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(Od., XV, 4i4. Cf. Xin, 465 et suiv.)
3. Hésiode, Œuvres et Jours. 605, et Hom., Od,, XXIV, 226. — Euraée, acheté des pirates, avait été élevé par la femme de Laêrte a?ec sa plus jeune ûlle, et partageait presque les mêmes soins :
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(Orf., XV, 365 et suiv.)
de la maison, respectueux et familiers envers leurs maîtres. Ainsi Eumée court au-devant de Télémaque qu'il baise au front et sur les yeux; les femmes du palais d'Ulysse s'empressent aussi vers le jeune prince avec les mêmes signes d'affection*, et nous retrouvons ce sentiment antique dans l'Alceste d'Euripide, quand, mourante, elle tend la main à ses esclaves sans en oublier aucun dans ses derniers adieux*.
De même encore l'esclave n'a rien à lui, mais souvent il use de la fortune de son maître, avec une certaine crainte, si le maître est jeune, plus à l'aise quand son commandement est déjà éprouvé'. Si Eumée n'a, dans sa demeure, que tout juste le nombre de manteaux nécessaires aux bergers confiés à sa direction, il dispose assez arbitrai* liment des biens dont il est dépositaire. Ainsi il a fait bâtir sans que Laêrte et Télémaque en sachent rien, il s'est acheté un esclave sans les avoir consultés davantage; et il prend volontiers sur ses troupeaux, afln de bien traiter un hôte, se consolant ainsi de la peine qu'il se donne pour satisfaire à la rapacité des prétendants\ Quelquefois les maîtres eux-mêmes faisaient aux esclaves une position plus