Pline, XXIX, vin
3. Galien, De la méthode de guérir, c. i, t. X, p. 4, éd. Kuhn.
4. 1 Incivile factum prstor provinciae coerceat remque restitui ju- < beat. • (L. 3, D., L, xm. De extraordin, cogniiionibus,) On leur épargnait moins encore les accusations de captation de testament, d'empoisonnement, d'adultère. (Pline, HUt, nat. XXIX, v, 5 et suiv.; MartiaU YI, XXXI ; voyez Friedlaender, Mœurs romaines^ 1. 1, p. 257.)
TRATAIL DE LA YILLE. 219
de place (56). Des femmes, qu*à leurs noms illustres on peut croire affranchies, pratiquaient le même art, ou du moins celui qui réclame plus particulièrement le secours de leur sexe, sous le nom de medicœ^. La médecine, d'ailleurs, comme les lettres, avait ses spécialités. Les monuments épigraphiqucs parlent fréquemment de médecins des yeux' ; une inscription est même consacrée à un affranchi de l'empereur, médecin des oreilles^. Les oculistes vendaient eux-mêmes leurs drogues, les marquant d'un cachet qui en signalaient les vertus curatives et purgatives dans un style assez peu soucieux, d'ailleurs, de la pureté du langage, comme on le voit par un grand nombre de cachets qui sont restés. On trouvait également des hommes libres ou des affranchis dans cette autre industrie, qui prépare à la médecine ses remèdes, et quelquefois prétend même dispenser de sa médiation ; elle annonçait publiquement ses spécifiques pour diverses maladies, comme le faisait, en quatre inscriptions, un certain C. Lucius Alexander^. A renseignement se rattachaient aussi, comme la pharmacie à la médecine, certains arts ou métiers auxiliaires, également pratiqués par les hommes libres : ceux de libraires, d'interprètes, de
1. Gruter, p. 635, 9; 636, i ; Gudi, p. 224, 6 et H ; Orelli, n- 4230 et 4231. . . CLiMiCE (Gruter, p. 635, 10). Une autre, sous la qualification grecque de utromaka, est dite la première de la région (quartier). (Fabretti, III, n* 301, p. 165.) Un plus grand nombre se rencontrent avec le nom d'oBSTKTRiz. (Nurat. p. 939, i ; 964, 5.)
2. Gruter, p. 635, 3; Hurat. p. 945, 2; Orelli, n* 4228 ; C. Inêcr. /a/, t. Il, 1737; t. VI, 6192.
3. D. M. I ABLIUS AMINTAS | AD6. LIB. MEDICU8 | AUKICDLARIUS. (Ibîd.
n* 4227 ; dans les Inscr. Neap. de Mommsen, n* 6836, on lit a]ii?(ias, L'exécution de Tinscription parait fort incorrecte. Ulpien (1. 1, § 3, D., L. xni, De extraord. cognit.) parle même d*un médecin de ce genre parmi les spécialités qu'on peut admettre dans la médecine. 4. Voyez la note 57 à la fin du volume.
copistes. Un docteur-copiste, de la voie sacrée, s'élevait un monument, selon la 'formule des riches, pour lui, pour ses affranchis, ses affranchies et leur postérité^
Les aris consacrés au plaisir, comme ils avaient plus de faveur auprès du public, eurent aussi plus d^atlraitpour la classe libre. Nous avons dit la fortune et la considération des Roscius, des Pylade et des Bathylle; un Pylade, le 3' du nom, affranchi de Marc-Aurèle et de Yérus, obtint les insignes du décurionat dans les plus illustres cités de ritaiie*. Ils eurent, parmi les affranchis et les hommes libres, leurs continuateurs. Deux mimes, qui sont dits les premiers de leur temps, reçurent des honneurs publics à Télésia, àLanuvium et à Préneste; ils joignaient aux titres de leur profession ordinaire, Tun, le titre de prôtre de Diane victorieuse et d'Apollon Palatin', l'autre, celui de parasite d'Apollon, et de chef du synode sacré^. Ces métiers, rejetés autrefois, comme vils, parmi les esclaves, avaient pris, en effet, un caractère religieux'. La Grèce, où
i. CN. rOMPEIUS PHRIXUS | DOGTOR UBRARIDS DE | SACRA YU | F£CIT SIBI ET LIB. I LIBERTABD8QUB | P09TERISQUE EORUM. (Orelli, 11* 4211.) Cf. 4204,
42i0et4154.
