‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 43 sur 201 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DU TRAVAIL LIBRE DANS SES RAPPORTS AYEG l'eSGLAVAGE AU GOlIBfENGRlIENT DU U" SIÈGLE DE l'eMPIRE; DES mPLUENGES POLITIQUES QUI GONTRIBUÈRENT A l'ÉTEMD,RE ET A LE MODIFIER.

De nos jours, Thomme de travail est généralement libre ; dans l'antiquité, il était esclave ; au moyen âge, il fut serf : et le servage apparut* ainsi, parmi les formes prépondérantes du travail, comme une transition de l'esclavage à la liberté. C'est le fait qui domine aux origines des peuples modernes. Il doit donc porter, dans sa constitution, la trace des deux grandes causes qui ont surtout contribué au renouvellement de la société, je veux parler du christianisme et des barbares ; et, en effet, leur action y fut considérable comme nous le verrons par des résultats conformes à ce jugement à priori. Mais le christianisme et les barbares n'ont pas seuls composé la société nouvelle. L'ancienne société en est restée comme le fond, soit par les races, soil parles idées qu^elle fît entrer dans la transformation du monde ; et sa part peut être grande dans une révolution qui tenait, par le travail, aux bases mêmes de rÉtat. Le servage pourrait donc bien ne pas être une siniple combinaison née de la double influence du christianisme et des barbares, mais un fait sorti des entrailles mêmes de l'ancienne société. C'est elle, sans aucun doute.

qui, par ses classes ouvrières, en a fourni les premiers éléments, et il convient de rechercher si, indépendamment de toute cause étrangère, elle n a point particulièrement concouru au développement de cette forme nouvelle, sous laquelle le travail allait se produire et durer si long* temps.

Le travail, disons-nous, se faisait généralement, dans l'antiquité, par l'esclave ; au moyen âge par le serf; il se fait aujourd'hui par Thomme libre, et c'est l'état normal. Le travail libre est de droit naturel chez les hommes, égaux par l'origine ; le travail des esclaves est un fait imposé par Fhomme : c'est l'abus de la force, qui, dans un intérêt tout égoïste, avec ou sans le masque de l'hypocrisie, selon les âges, Ta établi et maintenu. Pour revenir au droit de nalure, que fallait-il donc? Ou que, ce droit étant reconnu et proclamé, 1 Étal réagit puissamment contre les intérêts qui exploitent et protègent Tesclavage ; ou que, même h défaut de cette raison de justice, un intérêt plus fort vint les contenir et les restreindre, sinon les supprimer. Or la jurisprudence romaine, nous Tavons vu, tout en proclamant le droit naturel de l'homme à la liberté, n'en faisait point une loi de l'État, une obligation des familles. Tout en favorisant les manumissions individuelles, elle n'empêchait pas le renouvellement de l'esclavage : la jurisprudence impériale mène à l'affranchissement, non à la liberté. Ce nest point de là que soufflera l'esprit qui doit changer la face du monde. Mais, en attendant des circonstances nouvelles dans la situation de Tempire, des intérêts issus de l'organisation mêmedeTÉtat ne pourrontils point dominer les pouvoirs qui maintenaient l'esclavage, changer les rapports du travail scrvile et du travail libre, et, par une action simultanée sur ces deux modes an-

8R LIVRE III. CHAPITRE lïl.

ciens, diminuer rintervalle qui les sépare, aider au passage de Tun à l'autre, et commencer ainsi l'œuvre de la transformation ? Voilà comment la question se présente, au point où nous avons conduit ces recherches. Quels étaient, dès le IP siècle de notre ère, les rapports du travail servile et du travail libre; et quelles causes ont pu, dès lors, les modifier dans leur extension, les altérer dans leur nature? Nous allons établir dans un tableau général quels étaient ces rapports, et marquer, en quelques trjits rapides, le principe de ces causes dont nous aurons à étudier les effets, pour chaque section du travail, dans les chapitres suivants.

