Wescher et Foucarl, /. /., n" 17^ et
du Pont, Alexandrie, Apamée, etc., sont inscrites comme pairies d'esclaves (la Laconie pour six hommes et trois femmes!) sur les murs du sanctuaire d'Apollon. Car ce ne sont pas des esclaves étrangers venus de ces pays ; ce sont des hommes de ces pays réduits en servitude, comme on peut rinférer de la formule générale de ces inscriptions et comme cela d'ailleurs est quelquefois expressément marquée Mais là ne se bornait pas la part de la Grèce dans les misères de l'esclavage. Les Grecs, qui se faisaient l'Orient tributaire, lui payaient à leur tour un honteux tribut de leurs enfants' : c'était chez eux que les voluptueux et les petits princes de l'Asie envoyaient prendre des esclaves pour leurs plaisirs et leurs fêtes. Le Péloponnèse donnait des courtisanes, Tlonie des musiciennes, et la Grèce en général ces jeunes filles qui, danseuses ou joueuses de fldte, subissaient une commune destinée'. Des marchands de Syrie et d'autres étrangers se mêlaient aux Grecs dans les soins et les profits de ce honteux commerce. Ils venaient, après les vainqueurs, dans les villes prises d'assaut ; ils venaient au sein de la paix, comptant sur la puissance de l'or et de la misère^, épiant et circonvenant le pauvre pour lui arracher ses