‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 365 sur 366 · Atlién. V, p. 219, c · texte numérisé non relu

Atlién. V, p. 219, c

4. Ibid,, p. 578, f - 582 et passim, jusqu'à S88. Cf. sur des productions analogues Suidas, v. Àorusévaaax, et Letronne, Appendice aux lettres d'un antiquaire à un artiste^ p. 18.

NOTE 1, Page C.

Vesdave chez les Scythes.

Après avoir parlé de ces habitudes de férocité des Scylhcs envers leurs serviteurs (lY, 2), Hérodote rapporte aussi qu*à la mort des rois on immolait cinquante esclaves d*élite pour les enterrer avec eux (IV, 72) . Voyez encore, sur la dureté du despotisme domestique chez ces peuples, Athénée, DeipnosophisteSy XII, p. 524. Les Scythes furent quelquefois punis de leur cruauté par des révoltes. Les Sindes, peuple des bords du Pont, étaient, disait -on encore au temps d*Ammien Harcellin, les descendants de ces esclaves qui s'emparèrent deô biens et des femmes de leurs maîtres, après leurs désastres en Asie. (Ammien Marcellin, XXII, 8, § 41, p. 316. Cf. Callistrate, ap. Etienne de Byzance, V* ToLfpni). Ceux-là, à ce qu'il parait, ne s'étaient point laissé effrayer par la vue du fouet. (Hérod. IV, 3.)

Les femmes en Egypte.

Hérodote (H, 55) attribue aux femmes égyptiennes la plus grande indépendance; elles échangeaient, en quelque sorte, avec les hommes, les rôles ordinaires de leur sexe. C'étaient elles qui allaient au marché et s'occupaient du commerce, tandis que les hommes, renfermés chez eux, faisaient de la toile ; assertion trop absolue, sans doute, et contredite par les monuments, qui montrent la femme livrée à ces travaux aussi bien

IM 90TCS ET CCLllftClSSESESTS.

tiêétrt X itf ^ piBS loin ; û aetorde, en Umle b Affciiwilê i la CeBme: t Les reîiies, dit-il, ont ea pkB de fJHmrii ao reça plus irhomieiirs que les nia; et, éam la caotnls doUsx fassè% entre pvticoliers, il est M«ji»ii sâpvlé qne la »pr«atie snr flionmie appartiendra a la feÊÊÊÊe, le Bari sloUigeant â senir celle qu*ii épouse, i Ces exj^êntÎ0ai tîfift an oonfnsle de la Tie publique et privée des foBBes en Écjple et en Grèce. En laissant de cdté cette prétendae saprnatîe, sms pooToos an moins adm^tre que les fennnes, en tgjp^^ iveat dans one condition plos rapprochée de réfalîlé. Le culte d'Cteîrîs et dlsis fut pour beaucoup dans cette aiwniîlatîon de ran^, qni se continua des Pharaons m Ploiànées, conme le Moutienl les monuments et lliistoire.

3€fn 3, PAa 44.

Colons ou êerfs en Chine.

La loi aflirandiit ces fnnilles de la taxe du senrice personnel; die limita leur nombre, proportionnellemait au rang du seigneur qui dut les inscrire sur son registre domiciliaire. Plus tard, sous les seconds Wey, qui occupaient l'empire du nord, la culture même des petites propriétés se fit par des esclaves. Lue ordonnance (4!20 de J. C.) déclare que chaque couple composé d'an mari et d*ane fename, possédant la terre, aurait en esclafes mâles, pour labourer, et en esclaves femelles, pour soigner le ménage, huit individus. Le propriétaire non marié avait droit à la moitié. Sur certaines terres louées par le gouvernement, le fermier libre devait remplacer les bœufs qui lui manquaient par des esclaves. Ce servage sur une grande échelle, si contraire au développement de la population libre, si dangereux par la puissance qu*il créait sous la main de quelques seigneurs, fut combattu par les empereurs Thang et par ceux des dynasties suivantes. (M. Éd. Biot, Mémoire sur la condition des esclaves et des serviteurs gages en ChinCy Journal asiatique, 3* série, t. III, p. 279.)

NOTES ET ÉGLAIRGISSÈMEIITS. 461

Tribut des Perses.

Hérodote (I, 125) nomme les dix tribus des Perses : trois de nobles, les Pasargades, les Maraphiens et les Maspiens; trois de laboureurs, les Panthiale'ens^ les Dérusiens et les Germaniens; et quatre nomades, livrées exclusivement au soin des troupeaux, savoir, les Daens^ les Mardes, les Dropiques et les Sagarliens. Ces dernières purent envoyer, sans doute, leurs cavaliers à Tarmée de Cyrus ; un soldat marde est particulièrement désigné pendant le siège de la capitale de Crésus (I, 84); mais elles restèrent, en général, fidèles à leur manière de vivre, vers ces bords de la Caspienne où les noms des Daens et des Mardes se retrouvent encore aux temps postérieurs. L'historien, d'ailleurs, désigne les tribus guerrières comme ayant été spécialement convoquées par Cyrus et entraînées à la conquête.

Quant aux Mages, on connaît les passages décisifs d'Hérodote sur leur nationalité : les paroles des Mages eux-mêmes à Astyage (I, 120), celles de Cambyse mourant à ses compagnons (III, 65), confirmées par la réaction des Perses contre cette caste et par la fête qui en perpétuait le souvenir (III, 79 '; cf. III, 77). Hérodote, dans la description de la Médie, nomme même une tribu particulière sous le nom de Moyot (I, 101).

KOTE 5, PAGE 57.

Esclaves révoltés à Tyr.

C'est à ce soulèvement d'esclaves que se rapporte l'anecdote célèbre de Justin. Les rebelles avaient pris la résolution de nommer roi celui qui verrait, le premier, le soleil levant. Tandis que tous se tournaient vers l'Orient, l'un d'eux, qui avait sauvé son mattre, regarda, selon ses conseils, vers l'Occident, et aperçut avant les autres les premiers rayons qui blanchissaient le sommet des tours. Ses compagnons, dit Justin, ne croyant pas qu'une idée si ingénieuse pût venir d'un esclave, le pressèrent de questions et lui firent avouer qui en était l'auteur*

hr on nuvfel homnip raula à la sapériorîté de la race libre, ce fat ce iBuIre^ oitinne ndatoneBY qsllB prvent pour roi, ei la ctNirame pMB à ses éBoceaàÊÊÊi^ ?léaiiiiioîiis, l'impres- SÊÊÊi de ce tmapitt de TeKisTPege mit été si grande, qa'A- Icacandre. dit-«Mi« Tengenr de la sécurité publique, Toulot Tefbrer par Tesempie da châtiment : et c*est poor cela qu'après li prise de Tyr il en aurait fait mettre en croix les défenseurs (Justin. ITllI, Tu n Y a plus d*une objection i faire i ce récit. Carthage* ipu tient par ses origines au monde oriental et par son déTeioppement aux pafs de TOccidenl, s*appuyait, comme presque tous Les États de l'antiquité, sur ce fonds commun de FesciaTage. et eile dut en subir toutes les conséquences. Là aussi les esclaves fiirent un danger pour la république. Vers 350, Bbmnon en soulevait âO.OOO pour se frayer un chemin vers li ttrannie .Justin» IXI» 1).

!IOTfi 6, PlfiS 105.

Le» Moihaces à Sp€Êrie.

« Ceux qu^oii appelle Maikace^. chez les Lacédémoniens, sont libres* mais non Lacédêmoniens d*ongine. Phylarque dit d*eui au XX.V« livre de ses bistoinfs : Les lothaces sont nourris avec les Ljcêdèmoniens. Chaque enfant citoyen, selon sa fortune, s'associe un ou deux compagnons de TÎe ( Twrpôfov;) ou davantage. Les Mothaces sont donc libres* non du sang des Spartiates, mais ils participent en tout à leur éducation. On dit qu'ils comptèrent parmi eux Lysandre. qui vainquit sur mer les Athéniens et fut fait citoyen pour sa bravoure. * lÂthén. VI, p. 271, e.) Probablement, à une époque postérieure, de jeunes hilotes. élevés avec les enfants de Sparte, obtinrent le même rang et portèrent le même nom. Cela expliquerait Tassertion des grammairiens, d*Hésychius, par exemple : Môdoos^ : qc rjrzsi^^cu^i -Aaiç ^oOào(

TTzt^i;. et du Grand Êtymologue : Modoit^ ; aÛT» xa>o3n \acaoaiu6mi

Les périèques au temps de la conquête romaine.