Le travail libre n'avait jamais entièrement disparu, et nulle part, peut-être, excepté à Sparte (encore Sparte avait-elle ses classes inférieures), il ne s'effaça entièrement et d'une manière durable d'un État : car il y a toujours, dans les classes libres, à côté des grands et des riches qui usent ou tirent profit de l'esclavage, des pauvres qui doivent se servir ou mettre leur savoir-faire au service d'autrui. Il n'en fut pas autrement à Rome. Quels que fussent, dans les derniers siècles de la république, les empiétements des grandes fortunes et le déclin de la race plébéienne, la condition libre retint partout une place à côté de l'esclavage, et elle pouvait ainsi, sous une influence plus favorable, regagner ce qu'il lui avait pris, s'étendre môme jusqu'aux fonctions où il l'avait devancée.

L'esclavage, nous l'avons vu, embrassait le service public et le service privé, et, dans cette dernière section, il formait deux familles, la famille urbaine et la famille rustique. Reprenons, pour l'exposition du travail libre, le cadre'où'nous avons renfermé le tableau du travail des

esclaves; et montrons, dans chacune des fonctions qui s'y rapportent, quelle place les classes libres avaient gardée ou prise, quels développements elles pouvaient acquérir.

Les principales fonctions des esclaves publics étaient : {• le service des magistrais et des prêtres ; S** les travaux demandés parles besoins de l'État.

Le service des magistrats et des prêtres compta toujours, dans ses diverses catégories/ des plébéiens du rang inférieur.

Sylla avait pris pour héraut (ca/o/or), dans ses fonctions augurales, son affranchi Ëpicadus, le grammairien* ; des hommes libres nous sont montrés, par les inscriptions de rempire,dans des offices analogues* ; des noms libres figurent sous letilre de « hérauts sacrés des pontifes et des flamines » sur la pierre d'un monument consacré par eux'. Ce ne sont pas seulement les prêtres, en effet, ce sont les ministres inférieurs des cérémonies sacrées qui composent des collèges. Les trompettes et les joueurs de flûte qui faisaient une corporation dans Torganisation rapportée i\ Nu ma, qui avaient une centurie dans la constitution de

1. « Cornélius Epicadus, Cornelii Syllae dictatoris libertus, calator- « que in sacerdotio augurai! . > (Suét., De ill. gramm. iâ.)

^. Q. CABCtLIO FEROCI | KALATODI SACERDOTII TlTIAUUM FLATULIUM STUDIOSO EL0QUE5T1AF. YIXIT AN.MS XT,etC. (OrelH, 3432); A LIBRIS PORTIFICALIBUS

{ibid. 2437 et 2438), etc.

3. KAUTORES POKTIPÎCDM ET FLAMINUM | P. CORNELIUS IALTS8US, etc, elc.

(Orelli, n* 2431.) Si plusieurs peuvent être aflranchis d*origine, aucun du moins n'est lié, par une désignation précise, aux devoirs de cette condition.

Servius Tullius, reparaissent sous cette forme rajeunie^; et à côté d'eux se rangent d'auti*es corps de même nature, décuries de licteurs curiates, de viclimaires» de pullarii ', tous prouvés généralement libres par leurs titres, comme par les noms de ceux qu'on y voit affiliés *.

Il en était de même du service ordinaire des magistrats. Les magistrats avaient à leur disposition des esclaves publics*; mais leurs appariteurs continuèrent d'être libres. Les scribes, les licteurs, les viateurs et les hérauts ou crieurs publics devaient être des citoyens romains. La loi Comelia en témoigne au dernier siècle de la république pour les crieurs publics et les viateurs, qui tenaient le degré inférieur dans celle sorte de miniî?lère : et elle le prouve en même temps quant aux siècles qui ont précédé; car elle ne fait que porter de trois à quatre, par l'adjonction d'un membre, le nombre de ceux qui entraient dans cette sorte de décurie' : or si elle prescrit de le prendre parmi les citoyens, c'est que les autres étaient aussi des citoyens.

