‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 34 sur 366 · L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). XLI · texte numérisé non relu

L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1847). XLI

Ni les artifices des systèmes, ni la hardiesse des affirmations ne parviendront à déguiser ces vraies origines de l'esclavage. Que beaucoup de nègres soient déjà esclaves quand ils passent aux mains des négriers, je le veux bien; mais pourquoi le sont-ils? Pense-t-on sérieusement que la traite en soit si complètement innocente? Croit-on que l'espoir de les vendre entre pour si peu dans les causes qui les ont asservis? Ce serait ignorer ce principe des plus élémentaires, que plus une marchandise est demandée, plus elle est produite; et l'esclave est une marchandise. On se fait donc complice soit de ces barbares coutumes qui, pour les plus légères fautes, jettent une famille dans l'esclavage, soit de ces guerres perpétuelles qui ravissent des tribus entières à la liberté ; et à défaut de déclarations des négriers, on a sur ce point capital l'aveu des conseils coloniaux, jusque dans les anecdotes arrangées pour montrer

rablement, ou plutôt leur unique résultat est de décupler les horreurs de la traite. Pour compenser les chances qu'ils courent, les négriers cntiisscnt un plus grand nombre de malheureux dans d'étroits espaces. Et, en dépit de toute notre vigilance, des quantités considérables de noirs sont régulièrement débarqués au Brésil, à la Havane et ailleurs. » — Quatorze ans après la 1'* édition de ce livre, M. Cochin ajoutait d'autres témoignages à ceux que nous avions recueillis. (UAbolition de resclavage, t. H, p 502 et suiv.) Neuf ans plus tard, H. Berlioux donnait un nouveau supplément aux preuves de M. Cochin : La traite orientale, histoire des chasses à Vhomme organisées en Afrique depuis neuf ans (1870); et combien d'autres, ne serait-il pas facile de tirer des voyageurs cités plus bas, Livingstonc, Burton, Speke, Baker, Mage, Stanley, Caméron I

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