Ibid., p. 511, b
2. Tî n^v 5pxYi9tv àvTi Tûv Tpoircdv p.i9ouucv ; ibib,, p. 488, a; cf. p. 486, b- 11 prend des exemples dans la philosophie : p. 487, a-b. — « Mais, disait son adversaire, ils soignent trop leur chevelure. — Et les fameux Âchéens (xapYixojioiiivTix; kxaiouç)! — Ils prennent des habits de femmes.
— Et Achille? — Ils changent de formes. — Et Jupiter? ■ Si on leur reprochait d*imiter les femmes encore autrement que par leurs habib :
— « Eh quoi I ne voyons-nous pas les femmes elles-mêmes toute la journée? faut-il nous séparer de nos mères, de nos sœurs, de nos filles? » (/Wrf.,p.493.)
3. (( Nous qui avons des femmes et des enfants, nous allons au spectacle pour reposer notre esprit et revenir récréés par ces plaisirs, etc. • (Liban. Pro sallat, t. II, p. 491, d.)
4. KptTai x«Oxu.ivot (|/tXxç 6^x''^aifùç. Nous voudrions rendre, sans le forcer, le sens du mot 4>tXiic. (/6i(2., p. 493, a.) Quelquefois pourtant les sophistes montrent moins de goût pour les spectacles : c*est quand il s'agit de les donner à leurs frais. Thémistius établit c qu'assez d'autres briguent, avec un zèle extrême, l'honneur de donner au peuple des représentations théâtrales ; qu'un philosophe, devenu sénateur, a mieux à faire : c'est de lui communiquer une partie des biens dont il a le dépôt, de lui ouvrir les trésors de la philosophie. • (Them. Oral, zxvi, p. 326.)
5. Liban. Prosaîtat., t. H, p. 477, chI; Zosime (IV, 33) en parle aussi
rassemble tous ces moyens de corruption qui, dans le cirque comme au théâtre, sur les gradins du pourtour comme sur la scène, cherchaient à prendre possession des sens pour captiver le cœur^ ; ces plaisirs dépravés qui ne se bornaient point à reposer Tesprit des soins domestiques, mais le détournaient des joies, des devoirs de la famille', et Tentrainaient au vice où tant de malheureuses victimes étaient retenues par état pour y entraîner et y enchaîner les âmes faibles à leur tour^ Et, s*il se montre moins préoccupé de Fart, c'est par respect pour la nature, la nature outragée dans les mimes^, outragée dans ces femmes que Ton faisait, par amour de la forme, nager nues dans le bassin du théâtre'^, la nature qu'il honore, lui, dans la courtisane, comme dans la chaste épouse : « Comment, disait-il à l'un de ces hommes qui se croyaient
avec mépris : il est vrai que c'est pour signaler la faveur dont ils jouissaient sous Tiiéodose.
i. Ghrysost. m Malih. hom. xxxvn, 5-7, t. YII, p. 421-423 ; m Gènes. I. hom. Ti, 2, t. IV, p. 41, d, et beaucoup d*autres textes : De Lazaro^ VII, i, 1. 1, p. 790, d; in Joann, hom, i, 4, t. VllI, p. 6, h, elc.
2. Contra ludos et theaira hom., § 2, t. YI, p. 275, b, avec ce qui précède et ce qui suit; De Davide et SaUle hom. m, 2, t. lY, p. 770-771,
3. In Matth. hom. Lxvni, 3 et 4, t. YII, p. 673, c-e, et 675-676 ; in Ep. l ad Theu. hom, yi, 4, t. II, p. 465, a-c. Ailleurs, après avoir décrit la courtisane, s'adressant à son auditoire : « Ne vous ai-je point ému par ce tableau 1 Mais, si mes paroles et votre présence en celte église, loin de tout objet séducteur, ne vous gardent point de cette impression, que sera-ce au théâtrel etc. • In Joann. hom. xvm, 4, t. Vill, p. 100, a.
4. In Matth. hom. xxxvn, 6, t. YII, p. 422, d; cf. Cyprian. ad Donat.^ p. 4; Greg. Tlieol. Pœm. hiit. II, viu {ad Seleucum), 90.
5. In Matth. hom. vi, 6, t. YII, p. 113, c, 114, b, et 115, c. Faut-il rappeler Théodora, et ces impuretés que les éditeurs de Thistoire secrète de Procope n'ont point osé reproduire en grec? Sans la curiosité de quelques philologues. Gibbon eût été réduit à recourir aux manuscrits.