1. M. JOLIUS VICTOR EX COLLEGIO LITIC»UH CORNICDIUII (Spon, MtSC. AtU,

p. 69, et Donati, p. 232, n** 6). gorni. an. xziti | STi?{endiorum) xvin |

HAER. ET CULLEGAE P08UBRUNT. (InSCf, Rheui, n* 751.)

2. Voy. diverses inscriptions sous ce titre : Ldctore$ qui tacri» publia ci$ apparent; Lictores $ive curiaUia sacris publicis ; et Liciores popula" res. (C. In$cr, laL t. Vi, 1885-1894.) Vidumanui. (Wilmanns, 1343.)

3. COLLEGIO 11BIC1NUM. (Muratofi, p. 531, 1, et Doni, IX, 23.) tibiciiies RONANi QUI SACRIS PUBLICIS pra28t(o) sunt (à Caracalla). (Gruter, p. 2G9,

2.) COLLEGIO TIBIGINUM ET FIDICINUM QUI S. P. P. 8. (Ofelli, n* 2448.) L. AN- TO.tlUS EPlTHYNCHA!fUS , LICTOR DEC. GURIATIAE QUAB SACRIS PUBLiaS APPARET.

(Orelli, 3217.) sutorius m. l. pamphilus lictor coru((us) sagris pubucu p. R. QoiRiTiUM. (Gruter, p. 632, 1.) m. aurelio caesari ... decdrialbs pullarii. (Orelli, 2436.) colleg. victimarior. qui ipsi (Hadriano) et sacerdotibus ET MvGiST. ET sENATui APPARENT. (Fabretli, YI, xui, p. 450, et Orelli, n* 2453.) •

4. « Stipali servis publiais. » (Yarr. ap. Âulu-Gelle. XIII, 13.)

5. « Cos. quei. nuuc. sunt. iei. ante. k. decembris. primas. « de. eis.quei. | cives, romanei. sunt. viatorem. unum. legunto.

Les licteurs, dès le commencement de la république, appartenaient à l'ordre des plébéiens, et un décret d'Octave (37 avant J. C.) défendit d'en confier les devoirs à des esclaves^ ; et pour les scribes, on en connaît des exemples fameux : témoin ce fils d'affranchi, le célèbre Cn. Flavius, qui fut lui-même édile curule, et se vengea du mépris des nobles en publiant ces formules des pontifes dont il avait, en sa qualité de scribe, pénétré le secret*.

Ces serviteurs libres de Tadministralion se rangeaient, comme on Ta vu, dès la république, en décuries. Élus originairement pour un an, mais, à la longue, perpétués dans leurs offices, ils pouvaient se substituer un remplaçant , ou en d'autres termes se subroger un successeur*; et déjà alors leurs charges se vendaient, comme d'autres analogues se vendent encore de nos jours. Tout citoyen était

c qiiei. in. | ea decuria. viator. appareat. quam. decuriam. yiato- « rum . I ex . noneis . decembribus primeis . quaestoribus . ad . sera- « rium. I apparere. oportet. oportebit. Eidem. cos. ante. k. de- « cembr. | primas, de. eis. quei. cives, romanei. sunt. prsBConem. « unum. I legunto, quei. in. ea. decuria. etc. i (Col. i, l. 7 et suivantes.) La même formule revient plusieurs fois encore. (Lex Camélia de XX quœstor» (an 675 de R., 81 av. J. C). Voyez Haubold. Ant.jurit monum. p. 86, et le texte publié de nouveau par Mommsen, Corp, inscr. laU t. I, p. 408, n" 20*2.)

i. ...|iw ^oOXcv paê^uxeîv. (Dion Cass. XLVIfl, 43, p. 559.) (57 av. J. C.)

