Basil. Ep, I, xxxvi etxxxvu, t. III, p. 114, c et 115, a
4. Constantin exemptait les clercs et kurs e$clave$ [mancipia) des impositions nouvelles. (L. 1, C. J., I, m. De episcopis. Cf. Soxom. Il, 17. p. 450.)
en perdre l'usage^ ; et saint Jérôme, du fond de sa solitude» se prêtait à une médiation dont le but était de faire passer un esclave des mains d'un ravisseur à celles de son véritable maître*.
Mais, si l'esclave restait dans la société chrétienne, quelle place devait-ily ttnir? S'il faisait partie des biens du maître, comment devait-il être possédé?
Si l'esclavage n'est qu'un nom, et si le sens peut en être interverti dans la confusion des distinctions sociales, si le maître peut-être asservi, si la vraie liberté peut se retrouver dans l'esclave a\ec plus de mérite, avec plus d'éclat, il faut donc changer de même, sinon les rangs marqués parmi les hommes, au moins rcstime que l'on fait des diverses conditions. L'esclave reprend, de droit, sa place au niveau du maître : ils sont tous fières, fraternité sainte que Laclance recommandait surtout à la piété du clergé'; et ce fut, en effet, l'objet permanent de la sollicitude de rÉglise, c'est la prérogative qu'elle réclame au milieu de cette iière société. Elle est noble aussi et veut Tétre pour communiquer aux esclaves et aux humbles le caractère de sa noblesse; elle ne reconnaît parmi les fidèles qu'un principe de distinction : la conscience et le caractère des âmes*.
Ces principes, elle ne se borne point à les pratiquer dans
i. « Frequeiiler indivisa servitia inter parentes discordiam serunt. « Divide poUus, ut maneat amicitia • » (Ambros. De AbriUiam^ I, w, § tO, t.I, p. 286.)
2. « Gomme ma vie de solitaire ne me permet pas d'accomplir vos ordres, J'ai remis à mon cher Évagre le soin de cette affaire, et Tai prié en mon r.amel au vôtre de ne rien épargner pour la mener à bonne fin. » (Uieron. Ad Florentin, Ep. re, t. IV, P. n, p. 6.)