352 LIVRE ni. CHAPITRE IX.
permis toul ce que tolère la loi, comment ta femme le recevra-t-elle, toi qui viens de flétrir tout le sexe féminin*? »
Saint Augustin, au milieu des passions indomptées de l'Afrique, de même que saint Jean Chrysostome, dans cette corruption raffinée de la naissante Constantinople, s'élève contre les vanités du cirque et les licences du Ihéâlre, où il voyait avec douleur ces indignes Romains, chassés de Rome vers Carthage par les burbai es, venir se disputer chaque jour pour des histrions'. Comme saint Jean Chrysostome, il eût voulu opposer aux séductions de ces plaisirs les scènes touchantes de nos mystères, les saintes consolations de l'Église et les charmes de la parole de Dieu^. Comme lui encore il offre aux fldèles, en dehors du temple saint, les beautés de la nature, le doux spectacle des misères secourues par Taumône : mais la foule allait où l'entraînait son penchant. « Sont-ce des païens,
1. Hûç cSv 6^tT0Li ai Xoiirbv "h ipvi^ ành r^$ tcioiûtti; iiraveXdQVTft ira^xvcjxi'oc;; icû; Biltta.'.; irû; irpcatoiî, cStw; àripiw; to xotvov rq; ^vxtxita; Yrap%^i.^!AaT!aav:a ^-jasuç.... xai ^oOXov 'Yt'^tvYiixsvov Tvi; rto^eMm pvaixo';; inMaith hom. vï, 8. l. Vil, p. 101, c. Cf. § 7, xHd^, p. 100, h.
2. De civitate Dei, 1, 32, t. VU, p. 44, a; cf. II, 4, 5 et 26, t. Vil, p. 51, c, 52, c, et 86-87. Il parle aussi de Talrocité des combats de bétes (De catech, rudibu$, §!25, t. VI, p. 474, c); et, faisant allusion aux dépenses ruineuses de ces jeux : « Plangunt plerique editoresvcn- « dentés villas suas : quomodo debent plangere spectalores perdentes « animas suas! » (In ps. cxlvii, § 7, t. IV, p. 2558, b,)
3. Les mirHcles de TËvangile, la passion du Sauveur, TAgneau de Dieu triomphant du lion rugissant, les merveilles de la célesle Sion, etc. Aug. Serm. li, 2, t. V, p. 405. a; in Joann, Etang, îracl. vn, 6, t. m, p. 1756, d; in ps cxLvn, § 8, t. IV, p. 2559, a. — Serm. CLix, 2, t. V, p. 1 107, b. 11 attaque dans la Cité de Dieu les fabl s impures de la mythologie représentées au Ihéâlre. (De civ. Dei, VU, 26, t. Vil, p. 296, b.)Cï. Ambrus. Uejcaem. 111, i, § 5, t. I, p. 54, et Cltrys. in Joann. homîL lvhi, 4, et lx, 5, t. Vlll, p. 342, a, et 357, e, 358, a; Hieron. Ep, xl? ad MarcelLim, t. IV, P. ii, p. 553; Euseb. Alex. De die dominica, fiibl. Patr. Ed. Galland., t. VIII, p. 255, d.
sont-ce des juifs? » disait le saint docteur; a hélas! ils s'y trouveraient si peu nombreux, quils s'en iraient de honte, si les chrétiens n'y venaient pas ^ » Et cela était vrai, en Orient comme en Occident*, après comme avant saint Augustin et saint Jean Chrysoslome '. On quittait tout pour le théâtre * ; on y courait jusque parmi les ruines de l'invasion. Salvien encore, le Jérémie de la nouvelle captivité, achèvera l'histoire sur laquelle les yeux de saint Augustin s'étaient fermés : il montre le peuple de Carthage se plongeant tout entier dans les folies du cirque, dans les voluptés du théâtre, quand le cri des barbares retentissait autour de ses murailles '^... c Cela ne se fait plus â Mayence, dit-il ailleurs : elle est détruite et rasée; cela
i. c Alit concurrunt, sed forte ]>agani, forte judad. Imo yero tam « pauci essent in theatris, ut erubescendo discederent, si christiani ad « theatra non accédèrent, b Aug. Serm. Lxxxnn, 17, t. V, p. 684, d; cf. inps. Lsxx. §2, t, iV, p. 1227. b.
3. Chrys. Hom. conlra ludos et theatra, prononce en 399, un jour que le peuple, sorti à peine de prières faites en commun à Toccasion d'un fléau, courait aux spectacles malKré la solennité de Pâques (t. YI, p. 272), Yoyex encore in Joann. homil. lthi, 4, t. YIII, p. 342, a. Le saint évèque se récrie en voyant Thippodrome attirer la foule malgré Fintempérie des saisons, quand Tégiise reste déserte, malgré Fabri qu'elle offre.
3. « Si quando enim evenerit ut eodem die, et festifitas ecclesiastica f et ludi publici agantur. . . quis locus majores chrislianonum virorum « copias habeat?.... Spernitiir Dei lemplum ut curratur ad theatrum; « ecclesia vacuatur, circus impletur. • (Salv. De gub. Dei, VI, 7, p. 129- 130; cf. 3-6, p. 122-127.)
4. Chrys. in Matth, hom. vi, 7, t. YII, p. 99-100; Salv. YI, 4, p. 124. Dans une*famine, à Rome, tandis qu*on en faisait sortir sans délai les professeurs d'arts libéraux établis dans la ville, on y maintenait les mimes et tous ceux qui se firent passer pour tels, et les danseuses au nombre de trois mille. (Arom. Marc. XIY, 6, p. 27.)
5. « Circumsonabant arrois rouros Cirlae atque Carthaginîs popuU « barbarorum ; et Ecclesia Cnrlhaginiensis insaniebat in circis, luxu- « riabal intheatris. » (Salv. YI, 12, p. 138.)