2. T. Live, IX, 4G. G*est dans le champ d*un autre scribe que Ton trouva les trop fameux livres de Numa. (Ihid. XL, 29.) ~ Voyez diverses inscriptions sous ces titres : Scrihœ quœêtorii irium decuriarum, (C. Inscr. lat, t. VI, 180-2-1815.) Scrihœ lihrarii decuriœ œdilitiœ curulis {Ibid. 1836-1854.) scriba LiBR(aritM) AED(t7mm) PL(e^M). (Ibid, 1855.)

SCRIB. UBR. TRIBUNICI. (îbid. 1856.)

5. Voyez la loi Coi-nelia de xx quœstoribus, col. n, L 24-28. Les vica^ rii, ou appariteurs subrogés, figurent avec les anciens titulaires {ve^ teres) dans une ancienne inscription de Tibur reproduite par Orelli (n* 5202) : hoc morimentun appakitorum praeconum AEoaiuM veterum

VICARIUM EST ET POSTERISQUB EORUM.

92 LIVRE III. CHAPITRE Uï.

donc en mesure d'y arriver, et, dans le nombre, plusieurs qui n'avaient guère d'autre recommandation que leur argent; mais cela n'ôlait rien à leur importance. Cicéron, en accusant de concussion deux scribes de Yerrôs, cherche à prévenir les tempêtes qu'Hortensius voudrait soulever contre lui, au sein de leur ordre, « le second de l'État* ; » il rappelle les hommes respectables et purs qu'il a comptés parmi ses membres, il le proclame <iun ordre honnête* ; ailleurs il le range après Tordre des chevaliers, dans cette foule d'ingénus de tous rangs prêts à combattre Catilina' ; et, plus tard, il n'aura garde d'oublier leur décret, parmi les manifestations qui le rappelaient de son exil *. Tel est toujours l'état de la société dans les commence-

1. « Qui, nummulis corrogatis de nepotum donis ac de scenicorum « coroUariis , quiim decuriam emerunt, a primo ordine explosorum « in secundum ordinem civitalis evenisse dicunt. . . Mirabimur turpes « aliquos ibi esse, quo cuivis licet pretio pervenire. » (Cic. Il, in Yen. m, 79.) Une inscription, reproduite par Reinesius , contient une liste de citoyens qui ont ainsi adieté une décurie, dans les années 752, 755, 754 et 758 de Rome. Plusieurs sont affranchis d*Âuguste : c. julius UY(ginus).. c. julius diti âug. l. diontsius.. c julius hilaric. c. jdlius agâmemno. . c. JULIUS PARTBENio. (Rcines. X, 3, p. 597.)

2. c Quid eorum scribarum mentionem faciam, quos constat sanc ctissimos homines atque innocentissimos fuisse. . . Ordo et honestus tf quis negat ? Est vero honestus, quod eorum hominum fidei tabuLi? « publicae periculaque magistratuum committuntur. • (Cic. H, in Verr. m, 78-79.)

5. f Quid ergo hic équités romanos commémorera. . . . scribas item « universos... Omnis ingenuorum adest multitudo, etiam tenuissia morum. » [Calil IV, 7.)

4. Cic. Pro domo sua, 28. Cet ordre, le second de TÉtat , comme Ta dit Cicéron, était loin d*avoir dans son estime un rang voisin des chevaliers. Le titre de scribe n*empêchait pas d'arriver aux plus hautes charges ; mais Toratcur en parie avec regret, comme d'exemples qui sont le résultat des révolutions populaires, et qui deviennent la cause de révolutions nouvelles, par les espérances qu'elles font naître chez les ambitieux. (De offic. H, 8.)