Dans le cours de la guerre contre Nabis, les Romains avaient enlevé aux Spartiates leurs villes et bourgades (xûjuat) de Laconie (Tite Live, XXXiV, 29) et les avaient rattachées à la ligue (Tite Live, XXXVIII, 51). Lorsque, après la mort de Nabis, les Spartiates s'y rallièrent a leur tour, ils demandèrent au sénat de rentrer dans leurs anciens droits de souveraineté ; ce fut l'objet de l'ambassade dont parle Polybe (XX, 12, § 2). Les Romains éludèrent la question et rien ne fut changé (voyez le commentaire de Polybe). Strabon a fait aussi allusion à cette révolution de la Laconie : 2uvs6v de xocl '£>cu0i/9o>ax&>vac ^a^iîv nva

Td;tv TToXiTciac, inti^^ 'Fujutaîoi; 7rpo7l6cvTO 9r/>diyrot ot Trip^oixot Tvpawou- ^vicç TiQC iTr^pnsç, ot tc âXXct xal ot £D.uti(. (Strab. YllI, p. 366;

cf. Pausan. 111, xxi, 6-8 )

Redevance des hilotes.

Athénée (VI, p. 141) a conservé ces détails sur la redevance de rhilote envers le Spartiate. Les nombres donnés seraient considérables, s'ils s'appliquaient exclusivement à la subsistance des personnes dont parle Plutarque. En effet, la mesure journalière de la consommation était de 1 chénice ; mais, quand il s'agit d'une population tout entière ou d'une famille, il faut, comme l'a montré Letronne (Mém. de VAcad. des inscr. 1822, p. 216), la réduire à 3/4 de chénice ; et, sur cette base, 82 médimnes par année de 360 jours feraient la nourriture de 14 à 15 personnes. 11 faut donc négliger dans ce texte la distinction des 12 médimnes pour l'homme et des 70 pour la femme et les enfants, conmie une interprétation arbitraire, sans application littérale, et prendre ce revenu comme servant à la nourriture de tout ce qui composait la maison du Spartiate, femme, enfants et serviteurs. •

4M HOTES ET ÉCLAIRCISSEIBIITS.

NOTE 9, PiCE 111.

Nombre des SparIkUes et des hUoies.

L'âge militaire, i Sparte* comprenait quarante ans, depuis la puberté (Xénoph. Hellnu Y, it, 13; cf. VI, it, 17), c'est-à-dire depois dix-huit ans, âge où Ton entrait dans la classe des ÔÂè&fs, jusqu'à cinquante-huit; ou plutôt depuis vingt ans, âge où Ton devenait irène^ jusqu'à soixante, âge où Ton pomrait entrer dans le sénat. En adoptant ces limites. d'âge pour les 8,000 Spartiates et les 56,000 hiioles, on trouve qu'ils sont A la population mâle de chacune des deux classes dans le rapport de 5,094,197 à 10,000,000. Ce qui donne pour la première 15,704 et pour la seconde 109,928, et, en doublant ces nombres pour avoir la population tout entière, hommes et femmes, environ 51,400 Spartiates et 220,000 hiioles. Ce sont à peu près les chiflres d'OttTr. Huiler, qui se borne à multiplier par 4 les nombres donnés par les anciens pour la population militaire.

Rapport du nombre des hilotes avec le produit des terres.

C'est à tort qu'Ottfr. Huiler s'est écarté des anciens, pour supposer que chaque lot devait produire environ 400 médimnes. Cette hypotlièse n'était nécessaire que parce qu'il s'était exagéré les besoins de la population, en portant la consonmiation joup naliore jusqu'à la mesure de 2 chenices par tète. Peut-étre aussi son opinion sur le partage de la Laconie entre les Spartiates et les pêrièques doit-elle subir quelque restriction. 11 est trèsprobable que les vainqueurs prirent pour eux la meilleure terre : mais est-il nécessaire qu'ils aient pris la plus grosse part, de telle sorte que les 9,000 lots des Doriens représentent deux fois plus détendue que les 50,000 lots des indigènes? Sans doute, il n'est pas dit précisément que le territoire fut partagé en 59,000 lots égaux entre eux. H fut divisé en deux parties; puis la première en 9,000 lots pour les uns, la seconde en 50,000 pour les autres. Mais, qu'on le remarque bien, le but du légis-

lateur était d'assurer au Spartiate de quoi vivre et entretenir ses esclaves; et il Tatteignait, comme nous l'avons vu, sans sortir beaucoup des limites de 164 médimnes de produit par lot. Le reste, il pouvait l'abandonner aux périéques, d'autant mieux qu'ils n'étaient encore, après tout, que des fermiers de l'État, à de moins rigoureuses conditions.

Notre interprétation peut d'ailleurs soutenir l'examen de la statistique, en partant des nombres mêmes qu'Ottfr. Huiler a adoptés.

Le territoire de Sparte est évalué par lui à 170 ou 180 milles carrés (milles allemands de 15 au degré). Prenons avec lui 180 milles; ils répondent à 2,880 milles géographiques carrés ou 288,000 stades olympiques carrés, ou, pour ramener ce nombre à nos mesures de surface, à 985,680 hectares. Si nous prenons pour produit de l'hectare 1 1 hectolitres, produit que supposent à peu près aussi les calculs d'Ottfr. MûUer, et qui répond à la production moyenne des départements du sud-est de la France (Stat.de la France, Agriculture y p. 57^2), chaque lot de Spartiate rapportant environ 200 médimnes, ou 104*»«<î^oï-,049, devra avoir O*»»^^»*'-, 449, et l'ensemble des 9000 lots présente une surface cultivé en blé de 85 1 51 hectares. Admettons que les 30 000 lots des périéques aient une étendue égale dans leur ensemble à celle des 9000 lots des Spartiates, les deux surfaces feront donc 170 262 hectares, c'est-à-dire un peu moins que le cinquième de la surface totale du pays de Sparte : rapport très probable et justifié par l'analogie de nos départements. Ajoutons que notre hypothèse, fondée sur les textes des anciens et si bien d'accord avec l'étendue générale du pays, répond aussi à ce que supposent les besoins des périéques. En effet, chaque loi sera égal aux -^ d'un lot de Spartiate et donnera les -^ du produit, c'est-à-dire, de 50 à 60 médimnes (pour tenir compte des deux limites où nous avons renfermé les produits du lot Spartiate); ou encore, la nourriture de huit à dix pei^sonnes, ce qui n'est pas trop : lorsqu'un lot est assigné à chacun, il faut que le produit en aille au delà de la moyenne des besoins de la famille ; le nombre des esclaves, population mobile, pouvait se restreindre ou s'étendre, selon la mesure des ressources qui lui restaient.

fhoirnfittt iBMniR «ai .m -îoiimit V« 34i les hilote aCTrsichis et le& rBftMÎamiiies. sa» Les mettre» <6i reste, préciséiiient en ^uaàièle. lus- aileorsw at nporodkaDt Lâs oétféaowdes et les Iniolesv i jniiaiK teeez >^mxmxKaat afMS les proniers sont ks

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iiGstùt» n. 3i.

Utieuiîe VU p. i7t Jite iinpa:ssx:rf<ie Théopompe. quiattiv bue iu.\ Vir:iiue!iïj' j»M» iimi arjîHielaies; mais» «îa an aatre eninjit \. j. ♦-♦o» i'. '.e iièîue seupie -ist nomini^ 'xjjtidiL. Chi i inutiu>? (Il :i liildki in*, ians C^ui r*t oans riutre. 'xotcxôu «le 5um lei- jtupie^ Jlyrwis^» nentiuauif^ par Ippiea lUifr, 3 et pur PoiMje lU il. ^ L'» . 'les peupUfSv duutles litorûte^ selm V»M»eu. ;vaioat ietrut !a iuimuatiuiK -it^^pn le^ «niosoJs Faiv.os ^it ^'•>^tuiniiis. m iir f ie Poivbe. 5oaimr!*!it ea pa&>aiit. ne -itir^ut ;auiai:i^. .nèine m temps ie leur puîssiiiiÉ'i» nuhtiiBe, reuiiir taui ï f<<:iav«i<^

dérjàute V^ [77" fXiiiperi «ions jn filtre sensv kirs^piil «iit »|u'4U X'mu> iti tiinii^Titiott ae< t'yUss^ezi de B«^>C;e ea Atti^pie. ai tf^ \aieuitfiis IL Le< lutre^ «irecs n'avaient d'esciiT^k Ce temps ist •ji>f<:ib<.'mL-at c\iI\xl aal uivosioa «les TliHSiHiIieas et «i» Dureus :iCeuiiit ^ ouusutua pius ^i&enljeaieat W sera^sees ik^ce: ii la ouutume difs jeunes tilles libre$w ^IhMnt poiser es leau iux tuulaiuesv ic^a^e ({uiriinèiie à cette relLïûiia. <« oaocillait àirt bien*, ntàne «bl é» temps aaiênfi«Sw Amk Vàfn

héroïque, nous Tavons vu» avec remploi des esclaves. Elle prouve qu'il était plus rare, mais non qu*il était inconnu.

