L. 3, G. J., Vf, I, De servis fugitivis
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menaçaient de renouveler les anciennes guerres serviles'. On redoutait les rassemblements d'esclaves dans les troubles de Constantinople'. Mais le péril devenait plus grand aux approches des barbares : ils rappelaient naturellement à la révolte et à la liberté ceux d'entre eux que le sort de la guerre avait voués à l'esclavage, ou qui retrouvaient la race de leurs pères parmi ces nouveaux maîtres du sol romain. Ainsi l'armée des Goths se grossissait de jour en jour par le retour de leurs frères pris et vendus' : au siège de Rome, quarante mille esclaves allèrent rejoindre Alaric * ; vers le même temps, une (roupe de fugitifs et de soldats déserteurs pillait la Thrace sous le nom des Huns*. Un peu plus tard les esclaves de la Gaule se jetèrent presque en masse dans une révolte de Bagaudes*. Pendant le siège de Bazas par les Alains et les Goths, les esclaves prirent les armes pour massacrer les nobles de la villes Le mal était si