Piaule, Capt. lU, v
4. < Quuoi domiuus occiditur, auxiliuin ei familia ferre débet, et « armis, et manu, et clamoribu», et objectu corporis. Quod bi, quum
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lui-même, quand il prête à son personnage tant de grandeur d'âme et de vraie noblesse, ne déroge point à l'opinion qu'on se faisait des esclaves : car ce personnage est un homme libre, tombé jadis en servitude. Or de même que, parmi ces jeunes filles ravies dès l'enfance à leurs familles et élevées par un indigne prostitueur, il y a toujours comme un instinct d'une meilleure origine qui relève, par une sorte de dignité naturelle, la dégradation de l'état où la fortune les a jetées, de même il y a dans cette libre nature, s'ignorant encore, une force de sentiment qui la révèle, à travers les apparences de l'esclavage, aux âmes des spectateurs ; et ils n'ont pas besoin du dénouement pour reconnaître un égal dans celui qui s'écrie devant la mort : « Sacrifier sa vie au devoir, ce n'est point périr*. »
L'esclave dévoué, dans Plaute, ce n'est donc pas Tyndare ; c'est Palestrion dans \e Miles gloriosus ; c'est surtout Stasime dans le Trinummus : Palestrion, qui sert son premier maître avec d'autant plus de zèle qu'il le sert contre son maître nouveau, le Militaire fanfaron*; Stasime, qui, tout en déplorant les prodigalités du sien, en prend sa part, et le détourne encore, autant qu'il le peut, d'un avenir dont il redoute l'issue : car enfin, si le maître est réduit à se faire militaire, lui-même que deviendra-t-il ? un goujat".
c posset,*non tulerit, merilodeea supplicium sumitUTé » (L. 19 (Modesl.), D., XXIX, Y, De S. C. Siliano,)