Les médecins en Grèce.

On regarde aujourd'hui comme apocryphe le décret qui ouvrait à Hippocrate le prytanée d'Athènes pour le reste de ses jours, comme aussi la tradition des services qu'il eût rendus aux Athéniens pendant la peste. (Voyez H. Littré, Introduction aux Œu* vresd* Hippocrate j p. 59 et suiv.) Aristophane (Plutus, 408) fait aussi allusion au salaire des médecins dans ce vers même où il se plaint de ce qu'on les attire si peu à Athènes. I^s médecins avaient encore une autre manière de se faire indemniser de leurs peines. Un Hénécrate, au rapport d*Athénée, prenait les malades dans les cas désespérés, à la condition qu'ils se donneraient à lui (Athén. VU, p. 289, b)... servus^ quasi servatus.

-Les Eranoi.

Bœckh, à propos des secours assurés aux nécessiteux, parle aussi, comihe de sociétés de secours mutuel, des associations désignées sous le nom d'cpavot, qui avaient leur organisation propre (rà xotvôv tûv spovio'TGâv), leurs lois (sjsovixô; vouoç), et quelquefois leurs procès (âpavixal SUai). Mais un savant Hollandais, J. J. Van Ilolst, dans une dissertation spéciale, De eranis vêterumGrœcorum inprimis ex jureattico (Lugd. Batav. 1832), discutant les sens et les applications du mot 6*oavo; aux diverses époques, depuis Homère jusqu'aux Romains, a voulu montrer que là où Bœckh voyait un droit, né d'une institution de bienfaisance, il n'y avait que contribution volontaire; et la thèse de Bœckh, reprise par M.Wescher (Inscript, de file de Rhodes relatives à des sociétés religieuses; notes sur deux inscriptions de rUe de Thera relatives à une société religieuse^ Revue archéol., t. X (1864), p. 460; t. XII (1865), p. 214 et suiv.), a été contestée de

nouveau par M. Foucart {Des tissociations rdigieuses chez le* Grecsy 1873).

Véranos était dans Homère un repas à frais communs et le mol qui resta, d'ailleurs, en usage avec le même sens (repas célébré a tour de i*ùle ou à frais communs, êpavov q anà t6 /«ipoc ^ûT^-ê^ ^ ex (iM'j.îA\r,i Jsî;ryov, Hésychius), s*appliqua aussi aux associations qui le faisaient et même aux cotisations recueillies tant pour les frais de ce repas que pour toute autre chose. L'origine des associations des éranistes, leur existence autorisée à Athènes dés le temps de Solon (1. 4 (Gaius) Dig. XLXII,xxii), leur caractère religieux, leur organisation sur le modèle des phratries ou des démes à Athènes et en général des associations de citoyens, le caractère exotique qu'elles gardèrent dans les divinités qu'elles prenaient pour patronnes ou dans leur composition môme, qui n'excluait ni les étrangers ni même les esclaves, qui les admettait paifois aux honneurs du sacerdoce ou des magistratures intérieures : ce sont autant de questions traitées dans les dissertations citées plus haut, notamment dans celles de Yan Uolst, de M. Foucart et aussi de H. Caillemer (Le centrai de société à Athènes, 1872), et que nous n'avons pas à reprendre ici. Le seul point qui nous intéresse est de savoir si la caisse formée par les cotisations des sociétaires et par les dons des bienfaiteurs devait, en cas de besoin, contribuer à leur venir en aide. La caisse devait fournir aux frais des repas et des cérémonies religieuses ou autres dépenses réclamées par Tassecialion en général, cela n'est pas douteux; mais elle devait contribuer également aux frais des funérailles de ses membres: ne pouvail-elle pas subvenir aussi en certains cas à leurs nécessités ? Il serait dificile de le nier d'une manière absolue ; on oit au moins qu'aux temps romains un rescrit de l'empereur Trajan autorise la constitution des éranistes à Amisus : « eo faci- « iius si tali collatione non ad turbas et illicitos cœtus, sed ad (i sustinendam tenuioriim inopiam uterentur » (Pline, Ép. X, 93 et 94; Van Holst, /./., p. 45); mais j'admets qu'aucun texten'établit que ce fût là le droit général . Au temps de Demosthène, de Lycurgue et d'Isée, les éranes étaient des contributions volontaires qui étaient recueillies entre amis par l'un d'eux pour venir en aide à un ami, non à titre de don, mais de prêt, de prêt gratuit fort

probablement, qui n*en laissait pas moins Tobligation de rendre: de là ce trait du Malcontent ou Esprit chagrin de Théophrasie qui, complimenté sur le succès d*une collecte faite en sa faveur parmi ses amis, répond quMl n'y a pas tant à s'en réjouir, puisqu'il va leur être redevable : de Targent à chacun d'eux comme préteurs, et de reconnaissance à tous comme bienfaiteurs. (Théophr. Car.^ xvn.)

Dans une succession dont parle Isée, on tient compte de iOOO drachmes provenant d'eranoi à recouvrer. (Isée, De ihéritage (VAgnias, 43.) Ailleurs on voit Léocrate charger un de ses amis de payer ses créanciers et d'acquitter ses eranoi (Lycurgue, c. Léocr,^ 22. Ces sortes d'éranes ou de prêts remboursables pouvaient, à ce titre, être l'objet d'hypothèques (Imcr, d'AmorgoSy Foucart, /. /. , n*» 45, p. 226) ou de cautions : un discours attribué à Lysias contre Aristocrate portait le titre m^\ iYfJvç èjadvou. (Lys. fr. i6, cité par Harpocration); elles pouvaient donner lieu à des contestations judiciaires (spovual ^ixai), qui sejugeaient dans le mois (supi^vai Btumi). Constituaient-elles des associations régulières, ou les amis qui y contribuaient n'avaient-ils entre eux d'autres liens que ceux qui naissaient de cette rencontre accidentelle? Le caractère tout volontaire de ces contributions m'inclinerait vers la deuxième hypothèse. Je ne verrais d'association que là où il y a cotisation régulière, mensuelle ou trimestrielle, selon les cas; et cela ne peut s'entendre que des associations célébrant en commun des repas ou des cérémonies et ayant un caractère religieux.

La traite.

Voyez YHistoire de la géographie du nouveau continent, par M. de Humboldt, et les Quelques mots sur la traite, ajoutés par M. Schœlcher à son consciencieux ouvrage sur les colonies, p. 369 et suiv. Dès 151 1, la cour d'Espagne ordonna de chercher les moyens de transporter aux îles un grand nombre de nègres de Guinée. La proposition de Las Casas en faveur des Indiens (151 7) eut le malheur, non pas de fonder, sans doute, mais d'étendre

et de consacrer ce moyen. « Ce n'est qu'alors, continue M. de liumboldt, qu*une licence d'introduction de quatre mille nègres' de Guinée fut accordée ; premier exemple de ces affreux asientm ou privilèges de traite que plus tard la cour vendit : en 1586, à Gaspar de Peralla ; en 1595, à Gomez Reyuel, et, en 1615, à Rodriguez de Helvas. »

Uesclave enchanté.

li H m'engagea à laisser mes esclaves à Memphis et à le suivre seul, me disant que nous ne manquerions pas de serviteurs. En effet, voici de quelle manière nous vivions. Lorsque nous arrivions dans une hôtellerie, mon homme, prenant la barre d'une porte, un balai ou bien un pilon, lui mettait un habit, et, prononçant sur lui une formule magique, il faisait marcher ce morceau de bois, que tout le monde prenait pour un homme. Ce domestique allait nous puiser de l'eau, nous préparait à manger, rangeait les meubles et nous servait en tout avec une adresse singulière. Ensuite, lorsque le mage n'avait plus besoin de son service, par un autre enchantement il en faisait un balai, s'il avait été balai, ou un pilon, si tel avait été son premier état. » (Lucien, le Menteur par inclination^ 35, trad. tom. IV, p. 215.) On sait la suite de cette fable ingénieuse dont Gœlhe a fait usage. Le compagnon, ayant surpris une fois les paroles qui faisaient un porteur d'eau, fit le porteur d'eau, mais ne pouvait plus le défaire ; en sorte que la maison allait être inondée. Il prend une hache, il coupe en deux le pilon; loin de le détruire, il en tait deux porteurs d'eau, qui continuaient de plus belle leur ouvrage, lorsque fort heureusement arriva le magicien. (Ibid, 56.)

