‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 88 sur 201 · Gudi, pauim, p. 208-225; Hurat. p. 938, 8, etc · texte numérisé non relu

Gudi, pauim, p. 208-225; Hurat. p. 938, 8, etc

12. Doni, VIII, 2; Murât. 957, 3, etc. Une danseuse célèbre, du temps de Domilien, porte le titre de décurion (chef de troupe) : amtoniab tby- XELAE DEC (Gori, Col. Liv. Aug. n* 60.)

13. GEiiio GOLLBGio (<tc) scAENiGORUM. (Orelii, n* 4996, et C. Inscr. lat. t. V, 3&23.) 11 ne semble pas avoir eu riiabitude de parler latin par lui-même.

selon la mesure de son plaisir, s*aperçut qu'il avait mieux à faire, c^était de la vendre. Ce peuple avili, ne pouvant plus trafiquer de ses suffrages au forum, le faisait au théâti'e; il vendait ses applaudissements,m6me son silence : il fallait que l'acteur distribuât de Targent à la foule pour ne pas être sifflé M Mais c'était, comme on l'a vu, un moyen nouveau d'arriver aux honneurs. C'est une preuve, au moins, que Ton y trouvait encore quelque fortune. Même aux degrés inférieurs, la scène put offrir aux classes libres des avantages dignes d'envie* : le comique d'une troupe, nommé dans une autre inscription, s*élève un monument, comme le copiste cité plus haut, pour lui et pour toute la postérité de ses affranchis et affranchies'.

Les jeux du cirque comme ceux du théâtre, même les combats de gladiateurs, eurent leurs collèges et leurs libres champions^. Des deux côtés, d'ailleurs, l'exemple

1 . • Unde si ad theatralem ventum fuerit vilitatem, artifices scenarii « per sibilos exploduntur, si quis sibi aère humiliorem non conciliaverit « plebem. » (Amm. Marc. XXVill, 4, § 5S, p. 535.)

2. Marc-Auréle voulut tempérer, sans doute, cet empressement des liommes libres à se faire acteurs, en fixant un maânmum à leurs récompenses (de 5 à 10 aurei, de 125 à 250 francs). (J. Capitol. M. Anton. 11.)

3. D. M. I FLÂB. CRISER06 COCCEIUS DERI | 80R SE BIB. COMPAR. SIBt ET 8U |

libërt. LiBERTABOfQUE | F08TERIS EORUM. (OrelH, n* 4926.) Remarquez Bi6(eiM) pour YiveiM ou vitus, comme dans beaucoup d'inscriptions du IV* siècle Le métier du personnage n*y doit point faire chercher autre chose,

4. coLLEGioM AURiGAToRUM. (Reiues. X, 12), et, pour les titres des employés divers de chacune des quatre factions. Gruter, p. 358, 2, et, en général, p. 337-342. Cf. Murât, p. 622 et 623, passim. Des inscriptions célèbrent les victoires de plusieurs cochers fameux : Vagilalor CarisianesisSartus, affranchi (13-25 de notre ère) (Wilmanns, 2599); un autre, Polynice, affranchi de Marc-Aurèle, vfrnade naissance, ffkT{ione) VERNA. (Ihid, 2602, 2603.) — Dans le collège des gladiateurs de Commode, cité plus haut, les curateurs sont des affranchis, et Ton en

avait été donné par les plus nobles, nous avons vu sous quelle influence ; et il ne put que se répandre davantage avec les progrès de la misère. Euphorion de Chalcis disait qu'à Rome, 5 mines ayant été offertes (au profit des héritiers?) à ceux qui voudraient se laisser couper la tète, grand nombre se présentèrent : on se disputait la préférence ^ Anecdote plus que suspecte : mais ceux qui se vouaient à l'arène faisaient-ils autre chose? Ces contrats qui allaient jusqu'à se vendre à la mort (uri virgis ferroque necari)^ contrats dont il est question dès le commencement de l'empire, se répètent donc et se multiplient. L'art du gladiateur est devenu un métier. On inscrit avec orgueil le nombre de leurs victoires avec le nombre de leurs années, bien prématurément pour plusieurs, sur la pierre de leur tombe *. On compte surtout avec fierté le nombre de leurs congés : c'était dire leurs engagements nouveaux , après des épreuves dont ils étaient sortis sans les craindre ' et qu'ils venaient encore affronter, au grand plaisir de cette multitude, saturée de novices. Aussi en fait-on un titre aux combattants. Une inscription d^un certain Bassaeus lui rapporte l'honneur plus facile d'avoir ramené dans l'arène, par l'appât de l'argent, et mis en présence, cinquante

trouve aussi plusieurs parmi les simples membres ou initiales. (Voyez Orelli, n* 2566 ; Wilmanns, 2G05, et ci-dessus, t. Il, p. 139.)

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