Ibid, m, XXIV
3. El PoùXii ^cûXuv ÎXTÔ; O;raox**^> «ùrô; àiroXuÔYiTi ^cuXita; • foç ^'cXei- 6tpo;, A^ àwcXwÔf; i7ri6jp.îa;. (Épict. Fragm, 44.)
4. Disê. I, XIII, 2 ; Mon. xxxni, 7 ; et le comm. de Simplicius, 46, p. 871.
ÉYAIiGILE ET PHILOSOPHIE. 41
servir par des esclaves, ou laisser en servitude ceux qui vivent avec lui*. » Ne lui demandez pas d'exciter la compassion sur les injustes rigueurs de l'esclavage ; il établit des vérités, il soutient des principes : c'est sa manière à lui d'aimer et de servir le genre humain'. Ne lui demandez même pas de porter parmi les hommes ces lumières de régénération et de vie : la philosophie est dans le monde comme le soleil ; aveugles, qui ne la voient point. Ainsi la liberté et Tesclavage du monde sont des chimères ; la vraie manière d'être libre, qu'on soit libre ou esclave selon les hommes, est un art dontËpictète prétend avoir le secret; mais les esclaves ne viennent pas le lui demander, et le philosophe croirait se dégrader en allant le leur o/Trir luimême, comme ces médecins qui, de son temps, à Rome, allaient chercher les malades, au lieu de les attendre'.
Ce dernier trait achève de caractériser la doctrine d'Épictète en regard de celle de l'Evangile. Epictète (il en témoigne lui-même) a connu le christianisme \ et, peutêtre, l'influence des idées chrétiennes s'est-elle manifestée dans ses pensées comme malgré lui. Il s'en sépare, en effet, et l'on voit combien, sous des formes qui semblent analogues, il en diffère au fond. L'Évangile ne nie point la réalité, mais il en montre une autre au delà de la vie