Noms divers affectés à la classe sei-vile en général.

Le mot 5oO>oç, nom général de l'esclave, se prenait quelquefois au figuré. Celui de olAi7r.ç restait propre aux fonction

serviles ; d*aulres mots s'appliquaient encore à ces fonctions, ayéc quelques différences, soit dans leur nature, soit dans la qualité de ceux qui les portaient.

Aàrpiç était, dit-on, le captif vendu ; oLii^inoloç comme îrpônokoç, un esclave, homme ou femme, particulièrement attaché à la personne du maître ; âruivo; se disait et de resclave et même de Thomme libre placé dans la dépendance de quelqu'un. "AÇot, OspaTTovTsç, dèxoXovOoi, ^locxovoi, vTnjpsTai, voulaient dire serviteurs^ sans exclure davantage Tidée de liberté ; Os/socttgov indique même quelquefois un compagnon, quoique de rang inférieur, comme Patrocle auprès d'Achille ; Biaç et Ttùdrrsç signifient mercenaire. On trouve encore les noms de TrâXfxove; et de ipvdxai dans le sens de travailleurs, hommes de peine. Voyez divers textes dans Athénée (YI, p. 267], Pollux, Âmmonius, Thomas Magister et autres grammairiens.

Un passage assez curieux de Pollux , sur les personnages de la tragédie et de la comédie, nous présente, parmi divers détails qui ne concernent que les masques, certaines particularités applicables aux noms et à l'emploi des esclaves.

Dans la tragédie, les personnages d'hommes étaient (lY, 137 et 158) : l'esclave rustique ou le pâtre (SifOtpUç), comme dans ïOEdipe roi, et deux esclaves servant de messagers, distingués principalement par une barbe en pointe ((r^^i^voTrûyuv) et par un nez retroussé (àvMtuoç). Pour les femmes (iW<i. 138-142), la vieille esclave (oixjtuôv ypa-îiov), comme dans ÏHécube, etc., avec ses rides et son bonnet de peau d'agneau ; et d'autres, distinguées par le vêtement et la coiffure (oixerexàv ui<r6Myjpov, Si^Bipirtç).

Dans la comédie, il y avait parmi les hommes esclaves {ibid. 148-150) le vieillard (izinnoç) aux cheveux blancs : c'était gènéT^j^v^^i un rôle d'affranchi ; l'esclavei-chef (tqvkîawv GcjsaTruy), premier rôle, si important dans la nouvelle comédie, avec le sourcil relevé, en signe de commandement, et une tresse de cheveux rouges, indiquant peut-être le barbare ; un autre premier rôle (^puvj, dont les cheveux, au lieu de se réunir en tresse, étaient hérissés {ml(Tii<rxoç) ; d'autres esclaves, diversement coiffés, l'un (xàrw rpiyJLaç) chauve au sommet de la tête, avec une couronne de cheveux rouges ; l'autre, frisé {OEpâTT&iv ovXoç), rouge encore de couleur et de cheveux, le re-

ni 301LS ET ÉCLilRClSSElE5TS.

gmd &e înweni deux escUiTes coisiniers. Tua indigène appelé xds^, raatre étrmger. nommé Tîm;, le seal qui eût la barbe et les dKfe«x noirs ; le cni-inier étranger ne pouvait venir que d'jkâe. Panui les femmes, les vieilles d*abord ibid. 150-151 : b vieille serfanle de courtisane [Irzaâw^ petite, mince, ridée, aa rezard oblique; la vieille gouvernante, lourde et épaisse vm/ûA 'i'iaûi, r ^ 1^ vieille domestique (octo*j&ô* yoâ^liov] au nez épaté, deux mobires à chaque mâchoire. Puis les jeunes focmes ib^. 151-155 : la jeune première Inronc) et quelques antres rdies qui peuvent bien ne pas être positivement d'esclaves (9>â<, zaoï. vEv>«z»5ic, une seconde -kv^oxôo^ : le teint et b coiffure font â peu prés toute la différence entre elles); d'antres, en qui l'on retrouve plus sûrement i'origine ou le caractère semie : la coryphée grisonnante (oxa^roiri^ uxzvck\^ courtisane un peu sur le retour; la maîtresse en titre xsjûixzc et toute la troupe des hétères : hétère mûre [cra- «côv TÙsun , hétère adolescente • sT«u»£^tov> , hétères distinguées par les particutarités de leur coiffure : ornements d*or iiiyjrj7^\ mitre ociburso; ou touffes de cheveux s élevant comme la flamme d'une lampe [l^tjazà^vanf) ; enfin, deux jeunes filles spécialement attachées aux autres comme suivantes: Tune aux cheveux à demi rasés âosa irfocxovsoc^ Tautre aux ch*>'veux lisses '-«^vtcotw ^L^xxxcn^fiy , acolvte des courtisanes.

En laissant au caprice du théâtre quelques-uns des traits de ces figures, la coifTure des jeunes tilles, les deux ou trois dents des vieilles, les queues rouges des uns, et les yeux louches des autres, on peut tirer, ce nous semble, de ce texte quelques inductions sur le rôle des esclaves au théâtre, sur leur emploi même dans la vie réelle. Au théâtre, on le voit, la tragédie n'en use que ^ comme d'accessoires, la comédie seule pouvait leur attribuer un rôle dominant (liysu&iy^ ; de plus, dans la tragédie, ils sont assez rares ; au contraire, dans la comédie, un plus ^rand nombre, hommes ou femmes, pi*ennent part à Tactien. Ces masques de Pollux pourraient tous s'appliquer à des noms de la nouvelle comédie qui nous sont connus par Plaute et par Têrence, et ces noms du théâtre n'étaient que les types des mille esclaves qui figuraient dans les scènes de la \\e privée des Grecs,

Nous avons pris le texte de ce passage dans Tédition de Bekker (Berlin, 1846], qui offre quelques leçons différentes de celles deHemsterhuys, par exemple, /za^duv, dont Hésychius oppose la signification à celle de xim^, au lieu de fx/doç, qui, seul, aurait pu se traduire par : esclave d*âge moyen, ou encore peut-être par le latin mediastinus :

Tu mediastinus tacita prece rura petebas.

NOTE 18, PAGK 204.

Les esclaves des mines à Laurium.

Pour calculer, d*aprës le passage cité de Xénophon, le prix des esclaves, Bœckh s*est borné au produit de cinq ans, et il arrive au prix de 125 drachmes (Traité des mines de Laurium, Mém. de TAcad. de Berlin, 1815, p. 85). A ce prix, le revenu d*une obole par jour [environ 50 pour 100) lui parait exorbitant, et il en conclut que ce revenu représente le produit, non point seulement des esclaves, mais d'une portion de mines, donnée à ferme en même temps que les esclaves. Il essaye de le prouver par des raisons assez spécieuses dans le cas particulier de Nicias. Nicias, dit-il, avait la plus grande partie de ses biens dans les mines ; et c'est pour diriger une exploitation si considérable qu'il avait payé un intendant au prix d'un talent. Plus tard, il se sera fatigué d'exploiter à son compte et il aura tout loué, mines et esclaves, à Sosias de Thrace, à raison d'une obole par esclave et par jour. Car, ajoute-t-il, il n'est pas probable qu'il ait eu, d'une part, des esclaves travaillant en son nom, de l'autre, 1000 esclaves loués à Sosias. Disons pourtant que l'argument n'est pas décisif; et de plus, cette hypothèse, il faut non seulement la justifier pour Nicias et les autres, mais la retrouver dans la spéculation de même nature que Xénophon recommande à l'État. Et comment, s'il en était ainsi» n'en eût-il rien laisse deviner dans le long développement de son système? Il nous paraît, au contraire, bien certain qu'en ouvrant au trésor cette nouvelle source de revenus Xénophon ne prétend en fermer aucune des anciennes. L'hypothèse, d'ailleurs, n'aurait de foi*ce qu'autant qu'elle serait nécessaire pour

474 90TES ET ECLilRCISSElESTS.

nmeoer â on chiffre plie modéfé le rapport do produit à la ^aieiir de PescLiTe. Or, cette lalenr étant plus élevée, comme waa& Ta^oa» établi, le produit peat être maintenu comme authentique âan» ifu'il ait rien d*eiagéré. Ajoutons (pour opposer à raotorité de BopcUi une autorité égale) que Letronne, sans Kéme reojarir aa second passive de Xénophon, n*a point hé- :Hte ik voir* dans ce revenu d'une obole par jour, le simple produit de TescIdTe : et il s*en est serri pour déterminer le prix de Tourner seioa le rapport <k ±î à 100 (le produit étant iî pour i^} du capitul .

