VII
3« Aristoph. Paix^ 1249» et PUUue, 255. On y ajoutait les fruits les plus grossiers, d'espèces diverses, selon le pays. (Xénophon et Pblybe, ap. Athén. XIV, p. 651, d,)
faisaient une ceinture S ou un manteau 1res courl*, une petite tunique de laine', un bonnet de peau de chien, et aussi, dans les conditions les meilleures, quelque autre fourrure grossière propre à leur envelopper les pieds ou les membres* : le tout d'ailleurs au bon plaisir du niaitre et selon Tintérêt qu'il pouvait avoir à leur bien-être ou à leur conservation, car Tesclave était son bien.
Aussi restait-il étranger à tous les droits de l'homme, à tous ceux qui supposent une personne. Point de mariage : le mot qui le désigne (v^tii-o;) n'est pas employé par les auteurs grecs pour exprimer Tunion de rhomme et de la femme dans cette condition*. Piont de famille : Tesclave n'a rien de Taulorité qui forme la famille par rassociation constante 61 réglée des parents et des enfants ; ses enfanis sont un produit qui entre dans le domaine du maître et grossit le troupeau de ses serviteurs. Point de propriété : car comment avoir à soi quand on ne s'appartient pas soimême? Ce qu'il acquiert par le travail est, comme son travail et comme lui, le bien de son maître, et de même a* qui peut lui échoir par donation ou par héritage*.
Cependant la rigueur de ces conséquences pouvait recevoir, dans la pratique, un peu d'adoucissement. On permettait quelquefois Tunion des esclaves. Une loi de Solon,
1. UîoCiroy.a. (Voyez le papyrus égyptien promettant récompense à qui ramènerait deux fugitifs, cl le commentaire de Letronne.)