres hommes, femmes et enfants, importés ou donnés en tribut. Wilkinsou, Mannert, etc., 1. 1, p. 404, ou Popular account, t. I, p. 417.