3km 19, PAU 210.

^rtitimit ties esciawes artisams.

Le texte de Bémosthéne. où le produit est éfahiè non par jour, mai» par amiée, peut senir de contrùie aux nombres fournis par TaleLier de Timarque. Les âO ourriers en lits de DénuMthène, qui produisent là mines par année [1043 fr. >4 cent.\ rapportent doue 4 drachmes ou 24 oboles (3 fr. 1^ centJ par jour de travail pour tout Fatelier, soit, par hoiîime. l obole t 5. Les ^ esclaves armuriers, qui produisent 30 IL mes t^*j> t'r. 33 cent, par an. donnent 10 drachmes ou 60 ob«Ue> > tV. ^î> cent, par jour de travail pour tout L'ateiier. <oit uu peu motus de deux oboies pour chacun, en coufouiaut le produit des esclaves les plus chers avec celui des autres> ou plus exactement i oboles 1 ^ pour les premiers, t oboie 3 I pour les autres^ si on les di^tin^e diaprés les bases que uous avous propot^ées. En évaluant, en elTet, à 105 mines les 3<> ouvriers, et à 15 mines les 3 esclaves supérieurs, directeurs des travaux. Lis coutribueront, les premiers pour les \l] ou ^. les autres, pour les ^^ ou f du revenu total de 30 mines ou lH»UOl> oboles. Ce qui donne, pour les 30 pre- ■xieis. 15 750 oboles par an. ou 5i oboles -^ par jour, soil 1 obole l par tète : pour les trois autres ii50 oboles par an , ou 7 oboles ^ par jour, soit :f I i pour chacun. Ces produits, un peu intérieurs à ceux des ouvriers de Tuaaarque, se rapportent aussi À des esclaves de moindre valeur.

Prix d'esclaves artisans.

Les autres évaluations données par les orateurs sont généralement vagues et ne laissent rien à déterminer avec précision. Des esclaves, probablement forgerons , appartenant à Lèocrate, sont vendus 35 mines. (Lycurgue c. Lèocrate, p. 155.) Dans les biens d*Euctémon , un troupeau avec le berger est évalué 8 mines. La fortune totale est portée à plus de 5 talents; rénumération des difTérentes parties dont elle se compose donne 2 talents 55 mines ; mais il reste des esclaves ouvriers dont le nombre n*est point marqué et dont le prix peut être contenu dans les limites de 5 à 20 mines. (Isée, Sur Vhéritage de PhUoctémorif p. 140.)

Population d'Athènes.

Les textes de Thucydide (II, 15), sur les forces d*Âthénes, confirment ces nombres. Il y avait 13000 hoplites athéniens, plus 16 000 hommes employés à la défense dos murailles, et, parmi ces derniers, les plus jeunes et les plus vieux des ÂthénienSf et tous les hoplites métèques. Il y avait, en outre, 1200 cavaliers et 1600 archers. Ainsi , d'une part 15800 hoplites, cavaliers ou archers, tenant la campagne, et, d'autre part, 16 000 hommes formant les garnisons. Du premier nombre Letronne induit le nombre des citoyens, et du second le nombre des métèques.

Pour les citoyens il montre qu'en retranchant de la somme 15 800, d*abord les 600 archers scythes, puis environ 1000 cavaliers thessaliens, il restera 14,200 Athéniens de vingt à cinquante ans. Comme les hommes de cet âge sont à la population mâle tout entière, d'après les tables dont nous nous sommes servi, dans le rapport de 4202259 à 10000000, ce nombre de 14 200 représenterait une population mâle de 33 791 . Peut-être cependant convient-il de la réduire un peu.

Supposez, en effet, que la cavalerie thessalienne, bien faible, si l'on n y compte que 1000 chevaux, puisse aller à 1200; on pourra, sans altérer la somme totale, réduire à iOOO les cavaliers athéniens, c'est-à-dire précisément i 00 par tribu (et c'est par tribu qu'elle était organisée : voyez Lysias œntre le jeune AlcibiadCf p. 580). Par là le nombre des Athéniens de vingt à cinquante ans sera donc de 14000 au lieu de 14 200, et la réduction de ce troisième terme de la proportion établie plus haut donne pour le quatrième, c'est-à-dire pour la population mâle, 35515, ce qui fait pour le nombre total des Athéniens 66630, presque exactement le nombre que nous avons trouvé.

Passons aux métèques. Ce corps de 16000 hommes, formant la garnison, contenait, avec eux, des Athéniens au-dessous de vingt ans et au-dessus de cinquante : car c'est la double limite qui a élé acceptée dans le calcul précédent. En prenant pour les plus jeunes la limite de quinze ans, et pour les plus âgés celle de soixante-dix, on trouve que, pour 1 0 000 000 d'hommes, les jeunes gens de quinze à vingt ans sont au nombre de 896 954, et les vieillards de cinquante à soixante-dix ans au nombre de 1469427, ensemble 2566581. Si donc une population de 10000 000 d'hommes en compte 2 566 581 pour ces deux périodes, combien une population mâle de 55 515 en renferme-t-elle? la proportion donne 7884. Reportons-nous au texte de Thucydide. Les 16000 dérenseui*s d'Athènes comptaient les plus jeunes et les plus vieux des Aihéniens, que nous venons d'évaluer à 7884, et tous les hoplites des métèques, qui forment ainsi la différence des deux nombres, soit 8116. Mais les hoplites des Athéniens ont élé comptés ailleurs au nombre de 15 000; et, comme le nombre de ces soldats, pris dans les mômes conditions d'âge, devait être, dans l'une et l'autre classe, comparativement au nombre total de chacune d'elles, dans le môme rapport, on aura la proportion suivante : 55515 Athéniens donnent 15 000 hoplites, quelle population d'hommes supposent 8H6 hoplites chez les métèques? le terme cherché est 20 798, ou, avec les femmes, 41 596; ce serait un peu plus que ce que nous avons induit directement du texte d'Athénée.

NOTE 22, PAGK 238.

Uesclavage domestique à Athènes.

a Maintenant de par les dieux, tout Athénien, rentrant chez lui, crie après ses esclaves et leur demande, » etc. (Âristoph. Grenouilles, 995.) Chrérayle, encore pauvre dans le Plutus (26), dit de Carion que c'est le plus fidèle de ses serviteurs. Voyez aussi les différentes pièces de Térence, imitées du grec : Heautontim. I, I, 124 et suiv. Hécyre, 111, m, 367 et suiv.,et tout l'ensemble du Phormion et des Adelphes. Les exemples seraient beaucoup plus nombreux et plus forts dans Plante : Hégion, dans les Captifs , a dix ou douze esclaves au moins; Mégadore, dans VAultdairey Simon et Theuropide, dans la Mostellaria, presque tous les personnages principaux paraissent en avoir un grand nombre également. Démonès, qui a perdu sa foilune, dans le Rudens, en a quatre; il est vrai qu'ils sont pour lui une propriété productive, ils soutiennent sa pauvreté {paupertateni heri). Mais, pour ces détails, Plante peut s'être inspiré des habitudes romaines. On pourrait même croire que, pour une question de nombre, il ne s'inspirait que de son caprice, si nous n'avions ici, pour contrôle, les témoignages formels des orateurs.

