LES ESCLAVES DANS LA FAMILLE ET DANS L*ETAT
très friandises (xatox^qAaTa), avec des vœux pour que Tachât tournât au bien de la maison^ : c'était une sorte d'initiation à la famille dont ils allaient devenir les instruments, mais non les membres. En même temps, on leur donnait un nom : nom qui, parfois, marquait leur origine, leur condition particulière, ou certains traits de leur caractère soit physique, soit moral, mais qui, le plus souvent, était pris, au gré du maître, parmi les noms les plus usités chez les hommes libres, et même parmi les plus fameux de la fable ou de l'histoire : Europe, Eurydice, Jason, Méléagre, Philippe, Olympias, Alexandre, Anligone, Démétrius, Arsi-* noé, Sapho, Platon, Théocrite, Apelles, etc.' Puis, sans égard pour ces illustres noms et quelle que fât l'origine de leur esclavage, ils étaient appliqués à l'une des fonctions du service, au gré de cette volonté souveraine qui avait toute puissance sur leur être ; et ils recevaient, avec du travail, les choses indispensables à la vie : pour nourriture, une mesure de farine, des figues que leur pesait la main du maître, de Tail qu'ils partageaient quelquefois avec lui'; pour vêlement, une pièce de toile dont ils se
de Max. Plan, sur Hermogène, Walz, t. V, p. 529.) Cf. Arisloph. PluiuSy 768, et le SchoHaste sur ce passage, et Démosth. contre le fiiux témoin Stephanus, p. ii25-ii!24.
â. Voyei la note de Uemsterhuys sur Lucien, Timon, 22; Creuier, CEwree alUm.t 4* partie, p. 15-18; les observations de M. Gurtius dans la dissertation qui accompagne ses inscriptions de Delphes (Anecdoia Delphica), et BIM» Wescher et Foucart, InecripL recueillieê à Delphes (1863). C'est ce qui faisait dire à Tertuiiien : « Gommunio nominum « oonditionibus prœjudicat quanti nequam servi regum nominibus in- « sultant, Alexandri a Darti et llolofernis. » (Tertull. «k/v. MarcUm.