‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 5)Chapitre 95 sur 201 · Dérodien, Vil · texte numérisé non relu

Dérodien, Vil

encore au temps d*EusèbeS qui parait s'être continuée jusqu'à JustinienS fut un bienfait tout exceptionnel et peutêtre tout politique : dans l'intérêt même des approvisionnements de Rome, il n'était pas prudent d'afTamer Alexandrie, au sein de la féconde Egypte. Hors de là, dans cet appauvrissement des cités, ruinées bien moins encore par le caprice d'un tyran que par l'action légale et régulière du use, il n'y avait rien à attendre que de secours tout individuels et de la générosité plus ou moins volontaii*e des plus riches habitants. Un citoyen léguait à une corporation une salle de réunion*, un lieu de sépulture* ou quelque argent pour subvenir à ses charges *. Tel achetait ainsi des honneurs posthumes à sa mémoire " ; tel payait, comme on l'a vu, les honneurs dont il était, bon gré, mal gré, revêtu

i. Il dit qu'on était inscrit sur les tables frumentaires de quatorze à quatre-vingts ans. (Higt. eccles. VH, 21, p. 218, d.)

2. Procope, Hht. arcan. 26, p. 77. Il fit rentrer dans les greniers publics 200000 médimnes de blé, accusant d'usurpation illégale les prétentions du peuple d'Alexandrie; et Justinien Tapprouva. C'était, selon M. Naudet, la quantité distribuée annuellement (1 200 000 modii ou 104 050 hectolitres). Si l'induction est juste, le chiffre n'en parait pas moins énorme.

5. L'un donnait le terrain (Murât, p. 520, 6), un autre de quoi onier la salle (Donat. p. 230, 7), etc.

4. LOCCM SEPDLTUKAE DOMAVIT | C. VALGIOS FDSCUS CON | LEGIO JDMENTAEIO- RUM PORTAE GALLICiE | POSTERISQDE EOROM OMKIDM ET CXORIBUS CONCUBINUiQ'

(Fabretti, X, 276, p. 707 (à Fossombrone).)

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