Des monuments récemment découverts semblent témoigner encore du nombre prépondérant des femmes dans le service de la maison. Sur dix inscriptions trouvées en Béotie, et portant donation ou affranchissement d'esclaves sous la protection d'Apollon ou de Sérapis, six concernent des femmes ; trois, des hommes, et une, un enfant. (Bœckh, Corp. inscrip. Part. V, n9* 1607-1610.) A Delphes, sur huit inscriptions de même nature, sept encore sont relatives à des femmes. {Ibid. Part. VI, no- 1699-1708.)

Les inscriptions plus nombreuses recueillies par MM. Wescher et Foucart donnent une proportion moins forte, mais toujours en faveur des femmes. Sur quatre cent trente-cinq, deux cent

.«yywpiawti* JB.« u'iju >2iiicdr!iait îfis fwimn^» «t dsB ce nombre une ÎDiiaÉne ^si .^iinpreniiait deux «la trois «& Bême Iaii|i6: i^^wt iaixantB-«iix. je rapportent î des hmnmes,. dix earâoa à ét& JMgninrw 'A.a des frmmffs tout âiaefliiife.

u anpîai 'ies «sciages hl traB^port éa. nnoera do fond de ia muHs i In arâKe da aol êtSBt anfimacre en É£i|p^ ^ ^ boa^ne. <jt il psirat <|u.H «sn était <ie waèatt <en AfitiqBe. fia iDuuB X y rslrtl pastfoesdua de xxsacbiae, et rêpithête f^MCBo«su • pwtenrs de sm»» domûe jox onvriias des nines, semble de- "msT 1 jppliipier pins ptatemait aux saes dont Qs se senaient pour iset naaçs ipLaix babils dont ib et ■» wT irêtns : loyex BfediiL JKbo dir Larant:, ({ni ibi resie ne se pnoence pas fimuîiltiniisit sar ce denûer peint. On peut dîfe i i*>ppvi ipe Poilux» m second pwsKff râ il se sert de ce meC 'X. l^;t amre» îmmëdîatEment apnsv dans le dèfiaii des procédés et des instrtDnems des ouvrieisz et éass Hêsvchîns : BoÀxsemMt, ù

3ie pariil ieviir itr± mamttfime. m.iljrê il rétractjftioa du i:uinnidiitatiîir.

liwcrtaùtm Je bit: ai J^fiâ^mr.

On 1 ^r et! rjL Lai«:t)a et sor la 'puntitê «ie blé eiiToyée ptf Ltu ^n lt'i«{mi na ttfiîe de S^ibua qoe foo ce sait commeot pr*f!iâr?. M ^Lt i^ae ce prince en^op d» Théodocsie à Athènes i lOt) Otlt» metiimn<s : ribrêmt^for seul porte 150 «KM) mèdimnes. majbs i<}a texte pariit altéf é. l'a a proposé d'ealendre lo aofiibnf de Six-iboa de tout ce que Leocoo envoya en Atti«|i]e pendant :k)a réunie : ce qui seriit trop pen : on de ce qu'il aurait envoyé extraordinairemeat^ en une année de disette : ce qui senit trop. Tiiyez Straboo, T1L p. Âtl. et la note de la traduction frao^-aèe.

Limites de rAUiqiie au nord.

Thucydide» si exact dans ses mesures, dit qu^entre Décélie et Athènes il y a i20 stades, et le même nombre, ou pas beaucoup plus, entre le premier point et la Béotie (Vil, 19). C'est la distance que la carte moderne nous donne entre Athènes et Décèlie en stades olympiques.de 600 au degré; la même distance, calculée sur la route qui, de Décélie, se dirige vers la Béotie, en tournant le mont Ozeïa et passant entre le mont Armeni et le mont Kotroniy nous porte à Ylesiati^ un peu au delà de la frontière actuelle de TAttique : on ne se trompe donc point en poussant Tancienne limite jusque-là.

KOTE 27, PAGE 266.

Orope.

La ville d'Orope fut séparée de la domination des Athéniens à la suite des désastres de Tcxpédition de Sicile, vers 412 (Thucyd. Ylll, 60). Puis des troubles intérieurs ayant entraîné Texil de plusieurs habitants, ils y rentrèrent avec Tappui de Thèbes, qui d'abord reconnut la liberté de ce peuple, et ensuite réunit la contrée à son territoire, vers 402 (Diod. XIV, 17). Orope redevint libre et se réunit de nouveau aux Athéniens, comme on le voit dans le discours sur les Platécns, prononcé par Isocrate (01. ci, 4, ou 573 avant J. G.); mais, dans la 3« année de la ciu* olympiade, Thémison, tyran d*Érétrie, s'en empara; et les Thébains, pris pour arbitres entre les deux partis, roçurent la place et la gardèrent jusqu'en 338. (Voyez, pour la suite de ces vicissitudes, le récit de Diod. XV, 76, comparé à celui de Xénophon, Eellén, Vil, iv, 1 ; Démosth. Pour la couronne, p. 259, et les autres textes rassemblés à ce sujet par Winiewski, dans son savant commentaire, p. 26 et suiv.)

ÏOTES ET ÉCLilECISSBHEMS

9k^ tS8, FAtf ^68.

^mc far Cmitkêns rartîcle iUfira que nous aTons déjà cité. itf nasapi snHjf- Âe Scrùcm semblerait placer Éleuthères sur k vsrsac àt u itHit. Sib Fm^anias. dont le texte est entier. ÀL ow it r:*imija et cMi lilie étendît les confins de l'Attique jBsoi ax IjiiifrML. L a ss^fMse donc en deçà de la moatajne. ÙL ^nc ai ititf çi'eiLk se trMnait sur le chemin d*Éleasis à rb:«e« 2:\ Iji^ka. StfJ. ^ mt:^i*^ iT>, ce qui justifierait r taumor c'^tn^. Klkr. fn li f4Ke i loMliiro.

^t^zc ]«e«ta^ i«a(«. Mki:. IV. 3 : c Exemples parlîcoliers de Il ifnnK Of^ noi^Jis c l:îyai< » t. II. p. 271 1. Tn fonds de *i uu9Ui> tUiiC rf^irÂf cMcme ciftsàdêrable. L'héritage de Xïnu^slit-itî miirnac i iariniL i^ talests et faisait aussi une

4rui\A: 'i—m»:. l'iiK jt^ r-iiç«JkàfL?:<ï> ôr î-?s tuteurs. EV^aucoup iv>!svi;i»t»î;. ùi-uiOLÇ*. Hk*^ m >:«::'t-: €»'4npter ceux qui s f!e- *iitM: ;»i ir i it: T«« u.»î.iLS JctrG.c. L'p:ciès* Isocnte. CoDûn. mi ^lîssi ♦• u.tsii:-. jf rjr*t? MZiri.rT Pask^a, et 2u premier

-^^li: i> :.iiui-t:v. oz Vl;JI^^ fC ûî 11 ^a?w q^ rur>cnt quelquefi;»i>

^u5>4'à i •« :». iî'»* :Lt:Ui'iî. Ml^î^ :£^j TiT*?* cX-rc-f-iioris laissaient

j.^v- • kfi- j.i-:iui:> ne iî kl*i u^fiiis. cv-CLiae ?enit celle de ^ 1%. ii^*'*i*Ci'a i c^j^ riusucrif ii iBaixiioeiftcxf d un certain

Onésiphon qui, après avoir donné des jeux et de l'argent au peuple, avait fourni l'huile pour tous les bains et les gymnases, depuis le matin jusqu'au soir, pour tout homme libre oixesclave :

EjN IIANTI rVMAASIÛ || KAI BAAAINEIÛ AAEÛl H AHO OPÛIAS AXPI2 HAIOV [1 ATSEÛS IIANTI EAEY || BEPU KAI AOYAÛ. Bœckh, Corp.

inscr., p. lY, sect. ii, n? 1122. Cf. au n*> 1123 une inscription analogue.

NOTE 31, PâGB 314.

Recours de Cesdave contre son maUre. Droit (Vaille,

A l'appui de cet usage et de cette loi d'Athènes, qui permettaient à l'esclave maltraité par son maître de recourir aux autels et de demander à passer, par une vente publique, en d'autres mains, Pollux (Vil, 13j cite un fragment d'Eupolis dans la comédie des Villes :

AiToOffi,

et cet autre d'Aristophane, dans la pièce aujourd'hui perdue des Saisons :

[tt fioî] oiuot:

Kpârio'TÔv âffTtv gtç tô Biqo'Eîov SpoLutiVf Excî B , îojç àv Eupco^v Trpâo'iv, jxsvsiv.

