Lactant. Instit. Y, 15 et
4. Cbrysost. m Maith, homil. m, 2, t. VII, p. 36, 6, et la note 7U à la fin de ce volume.
ses cérémonies, elle veut les étendre à la vie commune des fidèles et les établir comme règle suprême dans leurs rapports avec leurs serviteurs. Les constitutions apostoliques, œuvre apocryphe, mais qui représente les maximes en usage dans TÉglisc pour un temps assez reculé, réclament en faveur des esclaves le repos du samedi, du dimanche et (le toutes les fêtes, cumulant à leur profit celles de l'ancienne et de la nouvelle loi (80). Elles rappellent de plus aux maîtres leurs devoirs de tous les jours envers leurs serviteurs ; et ici leurs paroles sont véritablement canoniques : elles ne font que reproduire les préceptes de saint Pierre et de saint Paul dans leurs Épitres (81). Les mêmes sentences se retrouvent dans une lettre de saint Barnabe, lettre apocryphe peut-êlre, mais pourtant réputée authentique par Origène, et qu'on estime de la fin du 1*' siècle, ou du commencement du second : ce Ne commande point avec dureté à ta servante et à ton esclave qui espèrent, comme toi, dans le même Sauveur, de peur que tu ne perdes la crainte de Dieu qui est ton maître comme le leur, parce qu'il est venu nous appeler, non selon les distinctions de personnes, mais selon les dispositions que l'Esprit saint a mises en nous^ » Saint Clément d'Alexandrie veut qu'on use d'eux comme de soi-même, puisqu'ils sont hommes comme nous, puisqu'ils sont, comme nous, enfants de Dieu*; et il argumente non pas seulement des préceptes qui prescrivent aux matti^s la douceur, mais de ceux mêmes qui commandent aux esclaves l'obéissance, pour réclamer en leur faveur l'indulgence et la bonté'. Saint Cyprien et saint Ambroise commentent,