‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 183 sur 366 · Od · texte numérisé non relu

Od

Où ^8|xa;, où^î cpuTiv, oCt'àp çpîva; g6t8 ti ^p^ot.

(Iliade, \, 113.)

Aussi Glytemnestre, couTrant son crime du manteau de la vengeance, insulte à son cadavre :

Kifrat -]^atxo; tij;^! XupiavrnpioCy Xpu9r<i^fov fuiXt^aa twv uw' ÏXitù, (Eschyle, Agam,, 1411. Cf. Eurip.i Hécube y 34, 810 et suiv). 5. Eschyle, Sept contre Thèbet, 349. Eurip., Trayennei^ 300 et suiv.

de son malheur, a Ah ! que la jeunesse est funeste aux mortels, .répond Andromaque, surtout quand elle n'est point guidée par la justice... Puis-je envier votre place pour mettre au monde des enfants esclaves et traîner après moi une nouvelle charge de douleurs^ ? »

Les fils qu'elles donnaient à leurs maîtres étaient libres pourtant. Leurs pères les traitaient comme tels % et Ton ne voit pas que, dans riliade, Teucer, fils de Télamon et d'une captive, soit exposé aux injures dont l'accable Ménélas dans Sophocle'; les héros d'Homère ne connaissaient point la loi athénienne qui recherchait dans le citoyen la qualité de sa mère. Mais cette origine cependant était en eux une tache et une cause d'inrériorité ; et, pour les soutenir contre des intérêts froissés parfois ou des jalousies, il ne fallait pas moins que l'autorité du père, ou, à défaut du père, la protection de l'âge et de la force. Ainsi Tecmesse, esclave d'Ajax, devenue son épouse, craint que sa mort ne la livre, elle et son fils, en servitude aux autres Grecs*.

Nous avons rapidement esquissé les fonctions et les devoirs des esclaves. Ces fonctions, du reste, n'avaient rien

AoûXcu;, i^oL'jtr^ T'à6Xîav {cpo)jci^a, etc.

(Eurip., Androm., 185-200. Cf. 169-176.)

n«X>.ouc(Çy èXKi |i.t loov i^Ai'^vtitaavt CTt^xa

(Od,, XIV, 202-205.) 3. Sophocle, AjaXy 118 et suiv.

(Sophocle, Ajax, 494-497. Cf. 0(/., XIV,210.y

d*exclusir. Dans ces temps de simplicité on ne dédaignait point le travail ; c*est au travail qu'Hésiode a consacré son principal poème : les Œuvres et les jours. Le travail est la condition des mortels depuis que les dieux leur ont dérobé le secret d'une vie facile ; et la louable Émulation, qui demeure comme l'arbitre du monde, a pour objet de les y exciter^: aussi le poète en fait-il un devoir à son frère : « Les dieux et les hommes, dit-il, délestent également celui qui vit dans l'oisivité, semblable à ces frelons désarmés qui dévorent, sans rien faire d'eux-mêmes, les produits des abeilles.... En travaillant, tu deviendras plus cher aux immortels et aux hommes, car ils détestent les oisifs. Le travail n'a point d'opprobre, il y en a dans l'oisiveté*. » Les tribus helléniques avaient en général accepté ces principes. Si quelques-unes plus belliqueuses imposèrent le travail aux populations vaincues pour réserver tous leurs loisirs aux exercices de la guerre, la plupart, en prenant possession d'un pays, en acceptèrent les charges, et, sans renoncer aux armes, se créèrent elles-mêmes des moyens d'existence par la culture des terres, le soin des troupeaux ou le commerce lointain. Hésiode, qui, dans son poème, enseigne à son frère les pratiques de l'agriculture et tout ce qui se rapporle aux travaux des champs ^, ne lui refuse pas les conseils de sa prudence pour rendre, s'il veut tenter de cecôlé la fortune, sa navi gation moins périlleuse et son commerce plus productif \

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