Cf. Plutarque, De la superstition^ 4, p. 166, cité aussi par Petit, et Vie de Thésée, 35 ; Athénée, Vl. p. 260-267, etc.

D'autres lieux sacrés à Athènes devaient partager avec le temple de Thésée ce privilège.

M. Curtius a publié, d'après le Journal archéologique d'AOïènes^ et comnieutè une inscription trouvée dans l'Acropole près du temple d'Erechthée [Inscripliones atticœ nuper repertœ duodecim (1843), lit. Vil, p. 19-21). C'est une suite d'offrandes de phiale d'argent du poids de 100 drachmes, offrandes inscrites probablement dans Tordre où elles ont été faites, sur les deux cotés de la pierre, en cette forme : n>ivva èf* iistpà otxoOaa âTro^vyoOaa 'A(7T\ivo^ov «Ç oîou ytâXïj oraGfxôv H. L'auteur voit dans ceux qui les font des esclaves fugitifs affranchis par leur fuite dans cet abile et (|ui ont témoigné au dieu leur reconnaissance par cetle

^iffiamie. •ini -^a La même pour tans. 1. Bangabê a refrodail «alte iiiMmutiiMi !▼<!«: iiie •utn? pt&reille. trooré^ dans k même lien .^muinai^ fu^lenianes m Bt'ptBmûr^ *€ 'macripHamM ti amtfet

L U l?»55.. o. .">71-57^. a-* >«il ^t ^1.. rt tt ▼ ¥9Ît tuât avtre dkKbe. ( L Ji:ri:r.pu«Hi. iit-û. est uiie Liaii! «TlmlividiB «piicoo- 9cr*Hii 'macTiu ms. -ti-<ix me ioi«f. priikilitemeiU d'orgeBl, do punis .ie liHi -iru:hmt^. en uitiua «le :£ràftu»« pour aToir ^agné ksiin prices -H f«:hapue lux zr*Jre:^<ie piaiiiears cfaicanîefs: car le ie!iâ«xti :m>i ts-.vjya afi*st jiisf«iuiirei£L. ?. Plut.. tiEarw» mot., Phow. 14» T^w it jm. . liciii., t. VL p. 70H, R^L^ke : Eàt^ son

de peu •! ^ni itie -le oiii'rriier i se disculper Iors4|u'oa peut pRfidni La i'uiLe. » — ïiiù», s il 5 uçic de pnicè^, pourquoi cette aUnmde uiulunue ! .^e levait rfile poi^ étr^ en rapport avec rimpartance <it^ oaus-^ <£ai -évidemment a. etait^nt pas les mêmes pour tuuâ ? Poan^uui dune oette éiraiifee. s il s*a:ât d*o(rrande toluntairc. ou pour «[uui «:e(te même taxe impœée aux gagnants? X» Lurtius. i[ui ciiuuais6aiL. iuuti duute^ le:» deux sens du mot «saavTMv. u d pas lui LJistaui pense à des prot es gagnêsy ^t M. Rangabô ne parut p^ts ivmji* cimuiu i'LnterprvtJtioa donnée par M. Cîirtiii^. i' Il -uii ; »unih»a .ii.* >t. L.utias dan:» la l"* édition de oe avr*:?. il ; *ii ii iHVt.M..»ppê le^ rai:?oti> daui un ii.êmoire insei*e lu r^fcui-u le^ Memutrea 'in ricud. it^ uL-tcriptions frtbeilesletttfM. iiHuv. i,!-'»'. L XIX, i« parue. M. Lu rti us montre que les noms des lo'iati'ns >" H*c;)i-;eiît ivr»c li.iee qu ils ont été e^cbTes. Pas un ie!il a est -juivi dti aura d'.m père ai d'un dème. comme il arriverait. ^ iis jiaieuL iiJ:reuui et cilovensv comme on le toïI dans le Lexle même pour c'ux au:t4ueis ils ont échappé. S'il s'agissait de :?i-;cè^, coiaiiiiiiit >e lerait-il que tous les ingénu? fîiâ&ent du «:ùte des peiiaiii:^ jt lous eeux qui ne le sont pas de l'autre '.' [.e^ tiiiîijteurs 'it i"iî«: ..lé r-si: laves et ils sont libres; rins«:np(ioii duii.ie ieur .i-'iiuoil?. •! ilV reut. pour la plupart des cas, de eelîii de îeui-s iiioieiis luaitres. <)i:-ils été arTranchis par le seul fat de l-nir tuUe d;His :i:i jsiie .' M. Cartius parait le croire, et sur ce point je me suis écar'é de s<jn sentiment. Parmi ces maîtres, en etïet, se trouve un » Uy nthieu ; mais tous les autres sont de r.Vttique menu», des dèmes d'tvonvme, de Rhamuusiuii. du

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 4Jï3

Pirée, d'Alopèce, d'Oion, de Leuconoé, de Mélile. Or, s'il o^t possible qu'Athènes ait donné asile et rendu la liberté à un esclave étranger, comment admettre qu'elle ait assuré le mémo droit à un esclave athénien contre son maître, citoyen d'Athènes? que tel esclave, par exemple, ail pu fixer son domicile au Pirée, après avoir fui de chez tel habitant du Pirée ('Hpa [x>? — ifi]

Ilstpâ otxûiv, fltiroyuywv M — [ètx] Utipà o^xovv[T|a, ^la^iQ o'Taô[|/ôv H],

1. 12), s'il n'est pas intervenu un acte qui ait fait accepter du maître cette libération? Cet acte, c'est Taffraurhissement de l'esclave. De même qu'en cas do mauvais traitement il pouvait demander à être vendu à un autre, comme on l'a vu par les textes cités plus haut, de môme, s'il avait le moyen de se racheter, il devait pouvoir se faire rendre la liberté, à prix débattu; lo temple où il s'était réfugié lui prétait à cette fin sa médiation en même temps que son asile. Cet acte n'est point consigné ici; et pourtant de certaines expressions on peut inférer qu'il a eu lieu. Tout esclave affranchi à Athènes devait, nous le verrons au chapitre de l'affranchivssement, se faire inscrire parmi les métèques, et l'inscriptic^ donpç; la résidence du nouvel affranchi ; mais ce n'est pas là ce que l'inscription a pour objet de constater. Elle n'a de rapport' qu'à la comptabilité du lieu sacré. Il s'agit uniquement d'enregistrer, si l'on peut employer ce mol pour une inscription lapidaire, le droit que le temple avait perçu pour prix de son asile et de Tavantage que le fugitif en avait tiré; c'est C(*t avantage qui donnait lieu à la môme offrande, car 11 était le même pour tous.

Dans une inscription de Delphes, le maître, en vendant un esclave (Phénéas) à Apollon, stipule au profit d'un tiers, Apollodore, l'usufruit de cet esclave et le droit de l'emmener de toute ville et de tout sanctuaire, s'il manque à ses obligations : àylo-

(Weschor et Foucart, Inscr. recueillies à Delphes, n* 58.)

NOTE 52, PAGE 5i8.

Révolte des esclaves de Laurium.

La révolte des esclaves de Laurium est mentionnée par

^K*! -» m vfHL'à' n» a r*î»i it-ai»? rierre i*îriil*« Sicile ff 04 ans sniît .- r. . 'I-''e -^t'ipi»- 1 piiTT 'mp rvoMi**: un annotateur -l'.li'iHto^ il iut r»*ni*tur»*r m 'rîTOrs -t? Li rf^vlie des Cylliriens, -5<?!avpri Uf >e7-M•^^^ 3k-rj«i. VU. |..>^ . r'^<t-i^ire au temps •ie 'ifff'.ua ^•'♦^"T. r-^ nu :t*^ <*?iit:»?ac pa< renmen: Bœclh

T-'itiif tel lujirf If Lairmm . i«*r5 TepiLt^iie de 11 ff»:erTe de fHfr-Me ■ nais rtniment T!iiii!Y*ii'W- 'î^ paHe de la fuite des «r'.îi^**^ 1 -n lunir-.I rt^îi lit * -1 ooajectnre t^j'â celte occaâua Saniiim mrur -fttf *irt.n*^. <re «rii eat ti*H] i la fin de Hr»

Thiiryfiitii*. vm. » : mais le vxte «ie Pot«idomus suppose qu'il L'était ie j. aar s*> l»me* 3ii*aie^i tï» r=i It^-sùé môs^ici» el par i'-fosnnbie les iiits. •IiHnniiHit •reïf mille escb^es auraient-ils pa nvni^r 'ooi^fem:"* l'itiiini»*. *i's a'eies^nl et-* en lieu fort.* Dimtfin! f.-^/«/. XXUV. 3. ("^ i«&>p(ie rëpt>pje de la première xnerr- «ies -«sclaws -î!! Sii::I»?. -^t p«jrte à !•>•» leur n->nibre. ^'i:hi*ae« 'aissait tmiftftennhiê.

