Myron, ap. Alhén.,XI, p
2. Plut., Lyc.y 28. C'élait, dit-il ailleurs, Tusage dans les jours de fêle. (Démélr., \.)
5. Voyez Otfr. Mùller, ibid,, II, m, 5, et les textes dont il appuie ces conjectures. Entre mille autres exemples du mépris des Spartiates pour les hilotes, on lit cette anecdote dans Athénée. Agésilas, à qui on offrait des bestiaux et des friandises (rpaYiip-ATa), prit les bestiaux et ne fit pas d'abord attention au reste; puis il dit, en montrant les hilotes : a Emportez ces choses, et donnez-les à ces gens-là ; il vaut mieux qu'ils les mangent et se corrompent plutôt que moi et mes Lacédémoniens. » (Alhén.,XIV, p.657, ft.)
4. To Sk Tû)v EiXttfTttv Iftvcç lïavTaTcoatv ùp»; iiixuran xal irupû;. (Théop., ap. Ath., VI, p. 272.)
110 LIVRE I. CIIAPITKË III.
besoin de cette flagellation annuelle, dont parle cet historien, pour se rappeler qu'ils étaient esclaves , ni d'un costume particulier pour se distinguer du Spartiate : tout en eux portait le signe de Tesclavage, tout répugnait aux idées dans lesquelles les Spartiates étaient nourris et formés. Éloignés du travail par la loi, le peuple de Lycurgue avait grandi dans le mépris du travail. 11 le méprisait dans le poêle qui avait chanté l'agriculture^ : à plus forte raison en ceux qui la pratiquaient ; et ce mépris se traduisait facilement en outrages. Ainsi se marquait entre les deux races la ligne de séparation posée par la conquête, d'autant plus tranchée et plus absolue, que la communauté d'une vie pauvre et grossière sembLu!: devoir l'effacer avec le temps.
Cette rigueur, née des institutions de Sparte, lui semblait même commandée par sa position. Il ne fallait rien moins que l'énergie doriennc pour maintenir en ces conditions son empire sur les populations asservies, ce Vous venez de villes , disait Brasidas aux Péloponnésiens , où le plus petit nombre commande au plus grand et ne doit le commandement qu'à la victoire*. » Et ces paroles étaient surtout vraies de Sparte en face des peuples qui reconnaissaient sa loi.
Dans le parlage de la Laconie attribué à Lycurgue, dans celui qui s'établit au moins lorsque la Messénie fut conquise et réunie au domaine des vainqueurs , les neuf mille lots des Spartiates, les trente mille des périèques, sont assi-
1. Cléomènes, fils d'Ânaxandride, appelait Homère le poète de<; Spartiates, et Hésiode le poète des hilotes, parce qu*il écrit sur Tagriculture. (Plut., Apophth, Lacon, Cléora. Anax., 1.)