Horace, Sat. H, vu, m'/în. Cf. Plaute, Asin, U, n
. . . Atque iidem te hinc vexerunt vinclum rus.
2. « A servitute urbana et feriata translatus ad durum opus. 9 (Sén. De ira, UI, 29, § 2. Cf. 1. 35, § 3 (Ulp.), D., XXVm, v, De hœredibm insiituendis'y Colum. I, praef. 10, et Pétrone, 69, p. 342.)
5. Horace, EpisL I, xiv, U. Cf. Colum. toc. laud. 4. Les esclaves n'étaient guère admis aux bains ou aux spectacles, que pour le service de leurs maîtres, et malheur à la fraude ! Servi ne obsideant, liberis ut sit locus, Vel aes pro capite dent. Si id facere non queunt,
et elle avait aussi pour lui des geôles et des ouvrages de peine. Les esclaves employés par un spéculateur à quelque industrie, dans les forges, dans les boulangeries, dans un atelier quelconque, étaient-ils plus heureux que les esclaves rustiques? Ces vignerons, ces laboureurs, qui portaient aux travaux des champs la gène des prisons, avaient au moins Tair libre et le soleil ; mais, pour les autres, la prison ne s'élargissait pas : c'éiaient toutes les ri^eurs du travail dans les murs de YergasttUum. Dans cette enceinte, la surveillance était bien pjus exacte ; et, comme il y avait plus de contagion dans l'exemple, il y eut plus de rigueur dans la répression. L'âne des Métamorphoses n'eut guère à se louer de passer du moulin à la boulangerie. Dans ce réduit affreux quel spectacle s'ofirit à sa vue : a Quels avortons d'hommes t toute la peau sillonnée de traces livides par le fouet, le dos meurtri, ombragé plutôt qu6][recouvert par les Jambeaux de leur casaque I quelques-uns n'avaient qu'une étroite ceinture, mais tous se voyaient à nu à travers leurs haillons : le front marqué, la tête demi-rasée, les pieds étreints d'un anneau de fer ; hideux de pâleur ; les paupières rongées par celte atmosphère de fumée et de vapeur obscure, si bien qu'ils gardaient à peine l'usage des yeux^x> Il manque un trait
Domum abetnt, Titent ancipiti infortunio, Ne et heic Taneotur Tirgis, et loris domi, Si mina' curtssiiit, qoum yeniant heri domom.
(Plaute, Pœnul, proL S3.]
1. Apal. Met, IX, p. 108. Dans Lucien, Tâne, eoToyé au moulin, fait semblant de ne pas saToir tourner ' la meule : il reçoit une grêle de coups : « rappris à mes dépens qu*il ne faut pas qu'un esclave, pour faire son deroir, attende la main du maître, t (Lucien, VAnCf 42.) Cet aTertissement que l*âne donne à resclave, un ancien esclave Ta rétorqué à râne dans une inscription qui nous est restée. Au pied du Palatin, en face du cirque, on trouve gravé au trait, sur un mur antique, la
22t LIVRE II. CHAPITRE VI.
au tableau de ces misères. On avait inventé une machine en forme de roue, que Poliux mentionne fort simplement parmi les instruments de ce métier (TcaixjtxaicYj)* et dont il explique ailleurs l'usage : on la passait au cou de ces esclaves pour les empêcher de porter la main à la bouche et de goûter, dans leur travail, à la farine *... Et la loi de Moïse disait : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui broie le grain dans ton aire*! »
Ce n'était point encore la pire des conditions de Tescla^ vage. Le maître avait tout droit sur son esclave, jusqu'au droit de le livrer, par spéculation, à l'infamie, aux mutilations, à la mort même. Sénèque le père, dans ses Controverses^ met en scène un mendiant accusé d'avoir estropié, de diverses manières, des enfants qu'il avait recueillis, pour étaler en public le spectacle de leurs misères et les faire mendier avec plus de bénéfice. 11 cite un assez grand nombre de rhéteurs et de jurisconsultes, qui s'étaient exercés sur cette matière, avec les arguments qu'ils avaient trouvés, même pour la défense*; et ces arguments, il faut le dire, ne manquaient pas entièrement de vérité, quand,
figure d un âne tournant la meule, et ces mots pour légende : « labora, aselle^quornodo ego laboravi etproderit ^tfrt: Travaille, petit âne, comme j'ai travaillé, et tu t'en trouveras bien. » (Garrucci, Inscriptioru gravées au trait f pi. xxv, 2.) — J*ai dit on trouve: il faut dire on trouvait; car cela, dit-on, vient de disparaître.