I«f^ fKf^fTT»**» •rtirrrrwi"*.

Te il • > ^<t -.jfT.'.iT-;^ 74: i< i :-».r? :::5 -iiis rhisti>ire de 1V<- •rlai.3j?^. •••: .:: i.ns - * tinitf t'i * J '":;.«?« de M. Graner de

Le< :Yî»^tiru"^-'-s cl i*< i*^ li Jirrjîvîue conter? 3 ienl, avant rerna::c.paV. r. :»-> 3e jr*»* vi ncnbre d-? plus de :2tnWi. L-s col'-aï? jf'iT'.iis ivji- ::t rrrL r.ir i:< r«?i:ocLr-Ji!re et p^r accepî-r leurs :rj::«:P-:se<* i Ij oof'.fi.t.- a pils reçcus^- raient les escl*- ^es i- ser-'i-s. Les ::r.r»es. il.is iniîs de leur vj^rabondi^re que de 11 -i*^ «{•:•?. "?iiv.:.-. i:r?:il -ea «eiTit trê< exiotement les noirs des h;»fci:î*:;rLs iTii^e re'irjî-'nt pirmi -«^îx. >

V [i tjuyi'e. V>Fl«>'l »zdi:> ;.vj e:.lc té jussiobîijês de demander "i i.M 1 .e'i^^^ -rsjlivs :.ui'i:s. tt ion 1 •■oriSrrvê la verte reziOiiLi-ino-e di •:!•=:" ie -t- esciives i ceux, lui étaient venus tii IraiVr avec iui ; i >:=js lesiroris q'ie vois disiez à Tolre gouverneur et il votre 00 -stil «^ue, s'ils ne veulent p'us voir de rv'vo'ttx iU do'v.»nt prendre ^rarde que les planteurs traitent

niioiix leurs osclavps et no les nbandonnonl point à la condiiile (le commandenrs et d'intendants ivrognes, qui punissent les nègres avec injustice, subornent leurs femmes et leurs filles, négligent ci'uxqui sont malades, et chassent de la sorte dans les forêts un grand nombred'liommeslaborieuxqui vous gagnent votre subsistance, sans lesquels la colonie ne pourrait se soutenir, et à qui enfin vous êtes trop heureux de venir demander aussi désagréablement la paix. » (M. Schœlcber, Colonies fran^ eaviesij p. lOi^.)

Droit sur r affranchissement des esclaves.

Dans les monuments récemment trouvés à Lamia et publiés dans le Joî/rwa/ archéologique (VAUiènes^ la formule iv tôv 7r6).£v est quelquefois remplacée par la formule Iv tov orctXav, pour l'inscription sur la colonne publique, {Ephém, archeoL, août et septembre i858.) La somme est uniformément de 15 statères =:^ 60 drachmes.

M. Heuzey a rapporté de son voyage dans le mont Olympe un assez grand nombre d'inscriptions de ce genre qui se rapportent au temps de l'empire. L'affranchi, à titre gratuit (xarà ^eajosav) ou à titre onéreux («îoOo-av >OT|oa), paie de môme dans toutes h la ville un droit uniforme de 22 deniers 1/2, e^wxjv -ri} 7ré>et TOT. yiyoy-vjct oijvaptà x'^'<. Voyez Heuzey, le Mont Olympe et VAcarnanie, n°' 2, 5, 11 (cette pièce contient à elle seule huit actes de cette sorte), 14, 18, p. 467-477, et l'appendice sur la Thessalie qu'il a joint à son grand ouvrage Mission archéoloqiqueen Macédoine, p. 431 et suiv., n°» 214, 215 et 219. Le n* 214 contient 21 affranchissements pour une période de deux ans.

On trouve un antre exemple d'affranchissement sous la garantie d'une ville, la ville de Gythium, dans le Voy, archéoL en Grèce, de Le Bas, 2« partie, n° 243"; l'inscription est de la donatrice. Les dons qu'elle fait à la ville peuvent l'autoriser à réclamer la garantie des magistrats pour la liberté qu'elle donne à ses esclaves.

liK !CnTES ET ÈCLAIRCISSE1E5TS.

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Vàge d'or chez les eomiqmef.

Athénée iVI, p. â68) cite plusieurs autres passages de Télédide et de Phérécnte, qui renchérissent sur le bizarre et le grotesque, et que nous renonçons à reproduire ici. Nous doutons, d'ailleurs, qu'ils aient eu jamais, je ne dis pas celte influence, mai» même ces intentions morales que leur prête le compilateur, ior^u'il y j«int cette réfleiion: « Les anciens Toulaient nous apprendre, pai ces récits enjoués, à prendrel'liabitade de nous senir nous-mêmes. »

Le peiii commerce chez les Grecs.

Les femmes qui exerçaient le conmierce de détail sur la place publique ne pouTai«'nt, on Ta tu, donner lieu à une accusation d'adultéré iDémoslh. c. .Yearra. p. 1567;. Seulement, ce qui s«^ vait d*excuse au coupable ne devait point rendre suspect Tinnocent. Là loi penne tait deci*er devant les tribunaux quiconque reprocherait à un citoyen ou à une citoyenne de cheicher, dans cet humble état, des moyens de vivre. iC. Eubulide. p. 1508. Elle les protégeait contre l'injure, mais non contre le mépris.

>UTE 37, PlGE 451.

Le solfiai mercenaire.

Voyez, pour ce personnage, livré en proie aux courtisanes et aux para?ites. \e Mile,< gloriofu.<^ type du genre; le Curculio, Épùlique. et le Tructiienlu$ de Piaule, et pour Si»n digne valet la pièce do Pseudolfi.<: voyez aussi V Eunuque de Térence. Ce n'tst qu'au lliéâlre greo qu'ils ont pu emprunter ce type, si parfaitement étranirer aux mœurs rom;iines : les Grecs se faisaient mercenaires, les Romains gladiateurs. Le militaire Therapontigonvf plaiayùlonts^ dans le Currv/io.a pris pour emblème sur son an-

neau « un soldat qui, d*un coup d*épée, coupe en deux un éléphant (v. 430) ; il menace Gappadox « de le hacher si menu que les fourmis en emporteront les morreaux (v. 582). Il faut voir aussi les récits de bataille de ces héros, et leur contenance au moindre péril : au siège de la maison de Thaïs, en bon général, le militaire de VEunuque se place au dernier rang pour mieux dominer Tactioii.

Chants d^esclaves.

11 y avait la chanson des pâtres, boucoliasmos^ dont Tauteur était un Diomé, bouvier de Sicile; les chansons des mercenaires allant aux champs, du moissonneur svr le sillon, de Thomme de peine au moulin, aux bains, aux boulangeries ; la chanson des tisserands, nommée élinos, colle des ouvriers en laine, oulos, celle des nourrices, etc. (Alhén. XIV, p. 618-619). On ne peut (aire honneur à l'esclavage ni d'Alcman, qui, affranchi pour sa noble nature, se livra alors seulement à la poésie, vjfuiii ^6 èâv i).suOcpcâOr^v xol izoïnxiiç àni^n (Héraclide du Pont, X, 2), ni d'Archiloque, né d'une esclave, mais qui vécut libre el qui fit partie de la colonie menée de Paros à Thasos (Élien, Hist, var,\^ 15 ; cf. YI, 7).

Hermippe avait écrit un traité sur les esclaves qui se sont distingués d^l^S l'esclavage, -nepi tûv ourps^âvrov tv itaiSUa, doûVuv. 11

est cité par Suidas à propos d'ilistros, esclave de Ménandre, qui avait écrit, dit-il, beaucoup de choses eu prose et en vers : xaTokoyâSnv xal ttowjtixwç. Il n*eîi est rien resté, et des autres on n*a même pas les noms.

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