luents de Tempire, et les mêmes appariteurs, ou d*autres de même condition, se trouvaient attachés aux nouvelles fonctions administratives créées par le régime nouveau : préposés aux travaux publics, à l'entretien des routes cl des aqueducs, intendants des rives du Tibre ou des distributions de blé^ Les inscriptions mentionnent bien encore des esclaves aux degrés les plus bas, dans le ser- ^ice des distributions ou des jeux, comme dans les soins tout matériels du culte * ; mais aux hommes libres appartiennent exclusivement les fonctions qui, jusque dans leur infériorité,retiennent quelque chose de Tautorité publique, accensi*^ ou appariteurs, depuis le scribe jusqu'au simple crieur^. Un père dont la fille était recherchée par deux tri-

i. Suét. Aug, 37. Voyez le sénatus-consulte reproduit par Frontin, De aquœduci. 100 : « Qui aquis publicis praeessent, quum ejus rei « causa extra urbem essent, lictores binos et servos publicos temos, n architectos singulos, et scribas,(et) librarios, accensos praeconesque < totidem habere, quot habent ii per quos frumentum plebei datur. •

2. Ce sont, avec des noms divers de personnes, !es mêmes fonctions qui ont été signalées au t II, p. 87.

3. L. UCIHIUS SECUHDUS ACCESS (tl<) PATnON(o) SUO UONIO SURAE PRIH.

SEGUHDO TERTIO coRsuLATu EJUS (corrospondant aux années 98, 102 ellU7 de notre ère) Mvm aug. col. tarracon. (Orelli, 3127), et beaucoup d*autrès citées par M. Mommsen (De apparitoribiu magistratuum Romanorum, Rhein. Muieum, nouvelle série, 1848, t. Yl, p. 3). Cf. C. In$cr. laL t. YI, 191)0-1966. Cicéron conseillait de les prendre parmi les affranchis : t Accensus sit eo numéro, quo eum majores noslri esse vo- < luenint: qui hoc non in beneûcii loco, sed in laboris ac muneris, « non temere nisi libertis suis deferebant : quibus illi quidem non • multo secus ac servis imperabant. » (Cic. Ad Q. frairem^ 1, i, p. 534. Ed. Lemaire.)

4. c. MATIUS AMPHIO PATROXCS | PRAECO EX TRIRU8 DECURIs | QUI. CEM. PR.

apparbrb solert. (C. Inicr. lot. t. Y, 1945. Cf. 1947-1955, et pour les Tiateurs, ibid. 1916-1942.) — Nous supprimons toules les autres inscriptions que nous avions recueillies, renvoyant au mémoire cité de M. Mommsen, où Ton en trouvera un plus grand nombre, classées selon Tordre de ces diverses fonctions. Voyez encore le chapitre particulier

9i LIVRE III. CHAPITRE III.

buns, sept avocats, dix poètes, donna la préférence à un crieur public ; et Martial trouve qu'il n'agit point en sot^ ; ce trait est forcé, surtout en ce qui louche les préteurs ; mais le préteur avait des charges, le crieur des profits. Les plus humbles fonctionnaires pouvaient, en effet, arriver à la fortune. L'un d'eux, qui fut accensus des consuls, viateur des édiles plébéiens, scribe des édiles curules, lègue une somme de 50,000 sesterces pour la décoration d'un temple ; et la pierre du frontispice gardait le souvenir de sa munificence et de ses honneurs administratifs*. Us pouvaient aussi arriver aux honneurs. Si parmi les crieurs publics, les viateurs et les licteurs on trouve beaucoup de gens de métiers* , il y en a parmi les scribes qui furent faits chevaliers ou exercèrent des charges d'assez grande importance, comme celles de préposé des routes et de viginlivir, ou des sacerdoces et des commandements militaires*.

consacré au service des magistrats dans Doni VII, i, Reinesius, ch. x, Orelli, ch. m, t. II, p. 50 et suivant ; Mommsen et collaborateurs, C. Inscript, latin* t. I-Vfl; Wiimanns, Exempta imcript. lat. in tuum profcipue academicum, excellent manuel qui offre un choix de textes pris dans le Corpus inscr» latin, de Berlin et dans les recueils antérieurs, i. Dignum quid faluo, Servere, fecit.

(Martial, VI, vn.)