2. TBBOCRITO I AU66. UB. | PTLADI | PAlfrOMlMO | HONORATO | SPLEHDIDISSIM» I CIVITATIBUS ITALIiB | ORNAMENTIS | DECDRI0NALIBU80RNA. | 6REX | ROMANDS j
OB MERITA BJU8 TITUL. MEMORUB | POSUIT. Et SUT l'autre face : SOI TEMPO RIS
pRiMos, avec la mention des Troyennei et d7on,piéces imitées d*Euripide dans lesquelles, sans doute, il excellait. (Orelli, 2629.) Cf. C. Inscr. laL t. V, 5889.
3. L. RBBBLLIO L. F. RENATO | PAIITOMIMO SUI TEMP0RI8 | PRDfO SACERDOTI DIA«. VICTR. I ET AP0LLINI8 PALAT. . . (Orelli, H* 2626.)
4. M. ADREUO AOGO. UB. | AGIL10 SBPTEMTRIONI | ...PARASITO APOLLIKIS |
ARCHiERi STNODi Imil TIR. k\i(çtutali). [Ihid, n* 2627.) Sur la fonction religieuse de parasite, voy. Athén. VI., p. 235, b. Cf. Gruter, p. 330, 3. Cette seconde inscription, consacrée par le sénat et le peuple de Lanuvium au même personnage, ajoute à ses titres : alomro faustinab aug. . .
ORIfAMERTIS DBCURIOIIAT. DECRETO 0RDINI8 EIORNATO.
5. Voyez Falconieti, Nolœ ad inscript, athlet, p. 37. Il rappelle, à
Part dramatique était libre par ses origines, avait vu se former de bonne heure des sociétés d'artistes, consacrés à quelque divinité, et surtout à celle qui avait sous son patronage les représentations théâtrales : les artisans de Vosuvre de Bacchus (oficcpi xbv Atovùaov Te^vÎTai)*. Elles duraient encore aux temps romains, et se propageaient, par imitation, non seulement dans les États grecs d*origine, mais jusque dans les royaumes étrangers du voisinage*. De pareilles institut ions ne pouvaient pas manquer de se répandre, sous Tempire, jusque dans les provinces de l'Occident. Elles entrèrent fièrement à Rome avec leur pompe sacrée; et, malgré les mesures de rigueur prises, à certains intervalles, pour réprimer les histrions et les désordres dont ils étaient la cause, toujours chassés, ils finirent par s'implanter en Italie' : une inscription de Bovillum parle de son collège de mimes, avec les noms de (X soixante agrégés » {adlecti). Elle est consacrée à l'un
propos de ces titres religieux , ce passage de Larapride sur Alexandre Sévère (Alex. 28) : «... Alexandrini lacessiverant eum conyitiolis, « Syrum arcliisynagogum eum vocitantes et archierea. •
1. Alhén. V, p. 512, d. TO KOINON TON UEPl TON AIONrSON TEXNHTON TON EN eHBAlX AIOKAH TIMOSTPATOT AIONTZO.
(Bœckh, C. Imct, P. V. cl. m, n* 1600.) Une inscription de Paphos, du temps d*Evergète II, mentionne celui qui était à la tête de la ville et des arlùani de Bacchut et des dieux Êvergèleê. (Ibid. n* 2620.) Voyez encore P. XIV, n«' 3046 et 2067-5073, et une dissertation spéciale de 31. Otto Lûders, Die Dionysischen Kûntiler. (Berlin, 1873.) Ces associations rappellent, par leur nature et par leur caractère, celles des confrères de la passion, que Ton trouve aux origines de notre théâtre.
