‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 51 sur 201 · Voyez au chapitre précédent · texte numérisé non relu

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112 LIVRE m. CHAPITRE III.

vont s'accroissant avec la misère de l'empire : bienlôl Bélisaire sera dit avoir douze mille serviteurs M), on peul, sans trop discuter les récits pleins dVxagération de celte époque, les regarder au moins comme des exceptions. Ammien Marcellin, qui témoigne de ces habitudes de luxe parmi les riches de son temps ', habitudes que les Pères de rÉglise reprocheront aux chrétiens eux-mêmes, Ammien donne pourtant encore une étrange idée de ces escortes dont ils s'environnaient dans une sortie fastueuse : en tête» devant le char, tout l'atelier des tisserands^ puis la phalange noircie de la cuisine, ensuite la foule confuse des autres serviteurs grossie des plébéiens oisifs du voisinage (loués sans doute pour cet emploi, puisqu'on leur donne un rang) ; et enfin, comme la réserve et Télite de ce bataillon si bizarrement composé, la hideuse compagnie des eunuques, rangés selon leur âge, avec Tempreinle de leur dégradation dans les traits déformés de leur livide figure'. On n'a plus une si grande idée de ces princes de la fortune, quand on les voit réduits à mettre toute une maison dans la rue, pour se faire un cortège qui soutienne leur nom et leur dignité !

Les sources externes de l'esclavage ont diminué, et le

1. M. Blair (Inquiry into the stoto, etc.), en citant ce passage, suppose qu'il faut comprendre dans le nombre donné les esclaves du camp. G*est sauver, par une ingénieuse interprétation, Tautorité fort douteuse de l'historien.

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