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(Eschyle, Agam., 1009.)
80 LIVRE I. CHAPITaS II.
du terrible Mars, pliant sous la fatale volonté de son père*.
Alors même que les esclaves ne trouvaient pas dans la cour de leurs maîtres, pour se i^ecommander à leur clémence, ces souvenirs ou ces pressentiments, les habitudes seules des temps héroïques, ces relations de tous les jours, et souvent cette communauté de vie et de travaux, devaient, en supprimant entre eux toute barrière, contribuer aussi à adoucir leur condition. Le mattre avait sur leur personne autorité absolue : il pouvait se faire justice par les coups, par la mort*; mais la Loi est moins puissante que les mœurs, et les mœurs, grossières encore, n'étaient point communément cruelles. Les poètes, ceux de la tragédie surtout, mettent moins souvent en scène la rigueur que rindulgence et la bonté. Hésiode recommande de laisser les esclaves se reposer après la récolte, et Homère nous montre le vieux Laêrte partageant presque en tout la condition des siens'. Ils faisaient, en quelque sorte, partie
Tkn ^t noott^àttVy tX^ ^àp^poTo^o; JLiroXX«èv Àv^pt TTApà 9vir)TÛ Ov}Tr>^{itv li; Iviouirv»* TX^ ^c ml\ 6 Ppt{io^{xc; ApYi; uiro irarpo; àvà'pir.;. (Panyasis ap, Clém., d*Âlex. Exhortation aux Gentilt, p. 50.)
Cf. le beau début de VAlceste d'Euripide :
0^9aav Tpa7rc|[&v «iviaou, 6ioc mp mv, etc.
Et Lucien, Det tacrificei, k, etc.