2. T. TETTIENUS FELIX ADGUSTAL1S | SGRIRA LIBRÂR. AE&IL. CURUL. | TIATOR AEDIL* PLEBIS. ACCE?ISDS | CONSUL! II-S LM N. LEGAVtT | AD EX0R5AIfDAM AEDEM P0M0NI8 | EX QUA SUMNA FACTUM EST FASTIGIDM | INAURATUM PODIUM

PAvmEHTA MABM. opDs TECTORiuM. (Cruter, p. 94, n* 11.) — Un Doryphorus, affranchi, qui reçut de Commode Tanneau d'or, avait été licteur curiate des augures,... scribe des édiles : scrib. aedilic. Eitribvyic.

8CRIB. LIER. ABDIL. CURUL. J^raEG. QUABSTORIITS, SACERDOTAL. VIATOR ACGCRDK

lictoK cuRiAT. (Wiimanns, 1302.)

5. VUTOROU(f) CA(es) ET COS. ET PR. APPA(rm7) IDEM VESnARlUS TESTUA-

Rius (tenuiarius), (Doni, VIII, 35.) — tutichïlas me positus qui fcit liARGARrr(a/'ttM) me habuit dec. yiat. gonsularem et golleg. dext (dendropAorontm) ROM. q. q. p. p. ( quinquennal is verpetuus) fuit. (Orelli, 407C.) Voyez Mommsen, mémoire cité, p. 16 et 55)

4. L. AELIUS M. F. M. NEP. QUIR. RECTOS SGRFBA QUAESTORIUS, SGRIBA AEnt-

Les crieurs publics, d'aillcm^, et les licteurs s'appellent aussi un ordre ^ comme Cicéron le disait des scribes pour les flatter ; et les licteurs le proclament flùrement à la face de l'autel qu'ils élèvent à leur Jupiter Stator' !

Ces fonctions continuèrent donc d'éire libres, bien que pour la plupart elles aient cessé d'être l'apanage des ingénus. Yalère-Maxime signalait déjà cette origine dans un viateur des tribuns, nommé Gemellus, pour relever le contraste de sa condition et de son état '. Au temps de Néron, on constatait dans le sf'mat que toutes les cliarges inférieures des cités ou des iemples étaient envahies par des affranchis*, et c'est ce qui résulte des inscriptions de Tempire*. — Mais, si celte origine eût pu rester en elles

LinnS DONATUS EQUO PUBLICO AB DIP. GAESARB TRAJANO HADRURO AU6. etC

(Murât., p. 1096, i.)— l. fabius EERUoG{eneà)EQ\jo publigoscribaaedil. etc. (Cardinali, Diplom., p. 327, et d'autres exemples; Orelli, 2178 et

3252.) — L. RUFIAIIU8 TRIB. LEG. mi FLAVIAB CIR. TIAT. OST. BT CAMPA N AB , 8CR1B. AEDIL. GDRUL. (Doni , VI, 36.) — L. SABIDIO T. F. PAL. HAXIMO SGRIBAE

Q. [quœstorio] sbxpbiii. b» praef. fabrun pumtifici salio curatori fani

HERCUUS TRIBCNO AQUARrif, Q. Q. PATROKO HUAICIPII. (Giom. AvCod, L\XVI,

p. 323, etc. Voy. Mommsen, mémoire cité, p. 29 et 36.) 1. ORDO DECURIAB JULUB PRAEc. cos(tf/artiim). (OfelH, n*4921.)

2. JOTI STATOBI SDO ORDO LICTORCM m DECURIARUll COS. (RelnSSiuS, I,

19, p. 43.) Ce nom, décerné à Jupiter hu Gapitole, au milieu du combat des Romains contre les Sabins, étiit aussi le nom d^une certaine espèce de licteurs : stator praetorios, etc. (Reines. VIII, 4; Orelli, 2780, 3422 et 3524.) C^était hardi à eux de prendre pour leur chef d'ordre ce Jupiter Stator I

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