2. Polybe disait qu'Oropherne introduisit en Cappadoce la licence de rionie et les désordres des artisans de Bacclius, Ttxvirwîjv itttùrivt. (Ap. Alhén. X, p. 440, b.)
3. Ils s'étaient fnit chasser sous Tibère, et même sous Néron (Tac. Annai. IV, 14, etXIU, 25); ils furent chassés encore par Domitien (Suét. Dont. 7), par Trajan (Pline, PanegAG). Adrien les laissa revenir. (Spart. Adr, 18.)
d'eux (coMMUM MiMORUM ADLECTo) , librc d'oiigine, archimimc, parasite ordinaire d'Apollon, tragédien, comédien, le premier de son temps, honoré par tous les corps de l'art thi'^âtral, décurion de la ville ; et, à cette occasion, il fait une distribution au peuple, aux magistrats émérites, aux augustales, à ses collègues de la curie et du théâtre : 25 deniers par tête au théâtre et 5 à la curie ^
Le théâtre, comme on le voit par ce monument, comptait plus d'un collège. Aux artisans de l'œuvre de Bacchus, la Grèce avait joint les artisans de l'œuvre d'Hercule, des athlètes, décorés aussi du nom de « sacré synode'; et Adrien s'était empressé de les accueillir comme les autres : dans une lettre, restée parmi les inscriptions, il leur accorde un lieu particulier pour leurs archives, faveur qu'Antonin le Pieux leur confirma, avec de semblables égards*. Ils ont pour chef un pontife perpétuel, quelque vainqueur des vainqueurs (ton diapandon)^ quelque homme étonnant (icapaB^Eov), dont vingt villes de la Grèce se font gloire d'inscrire le nom parmi leurs citoyens, citoyen de Rome aussi*; l'un d'eux se vante même d'èlre de race consulaire *. A la suite de ces deux grands corps
1. Orelli, no 2625, et >Vilmanns, 2624. Il faut dire que ce sont les mimes qui ont fait les frais du monument. Voy. encore la note 58 à la fm de ce volume.
2. H lEPA SY2TIKH 2YN0A02 TON OEPI TON HPAKAEA AOO KATAATXEnS EN THi BA2IAIAÏ PnMHi KATOÏKOTNTftN. (Falconierî, Noiœad irucr. athleticaê, p. 60.)
3. Les deux lettres portent pour suscription : SïKOAni htstikhi
TON HEPt TON HPAKAEA AeAHTON lEPONEIKfiN STEI^ANEITON
XAIPEïN. (Ibid. p. 2 et 3.)
A. Falcon. ibid, p. 60.
5. Falcon. ibid. p. 78. Il est vrai que son père, mime comme lui, nommé dans Tinscription (Claudius Apollonius de Smyrne), et point du tout dans les tables consulaires, justifie mal cette descendance... C'était peut-être par les femmes.
d*arlistes, placc^s sous le patronage d'Hercule et de Bacchus, venaient tous les manœuvres (operae veteres a sgena) ^, tous les troupeaux (grèges)', relevés par cette association : les derniers figurants des chœurs de danse ou de musique, ceux qui battaient d'une sorte d'escabeau retentissant {scabillum) pour accompagner la flûte, font des collèges' ; et des noms libres se retrouvent partout sur les pierres sépulcrales: pantomime*, archimime homme*, archimime femme, la première de son temps ^, comédien % déclamateur de vers*, lutteur', jongleur ^% danseur, et particulièrement musiciens ^^ et joueuses de cithare ou de flûte *'. Ajoutez un souffleur, qui consacre un monument au génie de son collège ^'. Ce n'est pas que le succès fût assuré à tous. Le Romain, qui d'abord avait prodigué sa faveur