Ghrys. in Ep. ad Timoth, i, hom, m. 3, t. XI, p. 565, e
7. S. Jérôme a plus d'une occasion de flétrir ces usages, en y opposant la vie des saintes dont Féloge est cité plus haut. 11 y revient dans ses conseils aux veuves : < Scio multas, clausis ad publicum foribus, < non caruisse infamia servulonim, quos suspectos faciebat aut cultus « immoderatus, aut crassi corporis nitor, aut œtas apta libidini, aut ex « conscientia amoris occulti securus animi tumor, qui, etiam bene « dissimulatus, erumpit in publicum et conservos quasi servos despi- « cit. » (Ep, Lxxxv ad Satvin. De viduit. $erv,y t. IV, P. n, p. 667-668.)
532 LIVRE m. CHAPITRE YIII.
elles traînaient «nprès elles, comme autant de victimes sacrifiées à leur pudeur, une foule d'eunuques dont ellos recevaient, sans plus de scrupules, les services orclinaires\ Saint Basile pouvait donc bien dire qu'il y avait des serviteurs pour tous les genres d'office* ; et, quelle que soit la réduction que Ton puisse constater dans le nombre total des esclaves, ils pouvaient paraître assez nombreux cncoro dans la demeure des grands'. On les trouvait ainsi, noi pas seulement dans les palais, mais jusque dans les retraites où plusieurs se ménageaient toutes les douceu-s d'une heureuse vie, sous le manteau de la religion. Saint Jérôme, si ardent et si rude à démasquer Thypocrisie naissante, attaque ces solitaires qui remplissent leur solitude d'un peuple de valets* ; et, ailleurs, écrivant à une femme,
1. Voyez Cbrys. in illud salutatePriscill., § 3, t. III, p. 176, d. Ilic-
ron. Ep. XLvii, ad Furiam, De viduit. servanda^ t. IV, P. n, p. 550 ;
Ep, Lviiy ad Laetam, Dfins^. filiœj ibid,, p. 595, et Claudien, in Eutrop,
Pectebat dominse crines, et ssepe lavanti
Nudus in argento lyrapham gestahat alumnse.
2. OUerûv àpi6ab; dSiïupo; irpb; iiâosv aùrctc iroXurcXctav iÇapxûv . . •
iOpv)[AÉvYi;. (Basil. Hom. in diviles, § 2, t. II, p. 53, d; cf. Uomil. de humililale,% 1,t. II, p. 157,^.)
3. Chi7S. Expos, in ps. xltiii, § 8, t. Y, p. 516, d; in Joan. homiK. xxTiii, 3, t. YIII, p. 163, c; inEp, ad Colon, homil. i, 4, t. XI, p. 327, f , 328. On a induit d'un autre texte de S. Jean Clirysostoine que cortaines familles chrétiennes possédaient de son temps jusqu'à deux mille esclaves. Le chiffre est exact, mais le sens en est indéterminé, comme on en peut juger par l'ensemble du passage : » Tu comptes tant et tant d'arpents de terre, dix, vingt maisons et davantage, autant de bains, mille et deux mille esclaves ; et moi je te dis que, si tu perds le royaume de Dieu, tu ne vaux pas pour moi trois oboleâ. » (Ghrys in Math, hom, Lxm, 4, t. YII, p. 633, c.) Ces nombres , du reste, ne seraient pas impossibles, si Ton comprenait, avec les esclaves rustiques, les colons attachés à la terre comme les esclaves, et qui commençaient à se confondre avec eux.