Xénoph., Hellén., III, m, 6. — 5. Ibid,, VI, ▼, 25 et
104 LIVRE I. CHAPITRE IIL
La séparation que ces mouvements présageaient s'accomplit sous l'influence des Romains. Flamininus les rattacha à la ligue achéenne, vers laquelle leur origine devait si naturellement les porter (7), et dés lors ils furent souvent en lutte avec Sparte ^ Plus tard, quand déjà la Grèce ellemême avait depuis longtemps perdu son indépendance» Auguste assura l'autonomie à vingt-quatre de leurs villes, sous le nom d'Éleuthérolacons*.
Les périéqucs faisaient donc, pour ainsi dire, une société à côté de celle des Spartiates, société rattachée à la première, gouvernée par elle, mais vivant de sa vie propre, et capable de mettre encore au service des Dorions les éléments de force qu'elle tirait de sa constitution. Les hilotes, au contraire, n'étaient rien à part. Ils entraient indispensahlement dans l'organisation même et dans la vie de Sparte. Dans cette association étroite des deux peuples, l'un avait pris le commandement et la direction, l'autre avait reçu le travail. Le Spartiate voulait pour l'hilote ; c'est par riiilole qu'il vivait.
Nous avons dit Torigine de cette forme d'asservissement. Selon la tradition vulgaire, les habitants d'Hélos, qui n'avaient pas accepté les obligations des périéques, furent réduits, par la force, à un élat plus dur, et communiquèrent leur nom à ceux qui, dès lors, partagèrent leur servitude. Cette étymologie n'aurait rien d'histori-